‹ Histoire du BeaujolaisChapitre 167 sur 216 · L, T, C, B, V : admirable. — 2. L : métal · texte numérisé non relu

L, T, C, B, V : admirable. — 2. L : métal

que les chanoines, et toutes les autres messes, ou des morts ou de fondation, se disent à un autre autel derrière.

Il y a une belle sonnerie et six cloches dont la grosse est tellement prodigieuse qu'il faut plusieurs personnes pour la mettre en branle et ne sonne que les fêtes annuelles.

L'an 1535, ^e chapitre de Beaujeu fit faire, à ses frais, une belle tour, couverte de lames de plomb pour servir de clocher à leur église, dans lequel ils firent mettre trois des cloches qu'il y avait dans un petit clocher qui était sur le chœur; et, l'an 1555, le même chapitre fit faire, aussi à ses dépens, les trois plus grandes cloches qui sont dans le clocher neuf, la première desquelles pèse 4.587 livres. Elle fut cassée l'an 1632 et refaite audit an, aux mêmes frais du chapitre.

Au-dessus de l'entrée de l'église qui vient du cloître, il y a un beau marbre, tout d'une pièce, qui représente la forme des anciens sacrifices des païens; Paradin en a parlé et appelle ce sacrifice solitaurilia '.

Ce chapitre est aujourd'hui composé d'un doyen et de douze chanoines qui tous officient avec la mitre en tête, et, aux jours de solennité, le célébrant diacre, sous-diacre et les deux choristes ont tous la mitre ; ils la portent encore dans la ville ou bourg, le jour de saint Nicolas dont ils sont curés primitifs et aux Étoux, le jour de saint Martin et encore quand ils marchent processionneliement dans la ville. Outre ces chanoines, il y a encore un prêtre pour la scholastique qui doit entonner la psalmodie alternativement avec le maître de chœur, auquel est affectée la chapelle de Saint-Michel, d'un assez bon revenu. Il y a encore la théologale qui est affectée à un des chanoines qui doit prêcher les dimanches et fêtes et enseigner la théologie, conformément aux concordats et ordonnances royaux. Il y a encore une autre fondation d'une chapelle pour un prêtre qui doit assister aux offices, et cette fondation est des ancêtres de M. le doyen qui en a la présentation et, après lui, l'aîné de sa famille descendant des Garils. Il y a quatre enfants de chœur, bien entretenus avec leur maître. Il y avait cidevant beaucoup d'autres prêtres et chapelains, savoir : cinq catherins 2 qui sont chapelains de Sainte-Catherine 3, comme il y en a à

1. L, C, V : suovitaurilia ; T : solitaurilia ou suovitaurilia. — 2. G : Chaterins; J : Chatherins. — 3. G : «Hist.de Saint-Julien, en fol. 317.

Mâcon, incorporés dans l'église cathédrale de Saint-Vincent de la fondation de la maison de Salornay.

Dans le trésor de Villefranche, au vol. II du coffre 9, sur la fin, il y a un testament en dix grandes feuilles de papier d'Etienne Branche, chanoine de Beaujeu, qui fait deux fondations en ladite église, l'une le jour de l'Invention de Saint-Étienne, 3 e jour d'août, à diacre et sousdiacre, l'autre d'une messe tous les lundis, à l'autel de la Vierge, devant le grand autel, et assigne pour cela une maison proche celle de Nicolas Dubost, de matin, dans la grande rue qui va de l'église à l'hôpital; fait au château de Beaujeu, le 27 mars 1472. Autre testament d'Etienne Monbon, prêtre à Beaujeu.

Il y avait ci-devant, dans le château, la chapelle de Saint-Laurent, qu'on appelait la chapelle du prince qui a été depuis donnée, par S. A. R., aux religieux du tiers ordre, plus la chapelle de Saint-André et de Saint-Denis, de la fondation d'André Gontard, doyen, laquelle chapelle il fonda et dota en 1530; celle de Saint-Jean l'Évangéliste, fondée par Antoine, seigneur de Beaujeu, l'an 1374, de Sainte-Marguerite, par Pierre de Thélis, doyen; de Saint-Michel, par Robert de la Goutte, autre doyen; de Notre-Dame de Pitié, par Nicolas Garil; de Saint- Nicolas, de Saint-Étienne, de Saint-Romain, de Saint-Claude, de Saint-Clair, la Madelaine, Saint-Georges, Saint-Christophe, Notre- Dame de La Bussière, de la Croix ou Jubilé, Notre-Dame de l'Assomption, derrière l'autel; Saint-Alban, fondé dessous l'église, sans revenu, et néanmoins qui a grande dévotion. Il y a encore une autre vieille chapelle de Saint-André, dessous les voûtes de l'église dont l'on ne sait la fondation ni le revenu l.

J'ai dit, au chapitre de Béraud, seigneur de Beaujeu, que lui et sa femme Vandelmode en furent les fondateurs l'an 1068, ad instar majoris ecclesiœ Lugdunensis, du temps de Hugues, évêque de Die, légat en France, qui fut puis après archevêque de Lyon, lequel, assisté de l'archevêque dudit Lyon, Gébouin,et de Landry, évêque deMâcon, dédièrent et consacrèrent l'église en l'honneur de la vierge Marie, l'an 1076. Severt, en ses Évêques de Mâcon, fol. 17e, en Jean de Salornay, paragraphe 4, dit que les chanoines étaient tous nobles et apporte

Page 1