G : Guichenon, fol
Il y a une transaction passée, le 29 janvier 1345, entre Edouard, baron de Beaujeu, et dame Marie du Thil, son épouse, d'une part , et Jean, sire du Thil, père de ladite dame, d'autre, touchant la succession de feue dame Agnès de Frelois, mère de ladite dame Marie *, par laquelle transaction ledit seigneur du Thil leur remit plusieurs terres assises en Bourgogne ; contrat de mariage dudit seigneur de Beaujeu et de ladite dame Marie du Thil, transaction passée, le 29 juillet 2 1355, entre dame Marie du Thil, veuve d'Edouard de Beaujeu , comme tutrice d'Antoine de Beaujeu, leur fils, d'une part, et Pierre de Verneuille, écuyer, d'autre, auquel elle transporta le revenu de deux années de la terre et seigneurie de Berzé, pour demeurer quitte de quelque somme d'argent que ledit feu seigneur Edouard lui devait.
L'an 1349, au mois de mars, le roi Philippe VI lui fit don de la ville et châtellenie de Châteauneuf, en Maçonnais, en considération de la perte des places que feu son père avait faite étant prisonnier à la bataille de Varey, ce qui fait croire qu'il n'était pas encore satisfait du comte de Savoie, et partant faux ce que dit Guichenon ci-dessus, touchant l'hommage des seigneuries de Thoissey, Lent, etc. L'acte de donation est aux preuves.
Guichenon, dans son Histoire de Savoie 3, parle d'un bâtard de Beaujeu ; il ne dit pas de qui il était, mais qu'il eut d'Aimon, comte de Savoie, la châtellenie de Villeneuve et de l'Isle-de-Ciers, par son testament du n de juin 1343. La Chronique de Belleville dit qu'un bâtard de Beaujeu fut marié à La Douze, les seigneurs duquel lieu s'appelaient du Thil; laquelle maison vendit la seigneurie d'Avenas.
VIII. — Avant de conclure ce chapitre, il sera bon de remarquer en quelle vénération était sous ce prince le vénérable chapitre de Beaujeu qui était composé, en ce temps-là, tout de gentilshommes, comme il appert d'un acte capitulaire inséré dans la chronique de Severt, en Jean, IIIe du nom, 53e évêque de Mâcon, portant que les officiers de la cour de Mâcon, étant venus à Beaujeu sommer le chapitre de procéder à la nomination d'un doyen, après la mort de Pierre de Thélis, qui avait été doyen et juge ordinaire de Beaujolais tout ensemble, le lundi
1. G: n» xii, sac C du pr coffre. — 2. L, T : janvier. - 3. G : fol. 394.
après la fête de Sainte-Marguerite, l'an 1332, s'assemblèrent en chapitre les sieurs Guichard d'Allant, chantre, Pierre de Monceaux, sacristain, Lancelot de Proprières, Guy de Franchelins, Jean du Duc, Louis de Proprières, Pierre de Bruyère, Geoffroy d'Oubletens, Pierre de Marzé, Jean de Caurnont et Jean de Marcigny, tous chanoines, et qui furent trouvés habitants du château, et plusieurs autres commensaux qui demeuraient avec eux dans les maisons desdits chanoines, et, à la même heure, ils firent élection de Jean du Duc (cette famille est aujourd'hui une des plus nobles et des plus illustres de Bordeaux) que le chantre et sacristain amenèrent du chapitre dans l'église, et le firent siéger à la place du doyen.