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G : sac coté D, au Ier C, n

Comme cette paroisse est limitrophe du Lyonnais, il y eut une sentence arbitrale, donnée entre le cardinal de Savoie, archevêque de Lyon, et Guichard le Grand, l'an 13 17, [pour] le règlement des limites et mandement d'Anse, Villefranche, prévôté de Limans.

Ce qui fait voir que c'était déjà une prévôté de laquelle dépendait Villefranche auparavant la plainte de l'abbé de Cluny; elle est du domaine de Mademoiselle et s'étend depuis le port de Frans, sur la rivière de Saône, jusqu'au-dessous du port de Riotiers, en un lieu appelé le Noyer Jaquesno, ensemble la moitié de ladite rivière de Saône dans lesdites limites et encore, du côté de Villefranche, jusqu'à Beauregard, esquelles limites les seigneurs de Beaujeu ont accoutumé d'avoir toute justice haute, moyenne et basse, comme fait foi une enquête faite, l'an 135 1, par Pierre Perraudi, notaire, commissaire député en cette partie par M. le lieutenant de Mâcon, à la requête de dame Marie du Thil, veuve d'Edouard, seigneur de Beaujeu, et tutrice d'Antoine son fils.

J'ai dit que la cour de la prévôté et justice 1 de Villefranche s'exerçait autrefois à Limans; mais Pierre de Bourbon fit une ordonnance, l'an 1500, pour faire tenir de là en avant la cour desdites prévôtés de Villefranche et de Limans, en l'auditoire dudit Villefranche et de ses annexes.

Dans cette paroisse, il y a un fief du nom de Buisante, où il y a maison et vigne appelée La Citadelle, appartenant à MIIe de Corsant ; ce fief appartenait, l'an 1568, à Me Aimé Cholier, comme appert du dénombrement qu'il bailla de ses biens, le 18 novembre, audit an, pour rente appelée Briendas à lui due, dans les paroisses de Béligny, Limans, Chervinges, Glaizé, Pomiers, Ougly et autres lieux voisins, consistant en froment, orge, avoine, poules, poulets et argent, avec lettres du roi Charles IX au bailli de Beaujolais de recevoir ledit Cholier à ajouter audit dénombrement sa maison et vigne de Buisante, acquise du depuis, assise à Limans, en date du 6 septembre 1569, registre le 13 décembre 1570.

III. Chervinges, 4e paroisse. — Cette paroisse est une annexe de celle de Limans, dépendante du curé qui y tient un vicaire ad tempus; elle

1 . L, T, C, B : police ; J : j'ai dit que la prévôté et la police.

est au-dessus de la rivière de Mourgon et presque tout environnée de la paroisse de Glaizé; elle appartient au sieur du Sous, du nom de Gaspard, sans justice, laquelle est de Mademoiselle et de la prévôté de Villefranche et Limans l.

IV. Pomiers, 5e paroisse. — Pomicrs, paroisse de bon vignoble, du diocèse de Lyon, à demi-lieue de Villefranche, aux confins du Lyonnais et du Beaujolais, est d'une grande lieue d'étendue et est un prieuré dépendant de l'abbaye de l'Ile-Barbe, près Lyon, et du domaine de Mademoiselle et de la prévôté de Villefranche; les officiers de laquelle prévôté sont obligés d'y aller tous les ans y tenir les assises le jour de Saint-Barthélémy, patron de ladite paroisse, et où se doivent aussi trouver, sous peine d'amende, les habitants des villages dépendant de ladite prévôté qui sont Pouilly-le-Chastel, Ougly, Béligny, Limans et partie d'Arnas, et le prieur donne au prévôt, pour ce sujet, douze bichets de froment tous les ans.

L'église paroissiale est contre le mont de Buisante, fort belle, dédiée à saint Barthélémy, laquelle on croit avoir été bâtie par les seigneurs de Beaujeu, à cause que leurs armes sont apposées dans la voûte et audessus du grand autel. Il y avait anciennement, proche ladite église, un prieuré qui appartenait aux Templiers et maintenant uni à l'abbaye de l'Ile-Barbe; toutes les dîmes de Pomiers dépendent du prieuré, où il y a rente noble. Ladite paroisse s'étend et prend dîme dans la justice d'Anse. Dépend encore dudit Pomiers, le canton appelé de Saint-Ciprian en Lyonnais, de la même justice d'Anse, la dîme duquel appartient au curé de Pomiers, avec portion congrue sur le grand dîme dudit Pomiers. Les huguenots y portèrent grand dommage y ayant brisé les images et mis le feu.

