‹ Histoire du BeaujolaisChapitre 40 sur 216 · XLII PIERRE LOUVET · texte numérisé non relu

XLII PIERRE LOUVET

est indubitable que Louvet les remplit pendant quelque temps1. Il n'avait pas pour cela abandonné ses travaux historiques : les Archives de Villefranche conservent un inventaire écrit de sa main, c'est un registre de 73 pp., qui commence ainsi :

État et inventaire des papiers et archives qui sont à Vhostel de ville de Villefranche, capitale de Beaujolois, faict et inventorié par Me Pierre Louvet, docteur en médecine et recteur du collège de la dite ville, de Tordre et par délibération de Messieurs Charles de Phelines, sieur de Ruyre, président en V élection, Alexandre Bessie, sr du Peloux, advocat, François Mignot, escuyer, sieur de Bussy, de la Marinière et autres places, conseiller du Roy en ses conseils, lieutenant général civil et criminel au bailliage de Beaujolois et Jean de Phelines, sieur de Martelet, advocat, eschevins, estant secrétaire de la dite ville MT Claude Laurens, notaire royal et greffier audit bailliage, le 8 septembre mil six cens soixante huict.

A la plus grande gloire de Dieu, Cy commence V inventaire des papiers de la maison de ville....

P. 73 et dernière : Cet inventaire a esté achevé le 13 février 1669, est ans eschevins Messieurs Anthoine du Sau\ey, sT de Jouxte Cros et Raimond de Meaulx, bourgeois, avec les messieurs Mignot et de Phelines, mentionnés à la teste de cet inventaire.

Louange à Jésus, Marie, Joseph, Joachim et Anne et à tous les saincts du paradis.

Faict par moy, Pierre Louuet2.

1. Je crois devoir citer, mais sous toutes réserves, un passage de Y Histoire populaire de Villefranche, par Laplatte (1863, in-8), relatif au rectorat de Louvet: « En 1669, Pierre Louvet fut nommé recteur du collège de Villefranche qui, à cette époque, contenait 150 élèves auxquels on donnait une instruction distinguée. Lorsqu'il fut retiré de ce collège, l'administration du rectorat fut malheureusement négligée jusqu'en 1704, où elle fut confiée à l'abbé Pellebon, docteur en théologie; sous ce spirituel recteur, l'établissement ne tarda pas à reprendre tous ses anciens avantages. Pierre Louvet avait fixé le tarif du prix de l'instruction donnée aux élèves, arrêté par le recteur et les échevins de la ville. Trente sols était le prix par mois de ceux qui n'allaient qu'en humanités, et trois livres pour ceux qui atteignaient les classes

supérieures. Né à Villefranche, Pierre Louvet en fut une des gloires » Un auteur qui

se permet de semblables inexactitudes ne peut guère être pris en considération.

2. Archives municipales de Villefranche, série II, 1. — On trouvera ci-contre le facsimilé, légèrement réduit, de la dernière page de cet inventaire ; hauteur du registre, 328 mill., largeur, 220 mill. — Une copie de cet inventaire se trouve aux Archives départementales du Rhône, série E.

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