‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 168 sur 196 · Vasilief, D. 143; Burnouf, Introd · texte numérisé non relu

Vasilief, D. 143; Burnouf, Introd

3. PIntre autres, Sarvadarçana-Sahgraha, 170. U y a 10 façons de lei élaborer, nombre qui correspond à celui des cercles universaux. (Test du reste la seule analogie entre les deux arts.

1. Dans le text^^, vikkhdyitaf expression qui, dans le VUuddhi^Magga et, d'aprrs celui-ci, chez Hardy, E. M. 268 est expliquée par : « mangé par les rhirns, les eluieals, «'le. »

Le but de cette liste, qui sent la salle de dissection ', n'est pas tant, semblc-t-il, de rappeler au sage le Memento mari — car pour cela il y a un autre Karmasthâna, à savoir k penser à la mort » — que d'exercer ses nerfs, ce qui peut aider le Saint dans son Samftdhi et lui est certainement fort utile quand il doit faire des opérations magiques.

La méthode que suivent les Septentrionaux pour endurcir Tâme n'est certainement pas moins approfondie. Afin d'éveiller rhorreur de tout ce qui est mondain et habituer Fintelligcnce à l'idée qu'il n'y a rien qui mérite quelque aCBdction, il est prescrit à l'ascète de regarder, d'abord une partie db son propre corps, puis son corps tout entier, puis son entou-rage, et enfin le monde entier comme un ulcère, une pustule, une charogne. Un homme qui s'est pénétré de ces idées pendant quelques jours, finira même par avoir le dégoût de la nourriture ^.

403 ** Une chose de la plus grande importance, dans la méditation dé vole, est l'art de régler et de retenir la respiration. Retenir la respiration se dit prdndydma. Etymologiquement, le mot peut aussi signifier la durée plus ou moins longue de la respiration^ et aussi la longueur, la durée d'une inspiration ou d'une expiration. En reliant entre elles, ou plutôt en confondant ces trois significations, et en mesurant localement, temporairement et par le calcul la durée d'une respiration et d'un arrêt de la respiration, on a construit un système de respiration philosophique, qui est déjà assez développé dans le Yoga. Le prânâyfhna est, en effet, considéré comme un des 8 Yogàngas nécessaires; avec une équivoque intentionnelle,

2. Le Yoga et le Bouddhisme nous rappellent continuellement la médecine. Il est assez probable qu'il faille chercher la cause de ce phénomène dam le fait que, dans des «Iges anciens, le sorcier et le médecin ne faisaient qu'un.

3. Vassilief, 11. 138. — La niônic conception aimable du monde se retrouTe dans CCS vers du Sarvadarnana-S. 15 : « Le moine, Tamant et le chien, en présence d^iu seul et mrme corps de femme, penseront à trois choses différentes : le premier, A une charogne; le second, k une amante, le troisième & de la nourriture. »

LE DIIARMA 431

on l'explique ainsi : « prânâyâma est l'arrêt du mouvement d'inspiration et d'expiration », mais aussi, quoique d'une façon un peu plus cherchée : <c pr. est la distinction deâ mouvements d'inspiration et d'expiration * ». Pour ce qui concerne l'art de compter les inspirations et expirations, on peut dire que la respiration rend les mêmes services pendant la méditation, que le pendule pendant les observations astronomiques. On ne peut prouver que cette mesure de la respiration se rattache à des pratiques médicales ; mais il est certain que le Yogin emploie volontiers des termes médicaux; il parle entre autres du « vomissement de l'haleine ' ».

Chez les Bouddhistes, eux aussi, l'art de retenir l'haleine et de compter les inspirations et expirations est lie inséparablement à la méditation '.L'art, d'après eux, est une invention des Pratyekabuddhas; cela est exact en ce sens, que le Pratyekabuddha Devadatta, autrement dit la Lune, a été considéré, depuis des temps immémoriaux, comme un grand « mesureur » du temps, de telle façon qu'on a cru découvrir dans les mots qui désignent la lune, dans la langue indienne comme dans les langues germaniques, le sens étymologique de « mesureur, mesure. »

Chez les Méridionaux, Tart de respirer philosophiquement, qui est compté parmi les Karmasthânas, n'est pas moins développé. Généralement parlant, l'exercice consiste en ceci : * 404 on fixe Tattention sur sa propre respiration, en la rattachant à 16 objets do la méditation. Il est évident que le nombre des objets doit (^tre seize, car seize est le nombre plein de la Lune, du Pratyekabuddha Devadatta. Quant à l'exercice luimême, on le décrit à peu près ainsi * :

« Après s'être assis selon les règles de l'art, le penseur

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