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LE OHARIU 187
Existe-t-il ei n'existe-t-il pas, après la mort? N^existe-t-il pas ei existe-tpil, après la mort? » Aux questions ainsi posées, le Seigneur refusa de répondre. Gomme raison de laisser ces questions sans réponse, il est dit qu'il n'y à aucune raison ni aucun motif pour les éclaircir. Cette décision négative du Buddha présente une analogie remarquable avec celles d autres Sages indiens, * qui déclarent que la survi- 364 vance de Thomme après la mort fait partie de ces problèmes que même les plus grands sages ne peuvent résoudre. La prudence attribuée au Seigneur est donc, ou bien une imir . tation de ce que d'autres Indiens avaient dit, ou bien une mesure pour conserver la concorde parmi les frères ^•
Quelle que soit la divergence d'opinions individuelles qu'on suppose chez les philosophes indiens, selon l'opinion rigoureusement orthodoxe, chez les philosophes bouddhiques aussi bien que chez les autres, la Délivrance, quel que soit le mot qui la désigne, se ramène à un état d'inconscience absolue. Même dans le Yoga, qui, étant strictement dualiste, s*éloigne beaucoup du système bouddhique, et maintient rétemité de l'âme, complètement séparée de la matière, la délivrance consiste dans le retour de l'ftme à son état naturel d'inconscience : « la conscience reste comme force, mais n'est pas active, ne subsiste donc pas réellement *• » Ailleurs, il est dit : « la délivrance est l'inconscience parfaite *. » Le Nirvana bouddhique ne diffère en rien de cette conception.
1 . Elle est, en outre, parfaitement en déiaeeord aree ce que te Buddha loi» même enieigne dans le Brahm^fâta-Sutia (cité par Rhjt Dafidi, BméikkMt 98).
2. Yogaiûira^ 4, 34. Pour le sectateur du Togaanisi, tout reffoit eet dirigé vers Tanéantissement de Tétre existant, c'est-à-dire de Tonion da carpe ef de ^ rallie ; pour arriver à ce résultai, il faut se pénétrer de la oonTtettott q^ la matière muable, impure» et Tâme immuable, purCi sont entiéremeol lépa* râbles ; Yogas. 3, 49. Par c éoie • le Togin entMid nna force pvodaelriee de lumière et de conscience, maie UMonsciente par elle-même^ forée qui ioiilteBt Tunité de Torganisme.