Voir par exemple Sarvadarçana-Sakgraha
3. Mil. I\ 207. La doctrine d*après laquelle, après li mort, tout cesse d*eiis-
En dehors de la classification des Saints en quatre degrés, les Septentrionaux reconnaissent une distinction de trois 390 sortes de fils de Buddha ^. * Quelques-uns sont placés au rang de suivants, de disciples, ou d'obéissants; d*autres, à celui des Pratyekabuddhas ; d'autres encore à celui des Bodhisatvas *.
Les premiers sont ceux qui, dans leur effort vers le bien suprème, s'efforcent de pénétrer sous la direction d'autrui, dans la connaissance des quatre vérités cardinales, après avoir fui le monde et ses séductions. Les seconds sont ceux qui, après avoir renoncé au monde, vivent dans l'isolement, continents et maîtres d'eux-mêmes, et n'ont plus besoin de direction pour se vouer à la spéculation, à la pénétration de la doctrine des causes et des effets. Leur but, comme celui des premiers, est d'arriver au Nirvana pour eux-mêmes. Plus haut placés que les deux premiers, sont ceux qui s'efforcent d'arriver à la connaissance du Buddha, à la connaissance de l'être né de lui-même *, et cela non seulement pour arriver eux-mêmes à la béatitude, mais pour y conduire d'autres êtres. Ceux-ci sont nommés Bodhisatvas, et leur véhicule est le Grand Véhicule, le Mahâ-yâna.
Si de cette définition des trois points de vue, on rapproché
ter^ de sorte qu'il ne peut être question de métempsycose, sous quelque forme que ce soit, est dite uccheda-vâda. Childers, Dict. 516, soutient que les Bouddhistes ont cette doctrine en horreur, mais le passage qu'il cite ne le pronTa nullement. Le texte en question (Hardy, M. of B. 473] ne cite cette théorie que comme traitant d'une de ces questions qu'il ne faut pas examiner, comme le problème de l'infinité du monde, et d'autres semblables. 4. Lotus, 52.
1. Au lieu de « rang », les Septentrionaux disent ydna « véhicule » et « chemin ». Dans ce dernier sens, ydna est employé en différents compoiéfl plus anciens, comme devaydna « chemin des dieux », piti*ydna « chemin des ombres dos ancôtres », composés qui ont servi de modèles à des expressions bouddhiques plus récentes, telles que çrdvakaydna, etc.
2. Buddhajnana, Svayambhujnâna. Les deux termes sont des modificatione de brahmavidyây connaissance de l'esprit, connaissance spirituelle, connaissance de rinûnl, de Dieu.
ce qui est dit ailleurs dans ce môme livre, si vénéré dans rKglise septentrionale, on ne doutera pas que les premiere ne désignent les jeunes moines ou novices; les seconds, les ascètes vivant dans la retraite et les philosophes spéculatifs; les troisièmes, les prédicateurs de la foi, surtout les moines prêcheurs \ En réalité, il faudrait distinguer quatre sortes d'enfants de Buddha, car, en dehors des trois classes que nous venons de nommer, il y a encore les simples fidèles ; el, en effet, il en est question, mais en passant seulement *.
* Bien qu'on distingue trois véhicules, c'est-à-dire, trois 391 chemins différents qui conduisent les hommes, selon la différence de leurs dons naturels et des circonstances, au but final de la vie, le résultat est toujours le même. En réalité, il n'y a qu'un tjfhia : le Buddha-yâna. C'est pourquoi le Tathàgata dit qu'il amènera un jour tous les êtres au Nirvana linul, car, ajoute-t-il, « tous les êtres sont mes enfants».
Ici, est exprimée eu termes doux, presque tendres, l'idée que nous trouvons exposée un peu autrement ailleurs, dans l'ouvrage cilé * : « Toutes les choses sont égales, vaines, indistinctes en réalité. Il n'y a pas trois véhicules (chemins) ; il n'y en a qu'un. Toutes choses' sont égales pour tous et toujours égales. Celui qui comprend cela connaît le Nirvana immortel, béni. »
Cette doctrine est incontestablement bouddhique, mais pas seulement bouddhicfue, car c'est absolument celle de TEcclésiaste de l'Ancien Testament, bien que le ton de l'Ecclésiaste soit beaucoup plus amer et plus dur que celui du tendre TathAgata '.
3. Drj.'i «lu temps <lo liL composition du Lotus, des laïques faisaient fonction dr pn'>dio.iteuri); actuelleiiicnt, au Népal, la prédication ne se fait presque plus que par des laïques mariés ; les religieux mènent une vie excluiivemcnt iiiona.stiqu<\