‹ Histoire du Bas-EmpireChapitre 47 sur 52 · livre à la*foi d'un de ses aneifins courtisans nonuné Hunulphe · texte numérisé non relu

livre à la*foi d'un de ses aneifins courtisans nonuné Hunulphe

Celui-ci le déguise en esclave , charge son dos de matelas, lui ordonne de marcher devant lui, le gronde, le menace, le frappe, et, au moyen d'une corde, lui fait franchir les murs 4e la ville. Au pied des remparts, il trouve un cheval vigoar^ux, se dérobe à son ennemi, et court en France chercha ixn asile près âe Cioltaire III.

Cependant la nuit s'avance, le festin cesse, les convives se livrent au sommeil, le silence règne dans le palais ; les gardes de Grimoald arrivent; ils ne trouvent deboiït ou'on domestique qui les retarde encore, en les conjurant de ne pas troubler le sommeil de son maître : ils entrent enfin, et, furieux de voir que leur victime leur est échappée, ils tou* laien| immoler ce domestique courageux; mais Grimoald arrêta leurs coups, et récompensa même la ûdéUté de ce serviteur ainsi que celle d'Hunulphe, qu'il contraignit d'accepter une grande charge dans m cour.

Quelque temps après, .s' entretenant avec ce nouveau &« vori : « N'êtes- vous pas, lui dit-il, plus heureux près de moi « que vous ne le seriez à la suite d'un misérable fugitif? — « Prince, répliqua Hunulphe, je vous remercie de vos bien- « jEtits; mais, pour y répandre avec franchise, sachez que « j'aimerais mieux partager les malheurs de Pertharit que -« votre fortune, » Grimoald, touché d'un sentiment qui le rendait jaloux du prince détrôné, renvoya à Pertharit cet ami fidèle, et lui permit d'emporter toutes ses richesses.

Bientôt une armée française entra en Italie, dans le dessi|n de rétablir Pertharit sur son trône. Grimoald y qui dut presque tous ses suecès à ses ruses, fdgnit d'être frappé de terreu», et prit la fuite en "abandonnant son camp, qu'il laissa rempli de vins et de provisions. Les Francs s'en emparent, . se Hvrent à la débauche et se plongent dans l'ivresse : tout à coup Grimoald parait, fond sur eux, et çn fait un si grand carnage, ^'il n'en revint en France que quelques débris*

Pendant ce temps, f en^rtfir Genstaiit, )>0UiTelé pmr se»

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