Blanc dans le texte des mss
celle de Vinaux ou Vinols, car je trouve un dénombrement fait, le 16 février 1539, par noble Claude de Vinaux, élu en l'élection de Lyon ', pour le château et maison forte d'Arginy, assis en la paroisse de Charantay, avec ses appartenances et dépendances, où il disait avoir juridiction haute, moyenne et basse qui leur avait été vendu par M. le cardinal de Tournon, à condition de rachat perpétuel, le 30 août 1537, pour le prix et somme de 800 livres tournois; laquelle justice il prétendait devoir s'étendre es paroisses dudit Charantay et Rogneins, qui étaient lors unies quant à la justice; mais la basse justice de Charantay fut divisée de celle de Rogneins par M. de Montpensier, Louis de Bourbon, en faveur des ancêtres dudit sieur d'Arginy, le 8 juillet 1 5 66, conjointement aux limites de la prévôté d'Arginy, comme lesdits seigneurs l'avaient exercée par leurs officiers, non excédant la somme de soixante sols viennois2.
La maison forte de Vuril appartenait, l'an 1539, à noble Lyonnet du Saix, écuyer, comme appert du dénombrement rendu le 22 mars 1539 de la même année, par ledit Lyonnet, pour sa maison forte de Vuril, avec ce qui en dépend au pays de Beaujolais, a Charantay, ce qu'il signifie expressément, à cause qu'il fait le même dénombrement pour le château de Beaumont, assis au pays de Dombes, en la paroisse de Saint-Etienne-de-Chalaronne, avec ses appartenances et dépendances 5.
J'ai dit ci-dessus qu'Arginy appartenait aux frères Pierre et Claude de Vinols et maintenant qu'il est possédé par la famille de Camus, à cause d'un mariage qui se fit d'Antoinette de Vinols, fille d'Antoine de Vinols, seigneur d'Arginy, avec Jean de Camus, au moyen de quoi cette famille de Camus a possédé ce fief d'Arginy. Jean fut père de Claude, Claude, père d'Antoine, et Antoine, père de Charles, aujourd'hui seigneur dudit lieu d'Arginy.
Ce fief et hommage d'Arginy fut rendu à M. de Bourbon, à Villefranche, le 18 décembre 1600.
XXIV. Rogneins, 25e paroisse. — Rogneins ou Saint-Georges-de-
1. L, T, C, B, J, V ajoutent : tant en son nom que de noble Pierre de Vinaux, son frère, receveur du droit d'entrée des draps de soie à Lyon. — 2. V ajoute : « au moyen du mariage d'Antoinette de Vinols avec Jean Camus, le fiet d'Arginy est entré dans la maison des Camus ». — 3. La fin de ce paragraphe manque dans V.
Rogneins, très bon pays, gras et fertile, est une paroisse du diocèse de Lyon et de la collation de l'abbé de Cluny qui y dîme avec le chapitre de Beaujeu et le sacristain du prieuré de Sales, et le curé du lieu qui a le dîme de Marsangues.
J'ai dit ci-dessus, en parlant d'Ougly, que les habitants de Rogneins, Ougly et Arnas étaient obligés au guet et fortifications de Villefranche, sur quoi il y a eu autrefois procès entre ceux de Rogneins et de Belle ville, en 1424 et 1425, à la partie de la rivière de Vauzonne, du côté de Belleville, touchant ledit guet et garde que ceux de Belleville prétendaient être dus à leur ville par les habitants de Rogneins.
Cette seigneurie appartenait autrefois aux seigneurs de Beaujeu, de même que Pouilly-le-Châtel et autres ; mais Edouard, dernier seigneur de cette maison, ayant commis un rapt en la personne d'une fille du sieur de la Bessée, bourgeois de Villefranche, qui demeurait en la maison où demeure aujourd'hui le sieur d'Espiney Foncraine et ayant été, pour ce fait, ajourné au parlement par un huissier à qui il fit avaler les sceaux de sa commission, et le fit jeter en bas des fenêtres de son château de Pouilly, dans les fossés, étant puis après prisonnier a Paris, il fut contraint, pour sortir de prison, de délaisser ses terres au duc de Bourbon, et alors la seigneurie de Rogneins fut confisquée et adjugée audit sieur de la Bessée, pour réparation du rapt de sa fille.
L'an 1552 et le G1 août, les commissaires du roi Henry II passèrent un contrat de revente, à faculté de rachat perpétuel de la prévôté, terre et seigneurie de Rogneins, à nobles Jean et Véran de la Bessée, sieurs de Brameloup, frères communs en bien, moyennant la somme de 960 livres tournois d'augmentation et surcroît, outre la somme de mille quarante livres qui avait été payée par ledit Véran, pour le prix de la première vente qui lui en avait été faite, le 15 novembre 1537, par les commissaires à ce députés par le roi François Ier ; lesdites sommes montant à celle de 2.000 livres pour ladite revente, par lettres patentes de Sa Majesté, en vertu desquelles ladite revente avait été faite des susdits frères de la Bessée, elle vint au sieur de Lartuysie, gentilhomme gascon, domestique de la maison du maréchal de