Le peuple dirait «jusqu'à ce que la tête lui tourne
2. On se demandera peut-être comment il est possible que quelqu'un se
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de terre labourée ou une aire. Hais tout homme qui n'a pas pratiqué ces études dans une existence antérieure, fera bien de se laisser guider par un professeur capable, afin d'éviter les erreurs que peuvent commettre si facilement les inexpérimentés.
Le cercle de terre ne doit pas être fait de terre glaise ou d'argile bleue, jaune, rouge ou blanche, ces couleurs appartenant à d'autres cercles. Il doit avoir la couleur du rouge de l'aurore ou la teinte du sable que le Gange dépose sur ses rivages '.
A cet exercice on joint une variété particulière de Samàdhi, par laquelle on éloigne tout ce qui s'opposerait à la réussite de la méditation. Ce Samèdhi est de deux d^rés, accessoire ou fixe. Bien qu'il arrive que le moine obtienne le signe nécessaire lors du Samèdhi accessoire, il vaut mieux obtenir le degré fixe.
II. L'exercice avec le cercle d'eau a une grande ressemblance avec les exercices précédents. Dans cet exercice aussi, celui qui l'a pratiqué déjà dans une existence antérieure, peut employer comme signe visible un étang, un lac, ou la mer. Dans le cas contraire il faut avoir soin de capter de Teau de pluie dans une toile, ou, à défaut de Teau de pluie, prendre de Teau pure *. On verse celle-ci dans une 398 écuelle ou dans un autre objet analogue et on la dépose à un endroit convenable dans le jardin du couvent ou dans un autre emplacement tranquille. Assis à une petite distance, le vénérable commence alors sa méditation, pendant laquelle il doit penser aux parties aqueuses de son corps et
rappelle ce qu*a fait le nom-et-forme des OBatm duquel il est tortt. Mtis ced ne fait pas de difiiculté. D'abord, pour on BouddUfte, ane férité leças n'adiit nulleuient la vérité contraire ; en outre, on aiattre, dtnt oette qmlitéi powède des dons surnaturels.
3. On peut voir en détail chez Hardy, pass. cité, le tratall piéptraloire que doit subir le cercle.
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aux différents mots qui signifient a eau ». L'exercice est continué, jusqu'à ce qu'on observe le signe.
III. Les mômes règles s'appliquent au cercle de feu, sauf la différence des matériaux. A moins qu'un religieux n'ait exercé cet art dans une existence antérieure, il doit commencer par prendre du bois, qui soit bien sec et dur^ il le taillera en petits morceaux, le mettra au pied d'un arbre et l'allumera. Puis il prendra une natte de bambou, ou bien' une toison ou une toile, il y fera une ouverture d'un décimètre et de quatre centimètres en diamètre ; il la tiendra devant lui et regardera le feu par le trou, en fixant toujours son attention sur le feu, non sur l'herbe ou la cendre, pas non plus sur la fumée qui monte. Il doit se pénétrer de la conviction que le feu dans son propre corps est de la même nature, aussi flamboyant et mouvant que celui qu'il regarde, en récitant mentalement les mots qui signifient « feu ».
IV. Pour le cercle de vent, on doit observer les mêmes règles que pour le premier cas. Il faut — si cela est nécessaire à cause d'une préparation insuffisante — se mettre au pied d'un arbre, et penser alors au vent qui entre par la fenêtre ou par un trou percé dans la muraille, et se dire que le vent dans le corps humain est aussi inconstant que le courant d'air qu'on sent.
Y. Si l'on veut s'exercer dans l'art du cercle bleu, il faut se servir do quelque objet de couleur bleue, tel qu'un morceau d'étoffe bleue, oude fleurs bleues, ou d'un cercle dessiné sur la muraille. Naturellement, un pareil moyen est inutile pour ceux (jui, dans une existence antérieure, ont déjà pratiqué l'art; ceux-ci peuvent se contenter de regarder un arbre avec des fleurs bleues. En faisant cet exercice, il faut se rappeler que la voùlo céleste est bleue comme le saphir. Tout le reste va de soi, après les préceptes donnés plus haut. 396 * YII-VIII. Les cercles jaunes, rouges et blancs, ne donnent pas lieu à des remarques spéciales, ils ne diffèrent du précédent que par la couleur.
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IX. En s'exerçant avec le cercle de plein air, on emploie, comme objet qu'on regarde, une ouverture dans un mur, un trou de serrure ou une fenêtre. C'est ce que disent quelquesuns ; selon d'autres, il s'agirait d'un cercle de lumière projeté
sur un mur V
X. Le dernier exercice consiste à regarder attentivement la lumière qui pénètre par une ouverture, à l'intérieur d'une chambre ; il ne diffère donc pas du précédent*. Il faut cependant remarquer que d'autres, comme dixième cercle, nomment « le cercle de pensée ».
On peut varier ces exercices en changeant Tordre de quatorze manières différentes. On peut, par exemple, faire les exercices I à X dans l'ordre donné ci-dessus, en commençant par le cercle de terre, mais on peut aussi prendre l'ordre inverse ; ou bien on peut aller de I à VIII, puis à reculons.
Ces exercices pratiques, bien faits, assurent à l'ascète une puissance extraordinaire. Par le premier, il obtient le pouvoir de se multiplier lui-même, de voler à travers les airs ou de marcher sur l'eau ; de se créer une terre sur laquelle il peut marcher, s'asseoir, se tenir debout ou se coucher'. Parle second, il peut créer la pluie, les rivières et les mers * ; faire trembler la terre et les montagnes sur leurs fondements, et secouer les demeures des hommes. * Par le troisième, il peut 397