L(* Pipai est aus^i Tarbrc de Gautama
2. Cetti' reinaniue norait superflue, si l'on n'eût prétendu que ces Buddhai sont un siuiph' produit de l'imaginatioD.
'{. Les Septentrionaux, eux aussi, foi^t de Tishya et Puthyt deux penoiinagt.'S distincts. Ilodgson, Ess.^ 33;
s'aperçoit que les deux listes concordent absolument en ce qui concerne les sept derniers Tathftgatas, en y comprenant 322 Çâkya ^. * Les noms de cinq de ces sept sont donnés sur les sculptures de Bharhut, à côté de la représentation de leurs Arbres de la Science ; quant aux dix-huit autres, on n*en . trouve pas trace sur ces sculptures, ce qui n'est probablement pas un hasard.
Ces sept Tathâgatas sont connus aux Septentrionaux sous le nom général de Mânushi-Buddhas « Buddhas de race humaine ». Yipaçyin, Çikhin et Yiçvabhû sont placés dans Tâge d'or; Kakuchanda et Kanakamuni dans Tftge d'ai^ent; Kftçyapadans Tâge de cuivre; et Çâkya dans notre âge de fer ^ Les détails donnés au sujet de Yipaçyin %t de ceux qui viennent après lui, montrent que les traditions, dans les deux divisions de l'Eglise, dérivent d'une seule et même source ; les divergences s'expliquent facilement comme des corruptions, nées de lectures erronées. Gomme il n'est pas sans importance de connaître la relation qui existe, à ce
4. Dans le Lotus, 122, il est question de sept Buddhas, dont Vipaçyin est le premier et Çâkyamuni le dernier. Le même ouvrage, 1 13, nous apprend qull existe seize Tathâgatas, deux pour chaque division de Thorizon : Akshobhya et Merukûta (c'est-à-dire sommet du Mont Mcru) à l'Est; Simhaghosha et Simhadhvaja au Sud-Est; Âkâçapratishthita et Nityaparivrta au Sud; Indradbvajaet Brahmadhvaja au Sud-Ouest; Amitâbha et Sarvalokadhàtûpadravodvegapratyuttlrna à TOuest; Tamdlapatracandanagandha et Merukalpa au Nord-Ouest; Meghasvara et Mcghasvararàja au Nord; Sarvalokabhayastambhitatvavidhvamsanakara et Çâkyamuni au Nord-Est. Ce dernier est en même temps le centre du monde; il est, par conséquent, identifié avec Brahma conçu comme Étoile Polaire, et, au sens spirituel, avec le centre du microcosme, la Raison.
1. Il faut savoir que la durée de ces quatre grandes époques représente la proportion de 4, 3, 2, 1. L'âge de fer, le Kaliyuga, constitue Tunité et dure 432,000 ans, ou seulement 1,200 années divines; cela veut dire : au fond, le Kaliyuga signiûe 12 mois = 1 an! Chaque jour, le monde est créé de nouveau : cette création est dite un kalpa. On devrait s'attendre à quatre Buddhas dans Tâge d'or; trois dans Tâge suivant; deux dans le troisième Age et un dans le quatrième, car chaque buddfia vit un an. Un yuga, littéralement : un couple, donc la nuit et le jour, peut coïncider avec un kalpa, mail on peut aussi 1 en distinguer d'une façon plus ou moins conventionnelle.
LE DHARMÀ 341
sujet, entre les traditions du Nord et celle du Midi, nous reproduisons ici, pour faciliter la comparaison, les données qui suivent * :
1. Yipaçyin, d*après la tradition méridionale, est né à Bandhumati, dans la maison du roi Bandhumat; d'après les Septentrionaux, à Bindumatî, dans la maison du roi Bindumat. — 2. Çikhin, né à Arunavati, eut pour père Aruna; les autres disent qu'il naquit dans la contrée nommée Urna. — 3. Vcssabhû (Viçvabhû), né à Anopama, dans la maison de Supratîta ; * les autres disent à Anupama, dans la famille 323 d'un baron. — 4. Kakusandha, né à Kshema, eut pour père le brahmane Agnidatta ; ou : né à Kshemavatî d'un père brahmane. — 5. Konâgamana (Kanakamuni), né à Çobhavati, comme fils du brahmane Yaj&adatta; ou : à Çubhavatt dans la famille d'un brahmane. — 6. Kâcyapa, né à Bénarès, fils du brahmane Brahmadatta; la tradition septentrionale le fait naître au même endroit, également comme fils d'un brahmane.
L'accord de ces traditions est relativement si grand, que nous pouvons en conclure que l'histoire des 7 derniers Buddhas appartient indubitablement aux éléments les plus anciens du dogme *.
Kn dehors des sept Mânushi-buddhas dont nous venons de parler, TEglise septentrionale reconnaît ce qu'on appelle les cinq Jinas ou Dhyâni-buddhas ', dont les noms sont : Yatrocana, Akshobhya, Katnasambhava, Amitâbha et Amogbasiddhi \ La définition de leur nature véritable n'est pas facile à donner; il semble qu'on ait mêlé des conceptions orjginaire-