Hurriouf, Inirod. '.A
tivement récente, mais il n*est nullement besoin de supposer cela, vu que, dans certains ouvrages de TEglise septentrionale, Avalokiteçvara vivant est un être beaucoup plus considérable que tous les Buddhas morts réunis.
Il y a, dans les mémoires d'Hiuen-Thsang, une notice très remarquable sur le sujet qui nous occupe ^. Il raconte qu*au premier concile général de Râjagrha, immédiatement après le Nirvana du Seigneur, on rédigea cinq Pitakas, à savoir les trois Pitakas officiels ou canoniques, le Samyukta- Pitaka ^ et le Pitaka des Dhâranis, qu'il mentionne ailleurs sous le nom de Pitaka des Yidyâdharas ^. Nous verrons plus 401 tard que lo premier Concile *, aussi bien que le second, pourrait bien n'être qu'une fiction mythique ou dogmatique, mais, malgré cola, le renseignement du docteur chinois peut être parfaitement vrai, pourvu qu'on en comprenne la véritable signification. Il n'y a pas la moindre raison de supposer que les formules magiques, en tant que genre littéraire, soient plus récentes que lesSuttas, le Yinaya et rAbhidharma; c^est plutôt le contraire qui est vraisemblable. La collection, telle qu'elle existe maintenant, est-elle aussi ancienne que les trois Pitakas? C'est là un point qu'on ne peut ni prouver, ni affirmer avant qu'elle ait été publiée. Cependant nous possédons assez de données pour conclure que le Pitaka des Dhàranîs est le pendant de TAtharva-Veda, comme les Trois Pitakas le sont des Trois Vcdas. D'abord, TAtharva est principalement une collection d'incantations magiques, de formules pour bannir des maladies, de conjurations, etc., de sorte que la nature des deux collections est la même ; d*un autre côté, il y a des points de ressemblance pour des détails