‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 108 sur 171 · G : Guichenon, Hist. de Savoie, fol · texte numérisé non relu

G : Guichenon, Hist. de Savoie, fol

au monde, avec sa mère, le 23 février 1303, et furent enterrés tous deux à Belleville.

La seconde femme de Guichard fut Marie de Châtillon, fille de Gaucher de Châtillon, comte de Porcéan, connétable de France, et d'Ysabeau de Dreux, sa première femme ; il en eut un fils et deux filles, qui suivent :

i° Edouard Ier, seigneur de Beaujeu, qui lui succéda.

20 Marguerite de Beaujeu, mal appelée Marie, parParadin et Severt, puisque le testament de son père l'appelle Marguerite et la dit être femme du seigneur de Montmorency l, à laquelle il lègue pour tous droits 50 livres tournois, de quoi il veut qu'elle se contente avec ce qu'elle a eu en mariage. Ce seigneur de Montmorency s'appelait Charles, seigneur de Montmorency, d'Ecouen, de Damville, Argenton, Berneval, Feullarde 2, Vitry-en-Brie , Chaumont-en-Vexin , Blazon, Chimelier, etc., chevalier, conseiller et chambellan ordinaire des rois Philippe de Valois et Jean son fils, lieutenant général pour leurs majestés, sur les frontières de Flandres et de la mer, et en toute la Picardie, grand panetier et maréchal de France. Duchesne, au lieu ci-coté à la marge, dit que cette dame attachait aux plus puissantes 3 et relevées familles 4 du royaume, car, du côté de Guichard, son père, elle était alliée des ducs de Bretagne, des comtes de Dreux, de Savoie, de Forez, de Valentinois, de Ventadour, de Saint-Pol, de Boulogne et d'Auvergne, et, à cause de Marie de Châtillon, sa mère, elle avait aussi pour parents les mêmes ducs de Bretagne, comtes de Dreux, de Saint-Pol, les ducs de Bourbon, d'Athènes, les comtes de Flandres, de Nevers, d'Auxerre, d'Eu, de Blois, de Porcéan et autres, tant princes de la maison royale que seigneurs très illustres. Les conventions de ce mariage furent faites du consentement et volonté du roi Philippe de •Valois, qui, en faveur d'icelui, donna 2.000 livres parisis à Marguerite de Beaujeu, par lettres du premier jour de juin l'an 1330. Elle mourut sans enfants, la veille des Rois de l'an 1336, et fut enterrée s à Notre-Dame du Val, ordre de Citeaux, devant le grand autel, sous une tombe plate qui s'y voit encore.

1. G : Hist. de Montmorency, 1. III, ch. VII, fol. 198. — 2. L : Feuillarde; T : Feuillade; J : Feurlade. — 3. T : maisons de France, car du côté. — 4. L: de France. — 5. L, T, J : en l'abbaye de N.-D.

3° Aliénor l de Beaujeu, religieuse au monastère de Polleteins, en Bresse, à laquelle son père laisse, sa vie durant, un habit garni et accompli, selon la décence de la personne de son état et de sa religion, payable tous les ans, par son héritier, au jour de Saint-Michel, outre la donation qu'il lui avait faite d'une pension viagère sa vie durant, lors de son entrée en religion. Il y a bien de l'apparence que ladite Aliénor précédait sa sœur Marie en naissance, puisque le testament de son père la nomme devant sa sœur Marie; leur mère mourut le vendredi-saint de l'an 1317 et fut enterrée à Belleville.

La troisième femme de notre Guichard fut Jeanne de Châteauvilain, fille de Jean de Châteauvilain, seigneur de Luzy, qui lui engendra, selon Duchesne, quatre fils et une fille, outre lesquels Severt admet deux autres fils, Eustache de Beaujeu, maréchal de France, et Jacques de Beaujeu, qui ne sont point nommés dans le testament de leur père, auquel je m'attacherai sans m'écarter ailleurs et mettrai pour premier :

i° Guichard de Beaujeu, seigneur de Perreux, auquel le père donne, par son testament, les châteaux de Perreux et de Luzy, pour tous droits qui lui pouvaient appartenir. Il en sera fait plus ample mention après la postérité d'Edouard son frère.

Il y a, au coffre 1, sac C, n° xi, une reconnaissance de Jacques de Vienne, sire de Lombes et de Bellevenière, par laquelle il déclare que, du commandement de M. le duc de Bourgogne, comte d'Artois, palatin et seigneur de Salins, il avait pris en garde le châtel de Vadans jusque au jour de Pâques, sur les conditions contenues es lettres dudit seigneur duc, lequel châtel il promettait et jurait de bonne foi rendre ' à M. Guichard de Beaujeu, en foi de quoi il disait avoir scellé la présente de son sceau, le 18 décembre 1356.

2° Guillaume de Beaujeu, seigneur d'Amplepuis, dont la branche sera aussi déduite à la fin de ce discours.

Il y a au trésor de Villefranche un contrat de partage fait, en juillet 1345, entre Guillaume, Robert et Louis de Beaujeu, par l'avis de leur mère Jeanne de Châteauvilain, par lequel partage le château d'Amplepuis advint à la part dudit Guillaume, pour en jouir sa vie durant seulement, d'autant qu'il était destiné à être d'église.

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