‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 103 sur 171 · G : aux preuves · texte numérisé non relu

G : aux preuves

et l'honneur de ladite comtesse et de son fils, ledit seigneur Guespe lui doit faire hommage de ioo sols viennois annuels qu'il a pris de ladite dame en fief, et, tant qu'il vivra, il sera homme de ladite dame, et, après son décès, il le deviendra de son fils. A la pareille, ladite dame et son fils quittèrent et réunirent audit seigneur de Varras et à son fils toute la haine, rancœur, injures et torts qu'eux et les leurs avaient fait jusqu'au jour présent dudit accord, en sorte que tout dommage fut compensé de part et d'autre. En après fut ordonné, du consentement des parties, qu'on choisirait huit prudhommes, quatre de chaque côté, qui jureraient, es mains du seigneur Guigues de Villars et du châtelain de Bourg, de bien et fidèlement limiter et faire la séparation du mas de Rosines, et, au cas que si ces huit prudhommes disent que ledit mas appartient à ladite dame comtesse, il lui demeurerait, sinon il serait restitué et rendu audit seigneur de Varras, et aussi le mas appelé Bosanice demeurerait en paix au même seigneur, et pour ce qui est du péage que ledit seigneur de Varras prétendait, il s'en tiendrait à ce que le seigneur Guigues de Villars et le châtelain de Bourg en ordonneraient, en sorte qu'il serait terminé par arbitrage; d'autre part, le seigneur, comte de Savoie, remit et quitta cà ladite dame comtesse et à son fils tous les torts et griefs qu'il avait commis dans son fief, et pareillement ladite dame et son fils quittèrent entièrement tout ce que le chacipol de Châtillon et ses gens avaient fait aux gens du seigneur de Beaujeu, ce qui fut juré de part et d'autre sur les saints Évangiles, et signé et scellé des seings et sceaux des deux parties, auxquels Jacques Just, juge en toutes les terres du Viennois et de Bourg, pour le comté de Savoie apposa le sceau de la cour dudit seigneur comte, à la prière des deux parties, pour marque d'une longue durée et à ce qu'aucune desdites parties ne présumât de venir au contraire.

L'an 1282, au mois de novembre, il y eut une transaction l passée entre Louis de Beaujeu, d'une part, et l'abbé et couvent de Cluny, d'autre, sur les différends qui étaient entre eux, à cause des droits de subvention, guet et garde que le seigneur de Beaujeu prétendait lui être dus par les hommes dudit seigneur abbé dans les doyennés et prieurés dudit Cluny, entre les rivières de Saône et de Loire, pour

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