‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 141 sur 196 · Mil. r · texte numérisé non relu

Mil. r

2. Il est Tort possible que cette expression ait aussi peu de rapport, à rori^'inf". avec la doctrine de la renaissance que, par exemple, le passage suivant de Smib's dans son livre sur le Devoir : « Ce que nous pensons et Taisons ei^t irrévocable, exerce de l'influence, forme notre caractère, retenUt dans I avenir. Lf passé est toujours avec nous. ■

peut indiquer, chez les arbres qui n'ont pas encore de fruits, où les fruits sont placés. »

Il y a une contradiction entre la théorie que nous venons de citer et le dogme, d'après lequel le Buddha se souvient de tout ce qu'il a vu quand il était Bodhisatva. En se plaçant au point de vue du dogme, on pourrait essayer de combler l'abîme qui sépare Tancienne de la nouvelle théorie de la renaissance ', en disant que le Buddha se rappelle ses états antérieurs, non par suite de son unité substantielle avec le Bodhisatva, mais parce que c'est une de ses facultés surnaturelles de connaître aussi bien le passé que l'avenir. De cette manière, on pourrait en apparence écarter la contradiction, mais non la supprimer réellement, et s'il est une chose évidente, c'est que le dogme de la renaissance, tel qu'il se dessine dans les légendes du Bodhisatva, diffère complètement de celui qui fut admis plus tard, sinon par les simples laïques, du moins par les Saints.

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