‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 118 sur 171 · G : ch. XV · texte numérisé non relu

G : ch. XV

suivit la mainlevée, promettant de s'en rapporter au jugement du duc et d'avoir agréable ce qu'il ordonnerait; là-dessus, le duc le reçoit à bailler ses faits et articles, et ordonne, au mois de juin 1394, que son procureur général écrira contradictoirement, commet et députe ses officiers qui font une enquête à l'encontre dudit seigneur de Beaujeu, en septembre et octobre 1395. Il y eut ensuite plusieurs procédures qui durèrent jusqu'en l'an 1399 que les affaires du seigneur de Beaujeu empirèrent, à cause qu'il avait fait précipiter des fenêtres en bas du fossé de son châtel de Pouilly un huissier du parlement qui l'était venu ajourner au sujet du rapt de la fille de Guyonnet de la Bessée, et les pays de Beaujolais et de Dombes étant avenus à Louis, duc de Bourbon, ce procès prit fin, et le sire de Beaujeu n'en eut point de satisfaction ; au contraire, il eut l'affront et le déplaisir de voir l'assassinat de son châtelain sans qu'il en pût avoir aucune réparation.

X. — L'an 1390, il y eut une transaction passée, le 21 juin, entre messire Jean de Cosant, abbé de Cluny, et le couvent d'une part, et le seigneur Edouard de Beaujeu d'autre, touchant les hommes qui tiennent feu et lieu dans la censive et lieux qui dépendent de l'église de Cluny; il y eut peu après un appointement à Villefranche, le 16 mai 1459, entre M. de Bourbon et l'abbé de Cluny, sur le même sujet, et sur ce que le seigneur abbé prétendait que ses hommes devaient être exempts de faire le guet au château d'Allogniet et aussi sur le procès qui était à Lyon entre aucuns des hommes dudit Cluny d'une part, et M. d'Amplepuis d'autre, à cause du guet et garde de son château de Chavagnieu. Il y a d'autres transactions entre les mêmes abbés et les seigneurs de Beaujeu et Louis de Beaujeu \

XL — L'an 1398, l'empereur Venceslas ayant confirmé à Amé VIII, comte de Savoie, le vicariat général de l'Empire, par ses lettres patentes du 17 de mai, et tous les privilèges que ses prédécesseurs avaient accordés au comte de Savoie, les gentilshommes du pays de Dombes firent hommage au comte, comme vicaire général de l'empereur, et lui demandèrent sa protection et la conservation de leurs privilèges, ce qui se fit à Bourg avec solennité, le 9 septembre, et ceux qui rendirent cet

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