‹ Histoire du blason et science des armoiriesChapitre 8 sur 48 · NS SIN NS · texte numérisé non relu

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DES DIFFÉRENTES ESPÈCES D'ARMOIRIES. 89

(V. ces mots au dictionnaire), sont les pièces dont on se sert le plus pour opérer la brisure. | L'intercalation de ces signes se fait, bien de en charge (V. ce mot) sur Farmoirie dela famille. . - Le blason des bâtards est soumis aussi à la brisure. Les puinés prennent des doubles brisures ou sousbrisures.. , | =

. $ XXXVIIT. — Punitions.

L'armoirie est encore pure ou diffamée.

Si le don et le droit de la porter récompensaient les services rendus par de loyaux personnages , la décharge, la tache opérée sur elle par condamnation punissaient un coupable et le couvraient d’infamie, lui et ses descendants.

La dégradation d’un chevalier félon était affreuse. On le faisait monter sur un échafaud ; on y brisait à ses yeux les pièces de son armure; son écu, le blason effacé, était attaché et trainé à la queue d’une cavale, monture dérogeante ; le héraut d'armes accablait d’injures l’ignoble chevalier. Après avoir récité les vigiles funèbres , le clergé prononçait les malédictions du psaume cvs; trois fois on demandait le nom du dégradé, trois fois le héraut d'armes répondait qu'il ignorait ce nom et n’avait devant lui qu'une foi mentie. On répandait alors sur la tête du patient un bassin d’eau chaude ; on le tirait en bas de léchafaud par une corde; il était mis sur une civière, transporté à l’église couvert d’un drap mor-

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tuaire, et les prètres psalmodiaient sur lui les prières des morts. |

On taillait (ou brisait) la pointe dextre du chef de l’écu d’un lâche pour faire comprendre qu’il n’était brave qu’en paroles. On accourcissait la pointe de l'écu de celui qui avait tué un prisonnier de guerre. Saint Louis ordonna que Jean d’Avènes, qui avait insulté sa mère, porterait le lion de ses armes non lampassé, non viré. Lion lampassé est un lion avec langue , lion viré est un lion avec griffes ou ongles. Or, selon saint Louis, celui qui insultait sa mère était indigne d’avoir ongles et langue. On peignait deux goussets pairles pleins de sable (deux Y noirs) sur les deux flancs de lécu du chevalier convaincu d'ivrognerie, ou de faux témoignage, ou d’adultère. Ces punitions avaient lieu d’après les réquisitions des roys ou hérauts d'armes, les procureurs généraux de l’époque. |

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