Dhammapada
2. Dans TdranAUia, Geschichiê deê Buddhiitma^ p. i08» U eat queatton des cercles magiques ; on en nomme un, le cercle IfâyAJâU ; dana la même Une, p. 228, il est question des 4 cercles Amfta. De même, la nom à*mk '^midhi Apkrtsna, dans le Lotus, 254, doit se rattacher i resarciee da carde d^ean.
3. Dhârani signifie « celle qui consenre, eonserfatriee •. Bmkskât « aora- Ictte, signe mystique, moyen préservatif », peut aignifler aoaai étymologique-
Les Dhâranis n'ont pas toujours la même forme, bien que toutes aient ceci en commun qu'elles servent à chasser le mai et à assurer le succès. Parfois, ce ne sont pas de véritables formules, mais des poèmes de contenu mystique, dont la longueur peut aller de 8 à 500 couplets. En tète se place la maxime fondamentale {bij amant ra)y qui est répétée au 399 milieu ; à la fin se trouve ce qu'on nomme la louange * on la glorification ^ Les Dhâranis qui accompagnent les principaux livres des Septentrionaux, en forment une sorte d'introduction, et dans ce cas, ils correspondent pour leur caractère essentiel, aux pièces de vers qui, dans le Mahàbhàrata et dans d'autres ouvrages, sont mis au commencement et à la fin, pour indiquer le but principal du livre et en recommander la lecture comme méritoire. A la plupart des Purftnas s'ajoute de môme une Louange ou Glorification développée [Môhôtmija) comme appendice constant.
D'autre part, les Dhâranis ne contiennent souvent que des mots sans liaison, de l'a abracadabra » ; on peut alors les qualifier de formule cabbalistiques *. Pour ce qui regarde la nature et l'usage de ces formules, elles ont tant d'analogie avec les Runes des anciens Germains et Scandinaves, que nous pouvons leur attribuer la môme origine. Avant Fintroduction de Técriturc, les Runes étaient des formules magiques et des signes auguraux ; il en a dû être de même des plus anciennes Rakshâs ou Dhâranîs. Ce qui s'y trouve de particulièrement bouddhique, ne pourra être reconnu que lorsquo nous aurons à notre disposition un plus grand nombre» de ces formules do conjuration, de magie et de béné* •
mont « conservation, garde, pfit/lacterium », car rakshati signifie « consenrer, garder ». Kn tout cas, c'est cette etymologie qu'on a eue en vue en tranicii» vant raksJid par dhdrani.
i. Ilodgson, Ess., iî); Burnouf, Inlrod. 541 et 121; Vassilief, B. 142.
2. Ia's formules dans le Lotus se composent de vocatifs de mots féminini, dans lesfiuols on peut reconnaître des noms de DurgA, Tllécate indienne, et d'autres doesses-mùrcs.
diction. En tout cas, le genre n'a pas été inventé par les Bouddhistes du Nord, et n'est pas leur propriété exclusive; on peut admettre que, dans leur forme plus ancienne, ces formules constituent le germe d*où s'est développé plus tard toute la littérature des Tantras, ou poésie mystérieuse de rinde '.
Le lien entre la méditation pure d'un côté et les cercles universaux et les Dhâranîs de l'autre, doit se chercher en ceci que los derniers sont destinés à féconder la première, à développer pratiquement le pouvoir magique auquel on s'est préparé par une sagesse supérieure *. C'est pourquoi les Yogins, tout comme les fils de Buddha, s'occupent de magie, et du Yogin arrivé au troisième degré de sagesse, il est dit * qu'il a revêtu l'amulette, la rakshd *, afin de donner 400 à entendre qu'il est devenu puissant en toute sorte de magie.
Môme sans la déclaration expresse des Bouddhistes euxmômes ^ nous saurions que c'est Çâkyamuni qui ^, révélé les Dhâranîs à l'humanité. Ce n'est que chez lui que la magie peut avoir son origine : il est le plus grand des sorciers — ](»s hérésiarques téméraires le sentirent à leur confusion — do môme qu'Odhin, le plus puissant des thaumaturges, a inventé et enseigné aux autres les Runes. Ceci n'est pas en contradiction avec le fait qu'ailleurs Avalokiteovara ost nommé comme l'inventeur de la même formule magique en six syllabes ' que le Buddha enseigna à Ananda \ car Avalokiteçvara et le Buddha sont un, avec cette différence que le premier personnifie le présent, le second le passé. Ceux qui attribuaient l'invention à Avalokitcc^vara /)<??/ ir/*/ avoir voulu dire que la formule était rela-