‹ Histoire du Bas-EmpireChapitre 40 sur 52 · MAURICE · texte numérisé non relu

MAURICE

(Ans de J.-C. 582-603.)

Portrait de Minrice. — Son goarernement. — Gaerre tTec la Perao. — RéTolvtioBci Orient. — névolalion en Italie. — Retraite et installation dn pap« Gcégove.— Guerre arec les Lombards. — RéToite contre Haaiice. — Dépntation de Vuwéè.— Caractère de Pbocas, un des dépotés. — Phocas est élu général. —Fuite de la»rice. — Phocas est empereur. -^ Mort de Vanrice et de ses fils.

Maurice, en montant sur le trône, ajouta, par reconnaissance, le nom de Tibère au sien. Ce prince semblait né pour commander : il était courageux avec prudence, savant sans Tanité, grave sans bauteur, juste et clément, laborieux et sobre.

Le temps nous a conservé un traité qu'il avait composé sur l'art militaire. Son économie maintint Tordre dans les finances; mais une vertu portée à Texcès se change en vice: Féconomie de l'empereur devint avarice, ternit sa gloire, et fut la cause de sa perte.

La justice, la sagesse et la clémence signalèrent les premiers actes de son administration ; il délivra ses sujets du poids de quelques impôts.

Son père, nommé Paul, était un homme vertueux, mais sans capacité : il le fit venir à sa cour, le traita avec respect, et ne lui donna aucune part au gouvernement. Alamundar. général ambitieux, avait trahi Maurice à la bataille de Callinique, dans Tespoir de le perdre et de le remplacer. Il attendait avec crainte son arrêt, et reçut sa grâce. Pierre, frère de l'empereur, montrait des talents; la fii-

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veur Tavait élevé au rang de curopalate : Maurice, en te nommant maitre de la milice et duc de Thrace, accorda ces dignités plutôt à son mérite qu'à sa naissance. .

L'empire était en guerre permanente contre la Perse; Mystacon commandait les Romains. Il livra bataille à l'ennemi; son premier choc l'enfonça, mais une trahison lui enleva la victoire. Gurs, officier grec, qui était à la tête de l'aile droite, n'exécuta point les ordres de son général. Les Perses profitèrent de son inaction et gagnèrent la bataille. Phîlippique, envoyé par Maurice pour réparer cet affront, ranima le courage des Romains. Secondé parHéraclins^chçf habile (père de celui qui monta depuis sur le trône d'Orient), il rencontra les Perses près de Solacon, les défit complète* ment, et détruisit la moitié de leur armée.

Cet Héraclius, respecté par l'Église conmie par l'armée, joignait une extrême piété à une grande bravoure. Il portait, dit-on, l'image de Jésus-Christ au bout de sa lance; et, avant de vaincre à Solacon, il répandit des larmes sur le sang qu'on allait verser.

Dans cette bataille, l'infanterie, depuis longtemps négligée, décida la victoire. La cavalerie ne servit qu'à la compléter.

U n'est rien d'aussi varié que le cœur de l'homme : on lui voit souvent lalégèreté de l'air et l'inconstance de lafortune; le même Fhilippique, dont l'intrépide courage venait de foudroyer les Perses, peu de temps après, frappé de terreur à la vue d'un corps nombreux de paysans armés, prend la fuite, et laisse son camp ouvert à l'ennemi, qui le livre au pillage ; mais il ne tarda pas à réparer sa honte : reprenant l'offensive, il dévasta la Perse. Maurice cependant ne lui rendit pas sa confiance; U nomma Prisque pour le remplacer. Ce général justifia le choix de l'empereur par quelques succès : on l'envoya ensuite contre les Avares.

Son successeur Commentiol vainquit les Perses près de Nysibe, et dut une grande partie de ce triomphe au courage de Germain et à l'habileté de son lieutenant Héraclius.

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La Perse était à fat fois attaquée par les Rom^ùns et par les Turcs. Le roi Hormisdas était haï par ses sujets, et méprisé par ses ennemis. Il perdit le trône par la même faute qui avait fait perdre l'Italie à Justin*

Les hommes pardonnent l'oppression plutôt que l'injure. Sophie, en insultant Narsès, avait fondé la puissance des Lombards. Hormisdas, jaloux de Varanne, le plus habile de ses générau, qui venait de remporter d'éclatantes victoires sur les Turcs, prit l'occasion d'un léger échec pour le destituer; il lui écrivit une lettre outrageante, et lui envoya Qiie robe de femme. Yaranne exhale son courroux en menaces ; le roi donne à un officier l'ordre de l'arrêter : le général jette cet officier dans les fers, et le fait écraser à ses yeux sous les pieds d'un éléphant.

