ORDRES FRANÇAIS DE CHEVALERIE
rouge pour le général des galères, irioletfe poûr
Févéque et le prieur, et noire pour tous les autres.
Les principaux ouvrages qui traitent de riiî&iûire de Tordre de Malte sont :
HttUrirè des eheinUiers de Varére de Samt-Jean de Jémsalem, traduite de lïtaiien de Bosio;
Histoire de Make, de d'Aiây ;
Hist&ire des ehè^aUers de Malte, par Totot ;
Histoire du siège de Rhodes, du temps du grandmOUre d'Aulmsim, par le P. Bouhours;
Vie de Philippe de VilHers de l'Ide-Adàm, dermér grand-maitre de Rhodes , par André Chevet;
La levée du siégé de MeUtepar les Turcs, défàh due par le grand^naUre de la Fillette^ in-S^:, Paris, 1566. '
Ordres royaux de Saint-laiare et de lotr^-Dame da SMl-Oarmel.
L*ordre militaire de Saint Laxaîe fut établi par les ehrétiené occidentAux à Tépoque des premières croisades, vers Tan 1119. II était différent des ordres des Templiers, des chevaliers Teutoniques et des chevaliers de Saint-Jean dé iérusalero. Son institut était d'accueillir et de soigner les pèlerins dans des maisons fondées dans cette destination, de lenr servir de guides, et de les protéger et défendre contre les attaques des musulmans.
Les papes lui donnèrent de grands privilèges, et les princes, de riches possessions. Louis VII fit. pré*
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seatiy en 1154, de la terre de Boigny, près d'Uriéaos, aux chevaliers de Saint-Lazare, qui y fixèrent leur résidence après que les chrétiens eurent été expulsés de leurs établissements en Terre-Sainte.
Dans la suite, cet Ordre vit sa splendeur s'obscurcir; et Innocent VIII songea à Tuniraux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem ; mais les chevaliers de Saint-Lazare de France obtinrent qu'il continuerait à avoir une existence propre et distincte.
Philibert de Nerestang, gentilhomme de rare vertu et capitaine des gardes du corps , conçut le dessein , après Aymar de Chat, chevalier de Malte, de faire refleurir cet Ordre, et il employa si heureusement son crédit auprès de Henri IV, que ce monarque Fen nomma grand-maître Tan 1606, et le souverain pontife, en conlirmant sa nomination, accorda à TOrdre des lettres très-avantageuses.
Les chevaliers, entre antres privilèges, avalait permission de se marier et de tenir des pensions sur les bénéfices consistoriaux. Une bulle du pape Paul V, en unissant Tordre de SainIrLazare à Notre-Dame du Mont-Carmel, ajouta encore à son éclat et à sa prospérité. Louis XIV le prit sous sa protection spéciale en 1664, et un édit donné par Louis XV en 1767 en confirma les prérogatives et en régla Tadministration.
La croix est émailléede pourpre et de vert, bordée
d'or, aii;^léc de quatre fleurs de lis de même. Le rui>an est de pourpre moiré.
