‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 128 sur 196 · I. — RÛPA, FORlfB · texte numérisé non relu

I. — RÛPA, FORlfB

Ce groupe comprend tout ce qui a rapport au corps, dans un sens plus restreint, et compte vingt-huit subdivisions : 1. l'élément terre; 2. Télément eau; 3. Télément feu; 4. l'élément air. Ces quatre subdivisions forment les principes matériels ; les autres subdivisions sont dérivées, dépendantes : 5. l'œil ; 6. Toreille; 7. le nez; 8. la langue; 9. le corps; 40. la forme; 11. le son; 12. Todeur; 13. le goût; 14. ce qui est saisissable; 15. Toi^ane de la femme; 16. Torgane viril; 17. la force vitale; 18. le cœur; 19. l'élément espace * ; 20. les mouvements du corps; 21. le langage; 22. la légèreté; 23. la douceur; 24. l'aptitude au travail; 25. entassement ou épaisseur; 26. étendue ou durée; 27. usure; 28. destructibilité \

Tous ces articles admettent de nouveau une subdivision. * C'est ainsi qu'on classe sous l'article 1, vingt parties du 343 corps, qui sont formées de terre : les cheveux, les ongles, les dents, la peau, la chair, les veines, les os, la moelle, etc. Sous l'article 2, l'élément eau, on classe douze parties liquides du corps : la bile, la mucosité, le pus, le sang, la sueur, etc.

1 . Les principaux owmgf contiiltét à ee sujet sont : Hirdy, M, ûf B. 399 II. ; Childen^ Pâli Diet. ; Sarvadarçana Sëàgraka, SI; GoTindâmnda dans Vedânla-Sûlra, 547; Golebrooke, Biêa^t, S58 (Mite. &#., SSt).

2. Le mot qui lignifie « élément », dhéHu^ admet ploa d*iui eent : priaeipe élémentaire : terre, eau» feu et air; fèndeneat; prinolpe fondtaiihii. Tooa les faite immatériaui, tels que anéaotliiemait, Nirrâ^a efe. sont diti Uül dhâlu. (Test, en un mot, tout ce qui, dana réemilemait des pkéoonéMa, resta éternellement et immuablement aembUble à lui-mêma. U ait irrai qn^ni des axiomes dit : « tout est non-durable et périaaabla •; maia da ea laiil fl faut Justement excepter ce qui est durable et indeatnietibla.

3. La liste que donne Cbildert a. ▼. rdpa, n'a pas le a* 14, naiet sa re?aaclM^ elle donne à la fin, comme n« S8 : prise des alloMols.

L'article 3 (feu) se trouve dans le corps sous quatre formes : comme un feu qui préserve le corps de la pourriture, de même que le sel empêche la corruption de la viande ; comme un feu né d'un chagrin cuisant, qui fait languir le corps, comme s'il était brûlé ; comme un feu qui cause la décadence et la maladie ; comme un feu digestif dans Testomac. A propos de l'article 4, air ou vent, on distingue six sortes de vent qui se trouvent dans le corps ^.

Ceci suffit pour justifier la proposition que le système des cinq Skandhas contient aussi une sorte de physiologie. Pour donner une idée de cette physiologie, nous citons la théorie suivante, qui présente une image poétique :

<i Le corps est durci par la terre qui le compose, comme s*il était mordu par un serpent avec une bouche sèche ; par Teau, il se corrompt, comme s'il était mordu par un serpent avec une bouche pourrie; par le feu, il brûle, comme s'il était mordu par un serpent avec une bouche enflammée ; et par le vent il est déchiré, comme s'il était mordu par un serpent avec une bouche pareille à une lancette. »

Chez les Septentrionaux, le groupe « forme », comprend en général : les organes des sens avec leurs objets, en tant qu'ils se rapportent à la personne qui observe, en d'autres termes, les organes des sens et leurs objets, tels que ceux-ci se réfléchissent dans l'esprit, les choses considérées au point de vue subjectif.

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