L'armée de Varanne se soulève en sa faveur, celle qui conbattait les Romains embrasse sa cause : la révolte s'étend. Le roi, qui s'était rendu odieux par ses cruautés^ reconnaît la faiblesse d'un pouvoir qui n'est fondé que sur la crainte; il ne trouve plus de défenseurs ; les rebelles s'avancent contre la capitale. Un prince du sang royal, Bendoès, gémissait au fond d'un cachot; le peuple rompt ses chaînes; à la tête de la garde, il entre dans le palais. Le tyran, qui n'avait plus d'amis, de sujets ni de soldats, croyait encore régner, parce qu'il était assis sur son trône, entouré de quelques courtisans. Il leur ordonne d'arrêter le rebelle ; tous les flattenrs passent sans honte du côté de Bendoès, qu'ils insultaient la veille ; ils se jettent sur le monarque, le renversent du trône et l'enferment dans ime obscure prison.

Cosroès, fils du roi, veut fuir; Bendoès l'arrête, le rassure et lui donne le sceptre. Cependant Hormisdas, honorant son malheur par quelque audace, convoque dans son cachot les grands de l'empire; étonnés de cet ordre, ils obéissent : le roi leur parle avec éloquence, non pour reprendre son pouvoir, mais pour le transmettre au plus jeune de ses fils, dont il vante les vertus. « Mon sort est terminé, dit-il, le « vôtre seul m'occupe; j'ai donné le jour à un monstre, c'est

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i eelui q^e les rebelles couronnent : s'il règne sur vous, vous « serez tous ses victimes. » Ce discours ébranle une partie des assistants ; sa chaleur entraine les suffrages ; Bendoès Féplique avec feu , réveille les ressentiments, rallume la haine, excite la fureur ; on égorge aux: pieds du monarque le jeune prince qu'il désignait pour lui succéder. Cet horrible spectacle fut le dernier qui frappa la vue de ce père infortuné; les rebelles lui crevèrent les yeux.

Cosroès, justifiant la prédiction d'Hormisdas, commence son règne par un parricide ; ajoutant Thypocrisie à la cruauté, il ordonna d'abord de traiter son père en roi, de le servir en vaisselle d'or, et ensuite il le livra aux bourreaux, qui l'assassinèrent.

Varanne refusa de se soumettre au nouveau roi, et répondit avec mépris à ses lettres : au lieu de lui donner les titres dus à la majesté royale , il se servit de ces mots insolents : ton imbécillité^ ton impudence.

Cosroès marche contre lui, le combat, est vaincu et prend la fuite; abandonné de tous ses soldats, il se sauva sur le territoire romain, et implora l'appui de Maurice.

La justice et l'humanité auraient dû rejeter ses prières, et livrer ce monstre à ses ennemis ; mais la politique se sépare trop souvent de la morale, et sacrifie des intérêts éternels à des calculs de circonstance.

L'empereur donna des troupes à Cosroès, qui repassa l'Euphrate, et reparut dans ses États à la tète des Romains. Bendoès et la plus grande partie des grands vinrent le rejoindre.

Bientôt il se trouva en présence de ses ennemis ; ses forces se montaient à soixante mille hommes, celles de Varanne à quarante. La bataille eut lieu près de Balarath : l'impétueux Varanne enfonça d'abord les troupes du roi de Perse ; mais Narsès, qui commandait les troupes auxiliaires, rétablit le combat, mit les Perses en déroute, et s'empara de leur camp. Varanne disparut; depuis sa défaite, on n'entendit plus parler de lui.

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Narsès rétablit Cosroès sur son trône, et lui conseilla, en le quittant, de ne jamais oublier qu'il devait aux Romains la vie et Tempire. ^

Cosroès promit d'embrasser la religion chrétienne, mais il ne voulut ou n'osa pas quitter celle des mages ; cependant, au mépris de leurs lois, il épousa une Romaine nommée Sira. Ces révolutions dans T Orient ûrent jouir l'empire grec d'un long repos, et les Romains, tant de fois vaincus par les Perses, regagnant alors tout le terrain qu'ils avaient perdu, rentrèrent dans leurs anciennes limites, et devinrent Içs arbitres, les protecteurs et presque les maîtres de ce trône ennemi, qui depuis si longtemps était l'objet de leur jalousie et de leur effroi.

A peu près à la même époque, une autre révolution éclata en Italie ; les Lombards, fatigués de l'anarchie républicaine, élurent Gleph II pour roi ; revêtu du pouvoir suprême, il laissa aux ducs leurs gouvernements et une grande autorité sur leurs vassaux. Il faut chercher dans ses lois l'origine de cette jurisprudence féodale si chère aux grands, si redoutable aux princes, si oppressive pour les peuples, qui prolongea la tyrannie en l'organisant, et régularisa pour ainsi dire le chaos. Tout l'Occident adopta cette législation barbare, dont quinze siècles après on garde encore de douloureux souvenirs.

