‹ Histoire du Bas-EmpireChapitre 2 sur 52 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

CONSTANTIN II, CONSTiNCE, CONSTANT ET MÀGNENCE*;

(ÂOf 337>351.)

Érénements après la mort de Constantin. — Partage de Tempire entre ses enfasU. — Guerre aycc les Perses. — Dissensions ecclésiastiqnes. — GonTerneatent des trois empereurs. — Mort de Constantin II. — Nonvelles dissensions ecelétiastiques. — Guerres an dehors et fléaux dans l'empire. — Martyrs dn christf»ni&me en Perse. — OuTcrture du port de SéleUcie. — Session d'un eoncile universel. — Guerre arec les Perses. — Bataille de Singare, près du Tigre. —Làcfcelé et fuite de Sapor. — Lâcheté et fuite de Constance. — Son retour dans sa capitale. — Triomphe d'Aihaaase. — Origine du mot paien, — Conspiration de Magnence contre Constant. — Son usurpation. —Fuite et mort de Constant. — Vétranion est nommé Auguste. — Réyolte et mort de Népotien. — Vengeance de Magnence à Rome. — Siège de Nisibe par Sapor. — Fuite de Sapor. — Gnerrc entre Constantin et Magnence. — Abdication de Vétranion. — Gallus est nommé César. — Décence, frère de Magnence, est nommé César. — Marche de Magnence contre Constantin. — Bataille de la Orave, près de Murse. — Uelieté de Constance. — Défaite, fuite et mort de Magnence. — Mort de Décence.

L'empereur Constantin, moins prudent dans sa politique que Constance Chlore son père, préféra Téclat de sa famille à la tranquillité de l'empire. Il joignit à la faute de partager cet empire entre ses fils , celle de donner des royaumes à ses trois frères, et de poser ainsi les fondements de ce fatal système qui produisit de si longs malheurs par la suite, et devint, dans les monarchies naissantes de l'Europe moderne, la cause de tant de guerres intestines, de haines implacables et d'assassinats.

Diviser l'État entre tant de princes, c'était ôter au peuple romain la seule compensation de la perte de la liberté, le repos ; c'était ajouter aux inconvéaients du pouvoir absolu tous les maux de la discorde et de l'anarchie.

La volonté de Constantin ne fut exécutée qu'en partie. Le sénat, le peuple et les légions ne voulurent reconnaiUc

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