CHAPITRE VII
HUMBERT, IVe DU NOM, NEUVIEME SEIGNEUR DE BEAUJEU
Il y a bien de l'apparence que ce prince soit celui contre qui marcha à main armée Philippe-Auguste, pour ce qu'il persécutait les églises de Bourgogne avec plusieurs autres seigneurs du pays. Nicoles Gilles dit la même chose en ces mots : Il alla contre Imbert de Beau jeu et le comte de Chalon qui persécutaient les églises de leurs terres contre les immunités que les rois leur avaient données et faisaient plusieurs exactions, l'an n8r, et pilleries l ; il prit et abattit de leurs places et châteaux jusqu'à ce qu'ils vinrent à merci et qu'ils restituassent aux églises ce qu'ils leur avaient ôté, ce qui est confirmé par un acte rapporté par le P. ChifEet, sur les additions à la lettre de Béatrix de Chalon, l'an 1180, en ces mots : exchronica Radulphi de Diceto decani Londoniensis , Pbilipus rex Francorum comitem Cabillonensem et Humbertum deBelloloco (alias de Bellojoco à la marge) quoniam ecclesiam Dei persequebantur exercitu congregato perdomuit, ce qui ne peut pas convenir, à ce que dit le sieur Duchesne, que le roi Louis VII se servît de son conseil pour pacifier certain différend qui était entre Leesbaud, abbé de Tournus, et les bourgeois de ce lieu-là, Pan 1171 ; mais depuis, il fut un de ceux contre lesquels Philippe II marcha, l'an 1180, pour ce qu'il persécutait les églises de Bourgogne et ce qui doit se rapporter à notre Humbert IV, et non à Humbert III, son frère, fondateur de l'abbaye de Belleville, avec qui le roi Louis VII prit conseil touchant la pacification du démêlé qu'avait l'abbé de Tournus avec ses bourgeois : communicato igitur consilio cum nobili et fideli nostro Umberto Bellijoci domino et cœteris qui nobiscum aderant etc., dit l'acte de l'histoire de Tournus, du P. Chifffet, fol. 452, actum Trenorchii anno iiji. Humbert III était trop dévot envers les églises pour leur porter dom-