‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 131 sur 171 · G : coffre 9, sac Ier · texte numérisé non relu

G : coffre 9, sac Ier

gneur tenait relevant de lui es pays de Dombes et de Bresse, et en l'Empire, du 27 mars 1435, et cet hommage fut rendu par le sieur de Dampierre * au prince de Piémont comme lieutenant du duc de Savoie, son père, pour les châteaux, villes et places que ledit seigneur possédait entre celles de sa souveraineté de Dombes qui relevait dudit duc de Savoie, en date du 21 juillet 1436 2. Guichenon 5 dit que Charles de Bourbon, ayant continué de faire battre monnaie d'or et d'argent à Trévoux, au préjudice des empêchements qu'y avait apportés, au nom du duc de Savoie, Hugues, seigneur de Chandée, pendant la prison de Jean, duc de Bourbon, en Angleterre, Amé lui envoya, au même mois de juillet 1436, Jean du Saix, chevalier, seigneur de Baneins, pour essayer de terminer ce différend par la douceur. Charles consentit à une assemblée à Saint-Trivier, en Dombes, au mois de novembre suivant, tant pour quelque entreprise de juridiction qu'il présumait avoir été faite par les officiers de Bresse sur ceux de Dombes; les députés réglèrent les différends de ces deux princes par l'accord qui s'en ensuivit, hormis celui de la monnaie de Trévoux, qui fut renvoyé à une autre journée qui se devait tenir à Mâcon.

Or, par ce qui a été dit au chapitre de Louis de Bourbon +, que Jean, comte de Clermont, baron de Beaujeu et seigneur de Dombes, fit hommage au duc Amé VIII des villes et châteaux de Villeneuve et autres, situés en Dombes, le duc Louis, successeur d'Ame VIII, qui s'était retiré à Ripaille, le demanda au comte de Clermont, Philippe, à qui le duc Charles, son père, avait remis les seigneuries de Beaujolais et de Dombes, ajoutant à ses prétentions celui de Trévoux, d'Ambérieu et du Châtelard, et des autres terres de Dombes, venues de la maison des sires de Thoire et de Villars, qu'il soutenait aussi être mouvantes du duché de Savoie, ce que le comte refusa, offrant seulement de faire le même hommage à Louis qu'il avait fait au duc Amé, son père. Ce différend donna lieu à une assemblée à Villefranche, en Beaujolais, le 25 juillet 1441, du consentement de Charles, duc de Bourbon et d'Auvergne, père du comte de Clermont, où les ambassadeurs

1. L, T : de La Mollière, au lieu de Dampierre. — 2. G : cote + KK £. — 3. G : i'ol. 483.-4. G : fol. 506.

de ces deux princes se trouvèrent et où, par l'avis des députés, il fut résolu que le comte de Clermont, comme seigneur de Dombes, ferait l'hommage au duc de Savoie des villes de Lent, Thoissey, Chalamont, Villeneuve, Beauregard, Châtelard et Ambérieu, et qu'en augmentation de fief, le duc lui donnerait 1.000 livres de rente qui lui étaient dues sur le droit de rêve de Lyon et de Mâcon, que le duc aurait la souveraineté et le ressort des seigneuries, châteaux et mandements de TAbbergement, de Buenc et de Boha, et, moyennant ce, qu'il renoncerait à toutes les autorités et prééminences qu'il prétendait sur le pays de Dombes, en qualité de vicaire général de l'empereur, et consentirait que le comte de Clermont y fît battre monnaie, à condition que celle de Savoie y aurait cours I.

Charles, duc de Bourbon, pour mieux cimenter cette paix, alla en Savoie, et, étant à Chambéry, Louis ratifia solennellement ce traité le il septembre suivant, et, le lendemain 12, ils firent un autre accord par lequel, entre autres clauses, fut dit que le duc de Bourbon ou Philippe, son fils, seigneur de Beaujeu, ferait l'hommage au duc de Savoie, tel et semblable que les seigneurs de Beaujeu avaient fait aux ancêtres dudit seigneur de Savoie, et ensuite, l'an 1449 et le 16 avril, il y eut procuration passée par M. Philippe de Bourbon à messire Louis de Chantemerle, bailli de Mâcon, pour faire la foi au duc de Savoie, au 8e coffre, coté H f R f . Et ^ T f, dans lequel acte la transaction entre ces deux princes, Charles, duc de Bourbon, et le duc de Savoie, est tout entière qui règle et termine les différends qui étaient entre eux, touchant lesdits hommages, avec les lettres du duc de Savoie, du 14 septembre de la même année, pour l'alliance et communication entre ses sujets et ceux de monsieur de Bourbon.

Autres lettres du n desdits mois et an, par lesquelles il déclarait qu'il ne prétendait aucun fief sur la ville et mandement de Trévoux, avec autres lettres du même jour, de la donation par lui faite audit seigneur. Philippe de Bourbon, de la tierce partie de 3.000 livres de rente qu'il avait accoutumé de prendre à Lyon et à Mâcon sur les droits qui se lèvent en passant du royaume en l'Empire, par les rivières du Rhône et de Saône, depuis Saint-Jean-de-Losne jusqu'à la porte de Chavaney.

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