Les Yidyâdharas sont des Anges ou Génies
secondaires. C'est ainsi que TAtharva est attribué aux « Atharvans et Aiîgiras », les Angiras sont des messagers célestes, des anges *, ce sont donc des êtres de la même nature que les Vidyàdharas, auxquels on rattache le Dhâranî-Pitaka. Un autre trait de ressemblance entre les deux collections se trouve dans Temploidu mot hrdaya « cœur ». Un des appendices de TAtharva s'appelle « le cœur d'Atharvan », et une des prières qui font partie de cet appendice « le cœur de Kubcra. » Les Dhâranis, elles aussi, sont considérées comme « le cœur des Tathâgatas et des Bodhisatvas », et une collection de prières est intitulée « Cœur de TEclair » '.
Les élaborations que doit subir la formule magique avant d'avoir refiet désiré, d'après les indications de la littérature hindoue ^ sont assez connues, mais on n'a pas encore recherché comment les Bouddhistes septentrionaux élaborent leurs formules.
Les deux divisions de l'Église connaissent, comme d*autres sectes mystiques indiennes, ce qu'on appelle les mudrâs^ c'est-à-dire « estampilles, sceaux, types », expression qui désigne les différents signes symboliques qui se font avec les doigts.
* Parmi les 40 Karmasthânas, on compte aussi la considé- 402 ration ou méditation des dix formes dégoûtantes que peut prendre un cadavre : gonflé, bleuâtre, pourri, plein de trous, déchiré *, disloqué, mutilé et éventré, taché de sang, couvert de vers, un squelette.
i . Étyniologiquciuent aussi, angiraa est le même mot que le grec angelos, d'où vient notre ange.