‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 133 sur 196 · NoU» sur Yogasûlra · texte numérisé non relu

NoU» sur Yogasûlra

2. I.ofl deux premiers numéros sont traités avec plus détail dans Mil, P, 60 ; Hardy. M. of B. 401, est d'accord avec ce texte.

368 HISTOIRE DU BOUDDHISME DANS LlxNDE

contact réel. La principale faculté dont la pensée dépend est le sens intérieur, la conscience. De là sort la volonté dirigée sur quelque objet, volonté qui, dans certains cas, n'influence pas seulement celui qui veut, mais aussi d'autres personnes. Par exemple : un homme boit un breuvage empoisonné, et le fait boire aux autres; alors il se préparera des maux aux autres et à lui-même. Autre exemple : un individu prend la résolution de commettre un assassinat; par suite de ce crime, il renaîtra en enfer, et, s'il entraîne d'autres à commettre le même crime, ils subiront le même châtiment. De 347 même, un homme peut résoudre de s'acquérir du mérite; * par suite des bonnes œuvres qu'il aura faites, il renaîtra dans un des cieux ; s'il entraîne d'autres à faire de même, ils recevront la même récompense *.

Après la pensée vient ', comme 5* article, le soin ; 6, l'attention; 7. la force vitale, définie comme le principe vital, qui nourrit les propriétés ou facultés invisibles ou idéales, comme l'eau nourrit le lotus.

Puis on énumère : 8. supposition, conjecture {viiarka) et 9. réflexion, raisonnement {vicâra). Le trait distinctif de la première, ainsi qu'on l'explique quelque part *, est qu'elle insère quelque chose, de même que, par exemple un charpentier insère à un endroit voulu un morceau de bois qu'il vient de travailler. On peut comparer le premier samskâra à un coup qui vient frapper un tamtam de métal, le second étant l'écho. Quelque peu suffisante que soit la définition, on peut conclure de la comparaison qui y est jointe que l'auteur de Touvrage cité a réellement eu présente à l'esprit l'idée, que notre traduction exprime *.

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