Devise : Dieu et mon roi. -
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Le principal ouvrage sur cet Ordre, et il peut tenir lieu de tous les livres écrits antérieurement, est celui de M. Gautier de Sibert, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Leltres» intitulé :
Histoire des Ordres royaux, hospitaliers et mUitaàres de Saint-Lazare à JérfÊêokm ^ de Notre' Dame du JUont-Carmd^
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Philippe II f dit le Bon, duc de Bourgogne et
comte de Flandre, institua cet Ordre dans les fêtes qui eurent lieu à Bruges, lors de son mariage avec Isabelle, fille de Jean, roi de Portugal. Plusieurs motifs ont été assignés à rétablissement de cet Ordre fameux. Olivier de la Marche écrit « qu'on dit à Philippe le Bel, roy de Castille, père de Charles- Quint, que Philippe le Bon, son ayeul, avoit institué Tordre de la Toison - d^Or en vue du bellier de Jason; mais que Jean (Sermain, évesque de Chàlon en Bourgogne, et chancelier de TOrdre, estant survenu, changea cette idée et déclara au jeune prince que cet Ordre n'avoit en vue que Thistoîre canonique de Gédéon, fameux par sa toison arrosée. «
Un vieux chroniqueur assure qu'en instituant œt Ordre , Philippe le Bon avait en vue un double but :
« 1^ d'inspirer à ses prud'hommes un courage hé-
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roïque à rencontre des mécréants, à rexempledu noble et vaillant Gédéon , suz^ain du peuple de Dieu » qui, sur rassurance mystérieuse du mirade de la toison parachevé en sa faveur, délit avec une mince Uoupe de braves la moult puissante ost des Madianites; 9f* d*engager ses loyaulx et alTectionnés subgets à prendre grand soin de leurs troupeaux, dont la laine taisait la principale richesse. »
COrdre fut mis sous la protection de saint André.
Les statuts donnés par Philippe le Bon portaient que les récipiendaires prouveraient quatre générations de noblesse, tant paternelles que maternelles; les armoiries des chevaliers devaient être placées dans réglise, au-dessus des sièges qu'ils occupaient. Le premier nombre fut fixé à trente-un « savoir, trente chevaliers et le grand-maître; à présent il n'est plus limité. Âu premier chapitre, le duc ne reçut que vingt-quatre chevaliers; le nombre des trente ne fut rempli que dans les chapitres suivants.
Le collier de FOrdre est d'or , émaillé de la devise
du duc, qui était de doubles fusils et de pierres à feu entrelacées, avee ces mots: Anle feril quàm mical, il frappe avant d'avoir brillé. Au bout de ce collier pend la figure d'un mouton ou une toison dW, avec cette autre devise : Prelnm non vUe lab<h rum, prix des travaux qui n'a rien de vil.
L'ordre de la Toison-d'Or a tovyours joui de trèsgrands honneurs et privilèges. Les chevaliers ne cédaient la préséance qu'aux rois; Charles V, quittant volontairement ses États, s'ôta lui-même du
IM CÊOm FBANÇAIS DE aSVALOUB.
eou la Toison-d'Or, et ia mil à son fils Philippe, comme un prédeox dont et lui dit, en mêlant ses paroles avec des larmes : « Mon fils, reeeves eet in-
sigDe eoilier de la Toison-d^Or, que j'este moy-niéme de mon cou pour vous le donner. Notre ayeul Philippe le Bon, duc de Bourgogne, qui est Tinstî* luleur , a voulu que ce fùl un inoiiumeut éternel de la ildélité que les chevaliers doivent garder à la sainte Église romaine. Et je vous prie de vous souvenir toujours de son institution et de ses statuts. »
Charles le Téméraire, due de Bourgogne et comte de Flandre, fils de Philippe le Bon, ayant été tué au siège de Nancy (5 janvier 1477), sa iille Marie épousa Maxtmilien d'Autriche et apporta le collier de l'Ordre k son mari. Philippe le Beau, son fils, ayant épousé Jeanne la Folle, fille de Ferdinand et d'Isabelle, et héritière du trène d'Ëspagne, les États de Bourgogne furent unis k cette monarchie, dont les chefs ont depuis conféré 1 Ordre.
A la mort de Charles H, roi d'Ëspagne (17U0), Tarchiduc Charles d'Autriche , qui prétendait à sa succession, ayant pris le titre de roi d'Espagne, quoique cette couronne eût passé à la maison de Bourbon , se déclara grand-maltre de la Toison-d'Or. Depuis cette époque, les empereurs d'Autriche et les rois d'Ëspagne ont concurremment exercé le droit de nommer des chevaliers.
Les principaux ouvrages sur Tordre de la Toisond'Or sont les suivants :
Histoire de la Toison- d'Or, ordre de chevalerie.