J : 16 ; V : 6 août
Hist. du Beaujolais. i$
Tavanes1, grand capitaine, durant la Ligue, qui l'acquit du roi et en ht faire le terrier le 10 octobre 1574; depuis, M. de xMontpensier, par
1. L, T, C, B : domestique de la maison de Tavanes; G : « On ne sait pourquoi Louvet parle ainsi des maisons de Lartusie, David et Monspey, car suivant les preuves produites à Malte en 1707 par Joseph Henry de Monspey, petit fils de ce Monspey qui avait épousé cette David, il est prouvé :
10 Que cet Antoine Guillermy de Lartusie était chevalier de l'ordre du roi et gentilhomme ordinaire de sa chambre, gouverneur de La Mirande ' ensuite des ville et citadelle de Chalon et d'une naissance et mérite des plus distingués. Ce qui est constaté par des lettres de sauvegarde d'Henri III, du 27e mars 1560, accordées à cet Antoine de Guillermy Larthusie, frère d'Izabeau, trisayeule2 de Joseph-Henry de Monspey d'aujourd'huy ; et par une lettre de cachet du même roi, du 6e août 1582, par laquelle S. M. ordonnait audit sr de L'Arthusie d'assister de sa présence les députés envoyés pour visiter les besoins de l'état et de ses sujets, ne pouvant rien faire de plus utile pour ses sujets que d'y employer des personnages tels que lui de haute qualité et expérience.
« 2° Que noble George de David, seigneur de la ...oriblanque 3 au diocèze d'Albv, fils et héritier de noble Hérau de David, qui l'était de Bernard de David, seigneur de Bliaris, diocèse de Castres, épousa par contract, du 4e octobre 1556, reçu Bonefont, Izabeau de Guillermy de L'Arthusie, fille de noble Jean de Guillermy L'Arthusie et sœur dudit Antoine de Guillermy de L'Arthusie. Par lettres du 22e may 1575, Henri III accorda à ce George de David, en récompense de ses services une charge de gentilhomme ordinaire de sa chambre et, par brevet du 10e septembre 1591, le duc de Nemours lui accorda l'état et charge de mestre de camp d'un régiment de dix enseignes à pied français, vacant par le décès du sr de Montelly *. Lequel George, par testament du 7e mars 1570, reçu Bissol, institua noble Alexandre de David, son fils légitime de ladite Isabeau de Guillermy, son héritier, laissant la simple légitime à Renaud, Jean et George de David ses autres fils. Et que cet Alexandre de David fut également et par testament dudit Antoine de Guillermy L'Arthusie, du 17 août 1598, institué héritier, comme étant son neveu et au défaut d'enfans, à la charge de laisser la jouissance de la terre de Cressey à dame Françoise de Rochechouard s, épouse dud. Antoine Guillermy Larthusie; que led. Alexandre de David, seigneur de Valliere 6, Cressey, Fonqueyreine, Perigny et Chaseul, par contrat du 17e février 1608, épousa Louise de Foudras Coutançon, de laquelle il eut Lucrèce, que, par son testament du 20e août 1624, où il prend la qualité de guidon des gendarmes de la compagnie d'Alincourt, il rappelle à la substitution générale de ses biens outre sa légitime ; et laquelle Lucrèce de David fut en fait ? instituée héritière par lad. Louise de Foudras, sa mère, par testament reçu Gay, du 23e avril 1661.
30 Louis de Monspey, chevalier, seigneur du Bessey, fils d'Etienne de Monspey,
1. J : La Mirandolc. — 2. J : bisayeulc. — 3. J : La Boriblanque. — 4. J : Montilly. — 5. J : Rochecouchard. — 6. J : Vallières. — 7. J : encore au lieu de en l'ait.
contrat du 3 février 1589 x, la retira, au moyen de la revente et cession qui lui en fut faite par dame Françoise de Rochechouard, femme de noble Antoine Guillermy, sieur de Larthuysie, en vertu de la procuration qui lui en avait [été] passée et ce en vertu d'une sentence donnée au bailliage de Villefranche, par M. Gaspard, lieutenant général, le 17 janvier audit an 1589 2, par laquelle il avait été ordonné que ladite revente serait faite à mondit seigneur par ledit sieur de Lartuysie, et que la justice de Rogneins serait exercée au siège de Villefranche.
