‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 134 sur 196 · Af t7. P · texte numérisé non relu

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4. Assez souvent le premier ternie est employé dans le sens plus général de « pensée ». Dans le Yogasûtra, 1, 17, vitarka et viçdra se suivent également ; le premier est expliqué par « estimation en gros », le dernier par

L'article 10 est : force d'esprit, tension des forces, le contraire de négligence. Le trait distinctif de ce samskâra est de fournir un appui; il est comme un soutien, qui empêche la destruction du mérite moral; quand une maison penche d'un côté, on y met un soutènement, pour l'empêcher de tomber.

Le ^V article est : effort sérieux, dessein prémédité. Puis vient 12. agrément et 13. plaisir. Un degré supérieur de l'agrément est l'extase, qui est capable d'élever un homme jusqu'aux nuages. C'est évidemment par suite de la tendance de donner à la philosophie scolastique une teinte édifiante et pieuse, que l'expression figurée que nous venons de citer * 348 a été prise à la lettre, en même temps qu'on inventait ou adaptait des légendes pieuses qui la dramatisaient. Voici un de ces récits. Le moine Tishya avait l'habitude constante d'aller vénérer le reliquaire. Lors d'une certaine fête, il dirigea ses regards vers l'endroit où étaient déposées les principales reliques, et se dit à lui-même : « Combien de moines et d'hommes religieux ont été réunis là, dans les âges anciens, pour faire leurs dévotions ! » En pensant ainsi, il obtint la puissance de l'extase, de sorte qu'il put s'élever en l'air et se rendre ainsi à l'endroit sacré. En dehors d'agrément, le terme 12 signifie aussi « amour », c'est-à-dire le contraire de la mauvaise volonté ou du désir de faire du mal aux autres.

L'article li comprend la foi, la confiance calme. C'est là une faculté particulièrement précieuse : elle purifie, sanctifie et élève l'ûme. L'article 15, mémoire, retenue, constitue également une faculté recommandable, qui retient l'homme (lu mal et le pousse au bien. On peut la comparer à un liilMe ministre, qui retient son souverain ou le pousse en avant, selon les circonstances, en lui donnant de bons con-

« p«'n>''trati()n plus fine»; mais 1, 43 savilarka signifie « accompagné dineertitudo, (le rpiolqiir ilouto »; 2, 33, vilarka est une « idée qui se présente à 1 Vfllirit » par exemple : ferai-je une chose ou ne la ferai-je pas?) « un plan «.

scils et en lui fournissant les renseignements dont il a besoin.

L'énumération continue par : 16; honte; 17. hésitation;

18. désintéressement; 19. bienveillance. Puis vient 20. prudence, sagesse. C'est elle qui chasse Tignorance et révèle ce qui est bon et ce qui est mauvais, de même qu une lampe allumée rend visibles les objets qui resteraient cachés dans Tobscurité. Le contraire de la sagesse est Tignorance. Il faut distinguer la conscience de Tintelligence et de la sagesse. Par ]a première, nous percevons la différence de couleur des objets ; mais cela ne suffit pas pour nous faire reconnaître Tinconstance de ces objets. Par Tintelligence, nous connaissons et les couleurs et Tinconstance des choses, mais cela ne suffit pas pour nous faire connaître les voies du salut, tandis que la sagesse nous indique à la fois les couleurs, Tinconstance et les voies. Il y a cependant une sorte de sagesse qui n'est possédée que par les Pratyekabuddhas et les Buddhas suprêmes : celle par laquelle on découvre les quatre vérités cardinales.

349 * Après la sagesse vient 21. impartialité. Puis, il y a sur la liste, comme articles 22-33 , six propriétés attribuées d'abord au corps et ensuite à Tesprit : tranquillité ou rapidité, douceur, aptitude au travail, habileté ou aptitude acquise par Texercice, rectitude ou droiture.

La pitié et la sympathie pour le bonheur des autres occupent lo 34* et le Sri*» rang. Les articles 36-38 sont : convenance en paroles, en act(».s, dans la manière de vivre.

Suivent les facultés nuisibles, les défauts : 39. avarice; 40. haine; 41. éblouissement, aveuglement; 42. fausse croyance, définie comme l'incrédulité qui nie l'existence de ce monde et de la vie future; c'est la source principale du péché; 43. orgueil; 44. impudence; 45. témérité; 46. doute; 47. vanité; 48. jalousie; 49. envie; 50. mauvaise humeur; 3K engourdissement; 32. négligence.

En parcourant cette liste, on voit qu'elle contient une liste

d'états, surtout intellectuels et moraux, de facultés passagères. Au point de vue bouddhique, on n'a pas le droit de parler de traits de caractère, de dispositions innées.

Les Septentrionaux, eux-aussi, classent sous ce groupe toutes sortes d'états passagers de l'âme et de l'esprit; tels que : affection, antipathie, crainte, joie, douleur, etc.; orgueil, vanité, aveuglement; la vertu et le vice; des péchés plus ou moins graves.

Entre les samskàras des Yogins et ceux des Bouddhistes, on ne peut découvrir aucune différence originelle; ce que les derniers possèdent n'est qu'une différenciation de ce qui se trouve à Tétat moins développé chez les premiers.

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