Âutaris, successeur de Gleph, pendant un règne de six ans maintint assez fermement la justice, rétablit la sûreté publique, et adoucit la férocité des Lombards ; mais il ne combattit point les progrès de l'ignorance, qui continuait à répandre sur l'Europe un voile de ténèbres.

L'empire d'Orient était plus riche que guerrier. Au défaut d'armes, Maurice, pour défendre ce qui lui restait de possessions en Italie, acheta raliiance des Français; cinquante mille pièces d'or envoyées par lui à Childebert déterminèrent ce prince à franchir les Alpes. Autaris lui en donna trente mille pour les repasser, et battit ensuite les troupes de l'exarque de Ravenne.

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En 590, le pape Pelage étant mort, la fortune qui voulait ^e Kome, après avoir été la capitale du peuple-roi, devint cdfe du monde chrétien, plaça sur le siège pontifical un ^and homme, Grégoire. Ce pape, qui devait illustrer la chaire de saint Pierre, luttant d'abord contre sa destinée, voulut se dérober h son élévation, résista au clergé, s'opposa aux vœux du peuple, coi|jura Maurice de ne pas confirmer sa nomination, et chercha au fond des cavernes un asile contre les grandeurs qui le poursuivaient.

Plus il montrait d'éloignementpour le pouvoir, plus il en parut digne : l'empereur, les grands, le clergé, le peuple persistèrent dans leur choix; on découvrit la retraite de Grégoire, on le ramena malgré lui à Bome, on triompha de sa résistance, et il fut installé sur le siège du prince des apôtres.

L'activité, la prévoyance, la fermeté, caraetérisèrent son administration. Il maintint la foi, réchauffa le zèle, secourut les pauvres, garantit le peuple de la disette, et inspira un grand respect aux Barbares ; mais il combattit les schismatiques avec une ardeur si excessive, que Fempereùr omt nécessaire de Texhorter à calmer son zèle.

Be son côté, le pa|^ reprochait à Maurice de ne pas réprimer avec assez de sévérité les concussions des exarques dltalie et d'Afrique.

On trouvait généralement alors que Maurice montrait la douceur d'un pape, et Grégoire la fierté d'un empereur.

Les Français^ réuips de nouveau aux Bomains, attaquèrent avecrsuccès les Lombards. Bhége, Parme, Plaisance et le duc de Frioul se soumirent passagèrement à l'empereur. Mais la politique des successeurs de Clovis, loin de vouloir établir l'ordre en-Italie, n'avait pour but que d'y prolonger la guerre, d'y fomenter la discorde, et d'en profiter.

Par la médiation de Gontran, Ghildebert conclut Jfccrètement la paix avec Autaris. Sa défection fit perdre aux Bomains leuiis avantages (an 590).

Le roi des Lombards mourut; Agidulphe lui succéda, et

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oontinua la guerre avec «uecèg. En vain Grégoire eonteiliait à Texarqne CaHinique de faire une paix solide avec nn ennemi puissant qu'il ne pouvait vaincre ; sa sagesse n'obtint ga'une courte trêve. Bientôt on reprit les armes. Fadeue fat ruinée par les Lombards ; ses habitants augmentèrent la population de Venise. Cette république, forte par sa position, augmentait sa puissance par l'habileté de sa politique; les malheurs de ses voisins grossissaient journellement ses forces, et les débris de Rome venaient sans cesse élever et affermir ce noble édifice.

Hors de l'Orient ce n'était plus un empire, c'étaient des ruines que les empereurs défendaient. Les Komains possédaient encore une partie des côtes méridionales de l'Espagne; ils s'y maintinrent en profitant des divisions des Goths.

Hermenigilde fut défendu par eux contre son père ; mais Us le livrèrent ensuite à ses ennemis pour trente mille pièces d'or. Les Romains d'alors, bien différents de leurs pères, se laissaient repousser par le fer et corrompre par l'argent.

Ingonde, femme du prince trahi, et sœur de Childebcrt, mourut en se rendant à Constantinople avec son fils Atanagilde pour y chercher un asije.

Le roi des Lombards, ne se bornant pas à ses victoires contre l'exarque, s'allia avec les Avares, dans le dessein de ravager l'Istrie. Maurice déclare alors qu'il va se mettre à la tète de son arflaée pour le combattre ; mais, soit que la fortune eût énervé son esprit, soit que l'âge eût épuisé sa force, on ne retrouva plus en lui cette fermeté de caractère qui avait autrefois rétabli la discipline dans l'armée, ni ce courage qui, dans sa jeunesse, l'avait conduit à la victoire et au trône.