V. Glaire, 6e paroisse. — Glaizé, du diocèse de Lyon, est un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-André-le-Bas, de Vienne, ordre de Saint-Benoît, dont le prieur n'a pourtant que la plus petite portion du dîme qui est évaluée à vingt écus l'an, à cause que ce prieuré leur fut confisqué au profit du roi et du seigneur, pour raison de ce qu'un prieur, à ce que j'en ai appris, ayant fait grand amas de blé en un

1. T en note : La justice appartenait au seigneur du Sou qui l'a vendue en 1680 à M. de La Barmondière.

temps de aminé et de cherté, depuis sept à huit ans, aima mieux le laisser tout pourrir que de le vendre et fut contraint de le jeter dans la rivière de Mourgon, ce qu'étant aperçu et suivi amont la rivière, on trouva qu'il venait de chez lui ; sur quoi, procès ayant été fait, le prieuré fut confisqué et le dîme adjugé au seigneur qui l'a donné à son bailli de Beaujolais, et c'est ce qu'on appelle dîme royal l. Sur quoi il y a lettres au trésor, de M. le Duc, de l'an 1472, par lesquelles il baille, au curé de Glaizé, le dîme du blé et du vin appelé le dîme de Thoiry et, en contre-échange de ce, ledit curé baille, audit seigneur, la vingt-quatrième portion qu'il avait au grand dîme dudit Glaizé 2 et aussi le dîme des novales es limites de sa cure, et de ladite dîmerie. Cela vint au sujet que messire Jean Malet, curé de Glezy, qui percevait la 24e partie du grand dîme de ladite paroisse, avec M. le Duc et avec le prieur qui y avait un dixième, et les Célestins de Lyon qui avaient un quatrième, voyant que sa part s'embrouillait parmi celle de M. le Duc, à cause des fermiers qui avaient toujours quelque chose h lui contester, présenta requête à M. Jean de Bourbon qu'il quitterait volontiers sa part et portion qui pouvait valoir annuellement deux ânées et demi de froment et dix ânées de vin, avec les novales que ledit curé prenait seul, qui pouvait valoir annuellement deux ânées de froment et quatre ou six ânées de vin pour la dîme de Thoiry, qui était un quartier à part, séparé du grand dîme, et ce pour obvier aux procès qu'il fallait avoir tous les ans avec les fermiers. M. le Duc ayant fait examiner cette affaire par ses gens des comptes de Beaujolais qui lui remontrèrent qu'il n'était pas lésé en cela, il en donna ses lettres à Montbrison, le 12 avril avant Pâques, l'an 1472, ce qui fut vérifié, en la chambre des comptes de Beaujolais. Et l'an 1543, les commissaires du roi vendirent, aux échevins de Lyon, comme recteurs du grand hôpital du pont du Rhône, les dîmes de Villefranche et de Glaizé, à condition de rachat perpétuel, pour le prix de mille cinquante livres, lesquels avaient monté, les dix années dernières, à 341 ânées, deux bichets, deux tiers froment ras, ce qui fut racheté, par M. le duc Louis de Montpensier, l'an 1561, le 2 5 janvier, par-devant Jean Garnier 3, notaire à Lyon 4.

1. G : Fol. 362, 2e partie, et 391. — 2. G : coffre 9, vol. IIII, ol. 153. — 3. J : Granier. — 4. G, J : vol. 6 des enregistrements.

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La justice est à Mademoiselle et de la prévôté de Villefranche. C'est un pays fort bon pour blés et prairies, où il y a de belles blancheries le long de la rivière de Mourgon ; il y a aussi de fort bons vignobles sur les coteaux des montagnes allant à main droite de Villefranche.

Dans cette paroisse, il y a trois fiefs, savoir : de Marzé, de Saint- Fonds, et de Mongré ou Portebœuf.

De celui de Marzé appert, par le dénombrement qui en fut baillé, le 12 avril 15 14, par Théode de Marzé, seigneur dudit lieu, pour ce qu'il tenait en fiefs de la baronnie de Beaujolais, c'est à savoir, en la paroisse de Glaizé, près Lacennas, pour une maison basse où il tenait son cellier et pressoir à vin et, devant ladite maison, un colombier et un jardin avec une chapelle ; plus, cinquante nommées de vignes, dix ouvrées de pré, certain petit bois et un moulin avec l'écluse et conduite d'eau sur la rivière de Mourgon, et, pour certaines rentes, sur plusieurs tènements assis es paroisses de Lacennas, de Glaizé et de Chervinges, signé Marzé. Pareil dénombrement fut donné, le 11 mars 1557, Par Jeanne desTrussel *, veuve dudit sieur de Marzé, de Belleroche, comme son héritière, pour les mêmes choses. Ces fiefs appartenaient à M. de Varennes, et sont aujourd'hui a M. du Sous, seigneur de Lacennas.

Saint-Fonds est un château dans la paroisse de Glaizé, accompagné de quatre tournelles, au pays et au mont appelé de Challis, lieu noble et auquel nul seigneur n'avait droit de directe ou censive, bâti par Claude de Bourbon, receveur en l'élection de Beaujolais, auquel château il donna le nom de Saint-Fons, à cause d'une belle fontaine qui est là proche et qui fait une grande partie de la rivière de Mourgon et, comme il y avait joint plusieurs beaux héritages consistant en moulins, vignes, prairies, bois et terres aussi allodiales et franches en toute censive et rente, il le fit ériger en fief par le roi Henri III, à Lyon, au mois d'octobre 1574, signé, par le roi, Vêtus, maître des requêtes ordinaires de son hôtel, présent de Neufville, et dont il prêta serment au siège du bailliage de Beaujolais, le 20 dudit mois et an, à genoux, tête nue, es mains de Jean Gaspard, lieutenant général tenant les plaids, à la charge de faire les foi et hommage. Le susdit de Bourbon, ayant acquis, de

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