‹ Histoire du Beaujolais (volume 2)Chapitre 23 sur 171 · G : Momain · texte numérisé non relu

G : Momain

Hisl. du Beaujolais. II. 4

demeureraient en l'état qu'elles avaient été depuis la cession de la Bresse faite par M. de Savoie à Sa Majesté qui est à dire que lesdits lieux seront imposés tant en un lieu qu'en l'autre suivant les derniers rôles, fait et arrêté à Lyon le 23 août 1606.

Il ne sera pas hors de propos de dire ici en passant que, l'an 1410, fut faite limite entre la châtellenie de Thoissey et du Pont-de-Veyle par le bief d'Avanon, depuis Saône jusqu'au lieu dit en Grosse-Planche, par l'ordonnance du feu duc Louis et d'Ame, comte de Savoie et onques puis n'eut débat entre lesdites châtellenies tant que dura ledit bief d'Avanon et l'église d'Yllie et généralement en tant que s'étend, ladite châtellenie du Pont-de-Veyle contre Thoissey, ce qui servit de suite sur les hommes et servis, l'un sur l'autre en usant selon la disposition du droit écrit.

Le sieur Gayand a encore remarqué que l'an 148 1, au mois de juillet, MM. Desbordes et d'Aiguemortes, juges de Forez et Beaujolais, et les avocat, procureur et trésorier de Beaujolais descendirent sur le bief d'Avanon et à l'église d'Illie d'une part et les président et lieutenant de Bresse et le procureur et autres y descendirent aussi, et pour le défaut de Bresse fut interrompue l'œuvre de procéder aux limites.

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