Faible et superstitieux, au moment de son départ, il passe les nuits à l'église Sainte-Sophie, dans l'espoir d'obtenir une révélation ; il part rempli de crainte, il se décourage h la vue de quelques pronostics fâcheux ; une éclipse le trouble, une foule de mendiants l'arrêtent, une tempête l'effraie; il

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perd le temps à écouter les fables de trois yoyageuf» d'une taille gigantesque , qui portaient des harpes d'or , et venaient, disaient-ils, d'une contrée du Nord , où la musique était i^ seule étude et la seule occupation des habitants.

Quelques lâches sénateurs l'invitent à revenir dans la capitale; il cède à leurs instances. Conservant son orgueil au moment où il montrait tant de faiblesse, il refuse la proposition de Gontran, qui lui offrait des troupes et lui demandait un tribut. Pierre, frère de l'empereur, les généraux Prisque et Commentiol dirigent les armées ; ils sont d'abord vainqueurs sur les rives du Danube, et se laissent ensuite surprendre et vaincre.

Maurice, par son indulgence pour les chefs, par sa rigueur pour les soldats, s'attire la haine de l'armée ; la famine se joint aux malheurs de la guerre, et porte le peuple à la sédition. L'empereur croit apaiser le ciel en offrant à l'Église pne couronne d'or qu'il avait reçue des impératrices Sophie et Constantine. Cet usage religieux de l'or, qui eût été niieux employé à acheter des grains, irrite les princesseê'et mécontente le peuple.

Aux fêtes de Noël, la multitude se révolte, insulte Maurice dans le temple, et le poursuit à coups de pierres.

Cependant la guerre continuait avec des succès balancés; Prisque, dans cinq combats glorieux, avait détruit un grand nombre d'ennemis. L'avarice de l'empereur lui devint j^us funeste que la valeur des Barbares.

Les soldats demandaient une augmentation de solde, Temperenr la refuse; l'armée, commandée par Pierre, se soulève, brave les ordres de son général, marche sur Constantinople, et envoie à l'empereur une députation changée de ses demandes ou plutôt de ses menaces.

Le plus audacieux de ces députés était un des derniers ofQciers de l'armée, né dans un rang obscur en Cappadoce, autrefois écuyer de Prisque, alors centurion : sa force, sa brutalité, sa passion pour la débauche, lui attiraient l'affectiûn des ^Idats ; on le nommait Phocas.

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Un d^via avait dit à Maurice qu'il devait se défier da glaive de rhomme di)nt le nom commençait par les lettres PH. Le prince crédule, troublé par cette prédiction, crut d'abord qn'elle pouvait regarder Philippique. Ce générai, appelé par lui, dissipa ses soupçons, et lui dit que si l'oracle du devin était digne de quelque foi, il devait plutôt se mettre en garde contre Phocas. « Prince, ajouta-t-il, vous « devez le connaître ; il vous a autrefois insulté au milieu « du sénat; c'est un soldat séditieux; il est tout ensemble f insolent et lâche.

« — Ah ! répondît Maurice, s'il est lâche il doit être san- « guinaire. »

Cependant les progrès de la révolte s'étendaient chaque jour. Les soldats élurent Phocas pour leur général. L'empereur, haranguant le peuple dans le cirque, parla de cette sédition avec mépris. La faction bleue l'applaudit, la verte se tut ; la» rebelles s'approchèrent et offrirent la couronne à Germain, beau-père de Théodose, fils aîné de l'empereur. Maurice ordonna sa mort , mais Théodose favorisa sa fuite.

Cependant la révolte éclate dans toute la ville ; la garde refuse de marcher. Maurice, déguisé, se sauve avec sa femme et ses enfants ; il envoie son ûls aîné à Cosroès, en lui demandant de lui rendre le même service qu'il a reçu de lui autrefois.

Germain ne resta pas longtemps dans l'erreur où f avalent jeté les propositions trompeuses des rebelles ; apprenant qpie la faction verte s'opposait à son élévation, il suivit lâchement le char de «la fortune, et se rendit au camp de Phocas.

Celui-ci convoque le peuple et le sénat, et feint encore d'offrir la couronne à Germain, qui la lui rend; le rebelle est proclamé empereur par la multitude et couronné par le patriarche. Il entre dans la capitale, la traverse sur un char attelé de quatre chevaux blancs, se rend au cirque, Jette au peuple une grande quantité d'or et d'argent, fidt

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