‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 113 sur 171 · G : id.,c CXLV. — 2. L, T · texte numérisé non relu

G : id.,c CXLV. — 2. L, T

chapitre de Beau jeu, pour lesdits 100 sous; de plus, il veut qu'il soit établi six prêtres religieux de Saint-Augustin dans la chapelle de Notre-Dame de Montmerle. Ce testament et celui de Guichard, son père, étaient insérés dans un livre couvert de peau tanée, fort usé, en la chambre du trésor de Villefranche, l'an 1540, d'où il fut tiré, le 27 mai, par ordonnance de M. Jean Gaspard, lieutenant général, et messire Rodolphe Strossi, vicaire général de l'abbaye de Belleville , par Gaudet, notaire royal, commis du clerc de la chambre et garde du trésor.

VII. — Il épousa, le 6 novembre de l'an 1338, Marie de Thil, dame de Bourboille, de La Roche de Noulay, de Montagny et de Carisy, en Lyonnais, qu'elle lui apporta en dot; elle était fille de Jean, seigneur du. Thil, en Auxois, de Marigny, en Champagne, et d'Agnès de Frolois ; elle lui procréa un fils et une fille :

i° Antoine, seigneur de Beau) eu et de Dombes.

2° Marguerite de Beaujeu, née au château de Montmerle, le 20e jour d'octobre 1346, et mariée avec Jacques de Savoie, prince d'Achaie et de la Morée, comte de Piémont et seigneur d'Yvrée * ; elle lui porta en dot les seigneuries de Berzé, Cenves et Juliénas; ce mariage se fit au palais épiscopal de Belley, le 16 juillet 1362 ; sa dot fut de 15.000 florins d'or, de la restitution de laquelle ce prince donna pour caution Amé, comte de Savoie. Un auteur a écrit que, depuis sa viduité jusqu'à son décès, elle porta l'habit du tiers ordre de Saint-François et passa le reste de sa vie dans une grande dévotion ; elle laissa deux enfants de son mari : Amé et Louis de Savoie; elle testa le 21 octobre

Severt donne à notre Edouard un second fils, Amé, précenteur dans l'église de Lyon, qui vendit la maison de Beaujeu, qui était dans le cloître, à Jean de Talaru, cardinal, l'an 1376.

Marie du Thil demeura tutrice de ses enfants et prit tant de soin et ménagea si bien leur hoirie qu'elle acquit pour elle et pour les siens le château de Berzé, en Maçonnais ; elle dit adieu au monde, au château de Pouilly, le 4 mars, l'an 1359.

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