Le paragraphe suivant manque dans le ms. J
un acte capitulaire, de l'an 1332, touchant l'élection d'un doyen, où tous les chanoines assistant sont des premiers gentilshommes de la province et lieux circonvoisins, dont il y en avait six en môme temps chanoines de Saint-Jean de Lyon qui avait eu quatre de ses chanoines descendus de la race des princes de Beaujeu, chanoines en même temps de ladite église collégiale dudit Beaujeu ', et, en un autre endroit, f° 105, il rapporte un bref d'Alexandre III, de l'an 1070, par lequel il prend ce chapitre sous la protection du Saint-Siège avec excommunication 2 étant (sic) contre ceux qui témérairement voudraient envahir leurs biens. Mais, comme c'était un illustre chapitre et que chacun affectait d'y avoir place, soit par les grâces expectatives des papes ou par les recommandations des rois et de princes, ils étaient bien tant de chanoines que les premiers étaient obligés de nourrir les derniers pour n'y avoir pas assez de quoi leur distribuer. Les chanoines assemblés capitulairement, l'an 1467, pendant quatre jours qui furent les 21, 22, 23 et 24 décembre, firent une réformation générale de tout leur chapitre par 67 statuts qu'ils rédigèrent par écrit, et qui contiennent entre autres choses la manière d'assister aux offices avec la décence et netteté des habits d'officiers, avec pause, sans précipitation, et avec modestie, sans changer de place, sans faire bruit ni détourner les autres par leur babil, de se comporter avec toute la décence et honneur ecclésiastique, selon les grades, autorité et prééminence de dignités, d'être revêtu de longues robes jusqu'aux talons, de surplis blancs et non déchirés, de n'entrer au chœur ni avec des bas blancs ou d'autre couleur ni avec des collets difformes, et ce sur peine portée par lesdits statuts enjoignant à tous et chacun les habitués de ladite église, de quelque qualité et condition qu'ils puissent être, de conformer si bien leurs mœurs à la vertu ecclésiastique qu'ils ne pussent donner scandale au prochain, soit au cloître de ladite église ou en ville, et encore touchant la résidence que chacun doit faire au cloître . Les livraisons de vin et distributions quotidiennes qu'on doit faire à ceux qui assistent aux offices, la portion des défaillants étant affectée à la fabrique de l'église ; la réduction des chanoines au nombre de treize 3, y compris les trois dignités de doyen, chantre et sacristain
1. G : Severt, fol. 288. — 2. L, T, C, B : et anathème contre. — 3. L, T, C, B,