‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 11 sur 171 · L, T, B, V : parut. — 2. L, T, B : comtes · texte numérisé non relu

L, T, B, V : parut. — 2. L, T, B : comtes

qu'il y a quarante-sept ans qu'il fut rendu religieux en l'abbaye de Cluny, voisine assez prochaine de quatre à cinq lieues des baronnies et seigneuries de Beaujeu, Villars et Bâgé mentionnées au premier article, depuis continuellement icelles terres et baronnies a vues, sues et fréquentées, et celle dudit Beaujeu s'étend, tant deçà que delà la rivière de Saône, lesquelles trois baronnies sont attouchant l'une de l'autre et prochaines et attouchant de ladite rivière de Saône.

Sur le second article, dit que de tout le temps desadite mémoire, il qui parle, et depuis le temps qu'il fut audit monastère de Cluny, il a ouï dire, su notoirement et tenu pour vrai, entre plusieurs anciens de lui et autres ayant connaissance desdites baronnies de Beaujeu et de Bàgé, que lesdites baronnies sont pareilles, usant en tout ressort et souveraineté également et en toute parité, et tellement que l'une desdites baronnies n'a rien sur l'autre endroit de ressort et souveraineté ni autrement, et dit plus, qu'il y a environ dix-huit ans que lui qui parle, obtint ledit prieuré de Saint-Martin-de-Chalamont, vint de Savoie en ieelui étant exposé au mandement et châtellenie dudit Chalamont, qui est de ladite baronnie de Beaujeu, outre ladite rivière de Saône appartenant à M. de Bourbon, auquel et en la ville dudit Chalamont depuis a fait sa demeure et résidence continuelle, puis lequel temps et ieelui durant, il qui parle a vu, su et tenu notoirement ces choses et ainsi user entre les officiers et sujets desdites seigneuries de Beaujeu et de Bàgé attouchantes et voisines, sans qu'il ait été su ne vu faire ne user au contraire comme il dit.

III. — Le droit de marque et de représailles entre les sujets de l'une et l'autre baronnie est bien un témoignage de souveraineté et d'indépendance, ce qui appert des assemblées tenues entre les députés des ducs de Bourbon et de Savoie, premièrement à Villars, les 1 6, 17 et 1 8 novembre 1446, où furent députés, de la part du duc de Savoie, noble et puissant Jacques de la Baume, seigneur de l'Abergement et de Marbost, lieutenant et bailli de Bresse, et, avec lui, Me Mermet Harnaud, chevalier et docteur es lois, juge de Savoie, Me Aimé Cemourd ', docteur en droit canon et civil, et Pierre Martin, procureur général de Bresse; et, pour M. de Bourbon, noble Edouard Rousset, seigneur de Cha-

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