‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 162 sur 196 · Lf» terme employi*^ est aussi bien âloka que âkâça · texte numérisé non relu

Lf» terme employi*^ est aussi bien âloka que âkâça

2. De tout ce i\ne disent Hardy et Childers, pass. cités, on peut conclure que tiloka, sipiiüent à la fois « lueur » et «espace ouvert, perspective libre », n*a pas rté c«>iripris par tout le monde dans le même sens. Le dernier cercle 8*app«*llo celui de j)aricchinndkâ{-a^ « espace limité ».

:t. Le soleil fait paraîtrez la terre, en séparant, par ses rayons, le inonde visible du chaos.

i. C'rst aussi ce que peut faire le dieu du ciel, qui domine les eaux célestes et ({ui est eu uK'me temps le dieu de la pluie, de Téclair et du tonnerre. 11 n'est pas tout à fait exact de dire comme Vassilief, H. 142, que les Saints les plus antiques n'auraient pas encore prétendu dominer la pluie, etc.; le Huddha figure bien certainement comme dieu de la pluie, et Ânanda connaît un(' foruiule magique pour faire descendre la pluie, dans son rôle de Brhas* pati. qui est la voix d'Indra; le tonnerre accompagne et suit Téclair. ,

faire sortir de la vapeur de toutes les parties du corps et faire tomber le feu du ciel ; la gloire qui sort de son corps supprime la lumière des autres êtres ; il peut chasser Tobscurité et enflammer à volonté le bois ou d'autres substances inflammables; produire une lumière pareille à Tœil céleste qui voit tout, et faire de sorte, quand il est sur le point d'entrer dans le Nirvana, que son corps disparaisse dans un embrasement lumineux \ Par le quatrième exercice, il peut se mouvoir aussi rapidement que Tair, et causer une tempête toutes les fois qu'il le veut. Par les autres exercices, il peut faire paraître des figures de différentes couleurs, changer tout objet en or ^, le colorier en rouge ou en blanc, faire que ce qui est mal et impur devienne bon et pur ; faire paraître à la lumière ce qui était caché ou avait disparu; pénétrer dans les ravins des rochers et les profondeurs de la terre ; traverser les mui*s et les remparts et chasser toute souillure.

Inutile de dire que tout ceci est parfaitement vrai, au point de vue poétique, comme description de tout ce que fait et accomplit le Dieu du Jour et du Ciel. Les dix arts sont les Dix Forces [daçabala) du Buddha, dans leur forme la plus ancienne, non encore spiritualisée. Accomplis par des Saints terrestres, ces actes magiques ne sont que des imitations de ce que fait le grand Magicien céleste, et il est parfaitement explicable que cette imitation ne se puisse manifester que par des jongleries. Comme les Bouddhistes, les Yogins, eux aussi, prétendent posséder ces dons de thaumaturge; ils font dépendre ces pouvoirs du plus haut degré de concentration, qu'ils appellent sainyania ^ Ils ne se servent cependant pas de cercles artificiels, mais de ceux qui existent dans

1. C est le mihuc mythe que celui du Phénix qui disparaît dans let ra vous.

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