‹ Histoire du BeaujolaisChapitre 169 sur 216 · V : seize · texte numérisé non relu

V : seize

pour lesquels les prébendes seraient réduites à quinze, savoir : treize pour chacun des treize chanoines, une autre pour le doyen, les deux tiers d'une autre pour le chantre et l'autre tiers pour le sacristain; depuis ce temps-là, une prébende ayant été affectée au précepteur, les chanoines ont été réduits à douze.

Ces statuts r furent confirmés et autorisés par la sainteté de Sixte IV, le septième des ides de juillet, l'an 1481 et le onzième de son pontificat; il serait à souhaiter que ces statuts fussent imprimés pour l'utilité de ceux qui auraient besoin de s'y conformer; ils ont été depuis lus et reconfirmés et jurés être observés en chapitre général le 23 juin 1621.

Par la fondation de l'église collégiale et royale de Notre-Dame de Montbrison en Forez, il est dit que les chanoines se conformeront et suivront les statuts de l'église collégiale de Beaujeu.

Par la bulle de sécularisation du chapitre de Saint-Pierre de Mâcon qui étaient religieux de Saint-Benoît, laquelle fut fulminée de l'ordonnance du pape Sixte IV, par l'archidiacre de Mâcon et le doyen de Beaujeu, l'an 1471, il est ordonné que les chanoines prendront pour règles les statuts de l'église de Notre-Dame de Beaujeu.

J'ai dit, au chapitre dixième des seigneurs de Beaujeu, parlant d'Humbert V, que de son temps et l'an 12 18, au mois de février, il y eut société entre le chapitre de Beaujeu et celui de Saint-Irénée de Lyon qui avaient séance et portion l'un chez l'autre quand ils s'y trouvaient; l'acte est aux preuves.

Il y a auprès du château, et à 25 ou 30 pas sur le même monticule, un hameau ou paroisse de Saint-Jean pour les habitants, tant dudit château que des environs de ladite montagne, dépendante de la paroisse de Saint-Martin-des-Etoux, annexée à la paroisse de Saint- Nicolas de Beaujeu et servie par un vicaire destituable à la volonté des sieurs chanoines. Les habitants dudit hameau de Saint-Jean sont imposés dans un même rôle avec les habitants des Etoux d'où ils sont consuls et leveurs à leur rang et tour. Environ l'an 1655 2, les habitants dudit Saint-Jean voulurent se séparer d'avec ceux des Étoux, disant qu'ils avaient une paroisse particulière 5 et, pour cet effet, se pourvurent par-

1. J : autels. — 2. L, T, C, B, V : 1635. — 3. L, T, C, B, J, V : et par conséquent qu'ils devaient avoir un rôle des tailles séparé de celui des Étoux.

devant les élus de Beaujolais, où, après un long procès, les habitants dudit Saint-Jean furent condamnés à demeurer taillables conjointement et dans un même rôle avec ceux des Étoux, puisqu'ils sont d'une même paroisse. Il est vrai que la chapelle de Saint-Jean-Baptiste fut bâtie pour la commodité des habitants qui, en temps incommode, ne pouvaient aller aux Étoux, et aussi pour n'être pas obligé de leur ouvrir le château en pareil temps ou de guerre ou de contagion, de peur que, sous prétexte de dévotion, grand nombre de personnes ne fussent entrées dans la place pour la surprendre. On y enterre quelques paysans voisins mais, pour les sacrements et fonts baptismaux, ils sont en l'église du château x où les habitants vont se confesser et communier et recevoir le baptême, et où ils peuvent choisir leur sépulture au cimetière dudit château, ou à celui qui est contigu à ladite chapelle et font sonner les cloches du chapitre du consentement des chanoines.

Ce hameau est composé de seize feux, résidant partie autour de la chapelle et partie dans le château.

J'ai dit, dans Humbert Ier et Guichard II, les biens qui avaient été délaissés à cette église par divers seigneurs, mais je n'ai pas dit que les seigneurs de Beaujeu l'avaient déclarée libre et franche de servitudes et maie toste ou coutume, et que Humbert et sa femme Auxilie leur avaient donné plusieurs privilèges et entre autres que tout habitant qui aurait maison dans l'enclos desdits chanoines en pourrait faire à sa volonté, sans être sujet à aucun service ni dépendance ; ils accordèrent encore aux chanoines le droit de pouvoir vendre leurs vins de leur crû sans être obligés de payer aucune gabelle ni d'être sujets à aucun ban ni rançon.

Bérard et Vandelmode donnèrent à ladite église les dîmes qu'ils avaient dans les condamines et seigneuries des paroisses de Rogneins et de Dracé, et encore les dîmes de Charantay, et un mas audit lieu avec vignes et terres et appartenances ; Bérard et Josmard, frères, un autre courtil audit lieu; Hugues de Fougères, la moitié d'un autre, régnant le roi Philippe Ier; Suplicie, femme de Gérard de Vaureilles, un courtil à Brullie 2 ; Ranulphe d'Oudennas certains biens qu'il avait es paroisses de Vaux et de Lacenas; Imbert et Ltienne de Provenchères,

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