Autre ordonnance rendue, le 6 novembre audit an, par M. de la Roche, lieutenant général, successeur en ladite charge dudit sieur Gaspard, par laquelle défenses furent faites aux habitants justiciables dudit Rogneins à se pourvoir ailleurs qu'audit Villefranche et défenses aux officiers de Belleville de prendre aucune cour ni juridiction sur lesdits habitants.
Sur quoi il y eut commission en forme de lettres patentes de M. le Duc à MM. du parlement de Dombes, ou l'un d'eux, sur ce requis, qu'il commit et députa pour informer et reconnaître si la juridiction dudit Rogneins se trouvait avoir été anciennement des dépendances de la prévôté de Villefranche, ils en fissent jouir les officiers de ladite
chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, par brevet du 28e octobre 1618, seigneur de Luysan-...1, Tavernost, Mons, Cess...2 et le Bessey, qui était... î de Jean de Monspey, seigneur de Luysand... gentilhomme ordinaire de la chambre de sa... +, pour récompense de ses services et de ceux de son père et de ses ayeux, selon le brevet de Charles-Emmanuel duc de Savoye du 24e septembre 15... 5, fils de François de Monspey, seigneur de Luysandre, qui l'était de Jan... 6 de Monspey, seigneur de Luysandre, fils de Antoinette de B... et Geoffroy de Monspey 7, damoiseau, seigneur de Luysandre, etc., épousa cette Lucrèce de David, de laquelle il eut Antoine de Monspey, marquis de Valières, aide de camp des armées de France, se... 8 les brevets et lettres de cachet du 8e mai 1... 9, père de ce Joseph-Henry de Monspey, reçu à Malte en 17... I0, aujourd'hui capitaine de dragons au régiment de Beaufremont11. » — Cette note, incomplète dans le ms. G par le fait du relieur qui a trop rogné, est reproduite dans le ms. J, précédée des mots : « Suite d'une observation sur ce que l'on vient de dire ci-dessus : On ne sait
1. J : Luysandre. — 2. J : Cesseins. — 3.J : fils. — 4. J : Savoye. — 5. J : 1581. — 6. J : Jean. — 7. J : qui l'était de Jean de Monspey, fils d'Antoinette de Bade et de Geoflïoy de Monspey, damoiseau. — 8. J : selon. — 9. J : 1689. — 10. J : 1707. — 11. J : 1730.
ville et, en pareil cas, ceux de Belleville, si ladite juridiction de Rogneins se trouvait dépendre de ladite prévôté. Il y eut appel au parlement de Paris, par Mc Mathieu Giliquin, juge de Belleville, le 6 avril 1596, et exploit d'assignation donnée à M. Antoine Poget, procureur du roi au bailliage de Villefranche, le 13 mars 1597.
La justice appartient à Mademoiselle qui y tient un châtelain, de même qu'à Pouilly-le-Châtel, qui connaît des premières informations, et appose le scel et puis ressort au bailliage de Villefranche.
Quant au domaine que possédait le sieur Lartuysie, comme il n'avait point d'enfants, il en fit don à son valet de chambre, nommé David, qui a laissé deux filles, l'une mariée au sieur de Monspé de Valière et l'autre est religieuse ursuline à Villefranche.
Il y a cinq fiefs dans cette paroisse : Bussy, Laye, La Grange-Baudet, Marzé et Monchervet J .
Bussy appartenait, l'an 1539, à la maison de Baronnat, comme appert du dénombrement rendu, le 27 janvier de la même année, par Claude Baronnat, écuyer, seigneur de Bussy et du Moulin-au-Comte, juge d'appeaux du Beaujolais et Dombes, pour la maison forte de Bussy, assise en la paroisse de Rogneins, avec ses appartenances et dépendances et la grange, appelée La Martesière, qu'il disait être noble, lige, franche et alodiale, ensemble la rente, cens et servis, portant lods et ventes et autres droits de censive et directe de seigneurie, tant en ladite paroisse de Rogneins, qu'aux paroisses d'Arnas, de Villefranche, d'Ougly, de Pouilly-le-Châtel, de Lacenas, de Cogny, de Saint-Julien, de Blacé et autres paroisses et villages de Beaujolais, et pour le Moulin-au-Comte, sis en la paroisse de Béligny, près Villefranche.
