‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 139 sur 171 · L, T : chagrin · texte numérisé non relu

L, T : chagrin

laquelle fut puis après saisie et mise entre les mains du roi, le 21 décembre 1 541 .

IV. — L'an 1523, il fit un échange avec ledit seigneur de Lignières auquel il transporta et à Mme Catherine d'Amboise, sa femme, la chatellenie, terre et seigneurie d'Alloignet et de Coux, avec leurs appartenances et dépendances, réservé les foi et hommage contre échange de la terre et seigneurie et chatellenie de Rochefort que ledit seigneur de Lignières transporta audit sieur connétable.

V. — Ce prince se trouva à la bataille de Pavie, l'an 1525, le 24 février, où le roi François Ier fut pris prisonnier des Espagnols, et comme il avait pris le parti de l'empereur, il s'attacha au siège de Rome, où, étant monté à la brèche, il y fut tué, le 6 mai 1527, son corps gît à Gaète, au royaume de Naples.

VI. — L'an 1524, le roi tenant son lit de justice en la cour du parlement de Paris, chambres assemblées, assistant des pairs de France, ledit connétable fut appelé à la barre du parlement et à la table du perron de marbre, par Me Jean de Surie, premier huissier de la cour, où, personne n'ayant paru pour lui, fut donné arrêt pour le prendre au corps et l'amener aux prisons de la Conciergerie du Palais, et, par faute de ce, l'ajourner à trois briefs jours à comparaître en personne, à peine de bannissement du royaume et confiscation de tous ses biens.

Et le 2 juin ensuite fut donné arrêt contre lui qui le déclarait criminel de lèse-majesté, rébellion et félonie, que ses armes seraient rayées et effacées des lieux publics où elles étaient, privé de la cognomination de Bourbon, tous ses biens féodaux retournés à la couronne, et ses autres biens, meubles ou immeubles confisqués, prononcé par Me Antoine Duprat, chancelier l de France.

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