SEIGNEUR DE BEAUJOLAIS ET DE DOMBES
J'ai protesté, ci-dessus, que je ne prétendais pas de faire ici l'éloge des princes de la maison de Bourbon, sinon en ce qui concernait l'histoire de Beaujolais que j'ai entrepris de faire, d'autant que l'histoire de ces princes a été assez amplement décrite par MM. de Sainte- Marthe et autres auteurs, et partant ce serait passer pour copiste de répéter ce qu'ils ont dit. Je dirai donc que ce prince, ayant succédé à son père, donna une exemption de péage aux Célestins de Lyon par tout son pays de Beaujolais, par ses lettres de l'an 1459 T, et qu'étant venu puis après en Beaujolais et à Villefranche, il confirma les privilèges de ladite ville audit lieu, l'an 1463, et ceux de Beaujeu de la même année.
Il eut querelle avec Amé IX, duc de Savoie, pour l'hommage du château de Besenens en Dombes, qu'Ame lui demandait et que lui refusa, et il y eut ouverture de guerre entre ces deux princes, et quelques hostilités sur la frontière de Bresse et de Dombes, dont le roi Louis XI ayant eu avis leur écrivit de Moliherne en Anjou, le 19 d'octobre 1462, qu'il en voulait être l'arbitre, pour conserver l'amitié qui avait été de tout temps entre les maisons de Bourbon et de Savoie ; à quoi ces deux princes consentirent. Il y eut trêve et ensuite assemblée entre les députés de part et d'autre, sans rien résoudre.
L'an 1465, il entra dans la ligue des princes qui s'élevèrent contre le roi Louis XI, sous prétexte du bien public, dont ils colorèrent leur