Cette maison appartient aujourd'hui à noble François Mignot, écuyer, conseiller du roi, lieutenant général, civil et criminel au bailliage de Beaujolais, fils de Noël Mignot, conseiller et secrétaire du roi, maison et couronne de France.
Laye, fief, appartenait, en 1539, à la maison de Varennes Nagu, comme on peut voir au paragraphe 61 de Quincié2. Il appartient
1. B : Montcharvet. — 2. V continue : « en 1653, par contrat reçu Seigneurct, notaire à Rogneins, Alexandre Nagu, comte chanoine de Saint-Jean de Lyon, abbé de Joux, le vendit à Antoine Perrachon, baron de Senosan, etc.. La maison noble de Sepey.
aujourd'hui au sieur Antoine Perrachon, baron de Sénosan, La Sale, Saint-Martin et Le Parc, marquis de Mison, qui l'a acheté de sieur Alexandre Nagu, chanoine, comte de Saint-Jean de Lyon, abbé de Joux, en l'année 1653, contrat reçu par Seigneuret, notaire royal à Rogneins.
Sepey. La maison noble de Sepey était annexée audit fief de Laye *. La Grange-Baudet, fief, appartient à Jacques Bellet, écuyer, seigneur de Boitret, alias Baudet.
Le fief de Marzé appartenait, l'an 1541, à noble Jacques de Rosset, comme appert du dénombrement rendu, le 23 août de la même année, pour ladite maison noble de Marzé, assise en la paroisse de Rogneins, avec la grange, le colombier, les vignes, bois et domaines qui en dépendent. Pareil dénombrement fut fait, le 5 avril 155 1, pour ladite maison forte de Marzé, par ledit de Rosset. Elle appartient aujourd'hui à Me Etienne Gay, procureur à Villefranche, qui l'a eue par décret fait sur Jean de Nanton, écuyer, seigneur de Marzé et de Chintreys en Maçonnais, en décembre 1548, et l'a remis au sieur Jean Gay, son fils, avocat en parlement.
Monchervet. Il y a trois Monchervet dans le Beaujolais : le premier, et qui est dans cette paroisse, appartient à M. de la Barmondière ; l'autre, au sieur de Pomey, et, le dernier, au sieur de Monchanin, seigneur de Charney et de Monchervet, élu en l'élection de Beaujolais. Celui qui appartient à M. de la Barmondière lui a été remis par Claude Agnot, seigneur de Champrenard, le 9 juillet 1557, selon le dénombrement qui en fut fait ladite année, lequel sieur de la Barmondière a eu permission de S. A. R. de mettre un banc dans le chœur de ladite église, comme appert de la patente qui suit :
« Aujourd'huy, 6e jour du mois d'aoust 1661, Mademoiselle, souveraine de Dombes, duchesse de Montpensier, Chastelleraud, et
1. L, T, C, V ajoutent : « lequel fief passa ensuite par mariage dans la maison de Souternon, et madame de Souternon, la veuve, le vendit en 17 19 à sieur Jean André; les affaires duquel étant tombées dans le dérangement, il fut adjugé par arrêt des commissaires du conseil à M. Le Noir, lequel l'a vendu à M. Léonard Despiney, par contrat du 20e août 1738. Ce dernier étant mort a laissé pour son héritier Jean Despiney, écuyer, son fils, qui possède en 1748 ce fief auquel on a joint une partie de la justice de Saint-George-de-Rogneins.
Saint-Fargeau, comtesse d'Eu, première pair de France, baronne de Beaujolois, étant à Forges, voulant gratifier et favorablement traîner, le sieur de la Barmondière, procureur du roi et le sien au baillage de Beaujolois, et luy donner des marques d'estime qu'elle fait de sa personne, S. A. R. luy a accordé la permission de mettre un banc au chœur de l'église de Rogneins en Beaujolois en lieu néanmoins qui ne puisse incomoder la place où doit être celuy de S. A. R. et à la charge que si S. A. R. se trouvoit en ladite église en personne, ledit sieur de la Barmondière ne poura prendre place audit banc tant que sadite A. R. ou ses successeurs seront en ladite église, S. A. R. m'ayant commandé d'expédier audit sieur de la Barmondière le présent brevet qu'elle a, pour marque de sa volonté, signé de sa main et fait contresigner par moi, son conseiller et secrétaire de ses commandemens, maison et finances, Anne-Marie-Louise d'Orléans; au dessous Guilloir.
« Le susdit brevet a été enregistré au livre des enregistrements, tenu en la chambre du trésor de Beaujolois, a Villefranche, étant dans icelle, ce premier septembre 1665, Vallossières, commis du secrétaire de ladite chambre. »
Puisque mon discours est sur Monchervet appartenant à messire Laurent Bottu, sieur de La Barmondière, de La Fontaine, de Mongré et de Montchervet, j'ai trouvé fort à propos de dire ici quelque chose de cette maison I.
Les Bottu sont originaires 2 d'Auvergne, dans laquelle ils ont possédé longtemps des emplois fort considérables jusqu'à ce qu'Alexandre Bottu, petit-fils d'un autre Alexandre, chambellan du comte d'Auvergne, lequel était allié, par le moyen de sa mère, au roi Louis le Gros, ayant eu plusieurs enfants qui suivirent le roi saint Louis en la Terre Sainte, il n'en resta que le cadet, appelé Pierre Bottu, lequel, voyant tout le bien de sa famille dissipé ou engagé à cause des fréquents voyage d'outre-mer, vint s'établir à Lyon, avec le seul avantage d'être né gentilhomme, ce qu'il fit et, quelque temps après, il y épousa une riche héritière et, de ce mariage, issit Mathieu qui fut père
1. Ce dernier paragraphe manque dans les mss. C, T, B, Y, la généalogie qui suit est insérée dans le chapitre XII de la ire partie des mss. T, V. — 2. T, D, C, B, J, V : de la province. — Dans le ms. J, une note moderne porte : Les Bottu étaient hôteliers à Lyon.
de Pierre, lequel fut échevin de Lyon par deux diverses fois, es années 1395 et 1399 \
Pierre fut père d'un autre Mathieu qui, suivant les vestiges de son père, fut pareillement échevin es années 1401 et 1402. De ce Mathieu vint un enfant qui porte le même nom de son père et rendit des services fort considérables à la ville de Lyon et fut aussi appelé à l'échevinage, l'an 1426.
Ce dernier Mathieu, s'étant retiré à la campagne et de là à Villefranche, n'eut qu'un fils, nommé Mathieu, qui fut père de Philippe, échevin de la même ville, en l'année 1 5 1 5 .
Philippe fut père de Pierre, et Pierre père de Noël Bottu, sieur de La Barmondière, lequel, ayant été échevin de la même ville pendant plus de quatorze années, fut appelé, de son temps, échevin perpétuel. Noël Bottu fut marié deux fois : la première, à Marguerite Guillaud, fille de Ponthus Guillaud, et s'allia, par ce moyen, aux Bernard et aux Perraud, qui possèdent, depuis longtemps, les premières charges dans le parlement et dans la chambre des comptes de Bourgogne ; en secondes noces, il épousa damoiselle Françoise Dextre, fille de Louis Dextre, capitaine châtelain de Charlieu, et de damoiselle Françoise Dufournel, fille de messire Jean Dufournel, lieutenant général de Lyon, au moyen de quoi les sieurs de La Barmondière sont alliés aux illustres familles de Bellièvre, de Bâillon, de Jons, de Thurin et Faye d'Espesses, dont les emplois et qualités sont connus généralement de toute la France.
De son premier mariage avec Marguerite Guillaud, il n'eut qu'une fille, qui fut mariée au sieur du Cloux, seigneur du Deau ; lequel laissa une fille qui a été mariée à Jean Deschamps, élu en l'élection de Beaujolais et, de ce mariage, vinrent deux filles : l'une qui fut mariée à noble Jean du Sauzay, sieur de Jasseron et, l'autre, à noble Pierre Bergiron, sieur de Fontenaille , capitaine de Beauregard. De son second mariage, il eut deux fils et une fille, Antoine, Alexandre et Catherine Bottu, qui fut mariée à noble Claude de Montillet, fils de messire François de Montillet, gouverneur de Savigny, en Lyonnais.
Antoine, sieur de La Barmondière et deMonchervet, conseiller du roi en l'élection de Beaujolais, mourut sans enfants, et Alexandre, son frère, lui ayant succédé, il épousa damoiselle Elizabeth Bessié, fille