II, 141 8S
i. Ce root est intraduisible, il signifie, en effet, aussi bien « détenteur des
sur les murs et les arbres. » Le roi regarde dans toutes les directions, et voit devant lui Têtre brillant dans une pureté 46 immaculée ; il veut se lever de son lit, * mais il ne peut y pai'venir : telle est Timpression que produit la puissance du Sage lumineux sur son propre père. Alors le fils, se plaçant devant le vieux roi, adresse la parole à celui-ci et demande que le roi, de môme que les vassaux et les sujets de celuici, lui donne la permission de quitter la maison paternelle. Les larmes aux yeux, Çuddhodana essaye de le retenir et promet de donner à son fils tout ce qu'il pourrait souhaiter. Le Bodhisatva reprend, d'une voix aimable : « Je demande. Sire, quatre dons. Si vous pouvez me les donner, je resterai ici, maintenant et à jamais. Je demande, Sire, que la vieillesse ne s'empare pas de moi, afin que je reste toujours jeune et beau. Je demande une santé inaltérable, troublée par aucune maladie. Je demande à vivre éternellement, sans jamais mourir. Je demande que ma prospérité ne soit jamais troublée par aucune adversité. » Le roi, entendant ces paroles, fut profondément affligé : « C'est en vain, Prince, que tu me demandes ces choses; il n'est pas dans mon pouvoir de les accorder. » Le fils reprit : « Sire, si vous ne pouvez m'accorder ces quatre souhaits, accordez-moi alors un seul privilège : celui d'être délivré de la nécessité de renaître continuellement. » En entendant ces paroles, le père réprima son amour, arracha de son cœur l'affection qu'il avait pour son fils, et, se maîtrisant, il dit : « Mon fils, l'œuvre de la délivrance que tu vas accomplir pour le salut du monde *, mérite d'être
propriétés » que « propriétaire de bonnes propriétés ». Il est synonyme de guneçuj « seigneur des propriétés », et c'est là un des attributs du dieu solaire, considéré comme être suprême ; c'est ainsi qu'on lit Çvetâçvalara Upanishad^ 6, 14, ss. : a tout emprunte de la lumière à sa lumière ; il est un phénix au milieu de cet univers ; il est le fabricateur de tout, celui qui voit tout, la source de tout, l'auteur du temps, le seigneur des propriétés, etc. »
1. Chez les Indiens, le grand Libérateur du monde est le Dieu solaire. 11 est le vainqueur de l'empire des Ténèbres, il est « la porte de la Délivrance » [mokshadvâram apâvrtam), il est le modèle lumineux proposé à l'humanité,
crue. Va, que la volonté se fasse, que ton désir s'accomplisse ! » — Puis, le Bodhisatva retourna à son propre palais et s'assit sur son lit de repos, sans que nul ne se fût aperçu de son départ ou de son retour.
* D'après l'autre récit, le même que celui qui nous décrit 47 les pensées du Bodhisatva, lorsqu'il se tint sur le seuil de la chambre où dormait la mère de Râhula avec son enfant, il retourna de là vers Tétage supérieur du palais. Il alla immédiatement dehors, à l'endroit où son cheval* Kanthaka * se trouvait prêt. « Kanthaka », — c'est ainsi qu'il parla à l'animal — « tu dois me sauver pour cette seule nuit ; de ce qui va se passer dépendra si je deviendrai un Buddha qui sauvera les dieux et les hommes. » En disant ceci, il sauta sur le dos du cheval. L'animal, du cou à la queue, avait une longueur de 18 pieds ; sa hauteur était en proportion ; l'animal était très fort, rapide, et blanc comme neige. S'il avait henni ou piaffé, il eût fait un bruit qui eût retenti dans toute la ville ; mais les dieux, par leur puissance, étouffèrent le bruit, de sorte que nul ne put l'entendre. Au moment où le Bodhisatva lui-même s'assit sur le cheval excellent, il donna à Ghanda l'ordre de se retenir à la queue, et c'est ainsi qu'à minuit ils arrivèrent à la grande porte. Or le roi, craignant que son fils n'essayât de s'échapper un jour ou l'autre par la porte de la ville, s'était arrangé pour qu'aucun des deux battants ne pût être ouvert par moins de niille hommes. Le Bodhisatva était cependant tellement vigoureux qu'il possédait la force de dix mille millions d'éléphants ou de cent mille millions d'hommes. Il dit en lui-même : « si la porte ne s'ouvre |mis, je soulèverai Kanthaka avec mes
pour qu'elle anéantisse toute obscurité, impureté et saleté, aussi celle de Tesprit et de Tânie. Car la lumière, la sagesse, le bien moral et la blanche innocence sont identiques pour TAryen, de mc^me que Tobscurité, Tillusion, ta salet/' morale et la noire méchanceté sont Identiques.
1. Dans le mauvais sanscrit des fiuddhistes septentrionaux : Kaiitaka ou Kaiilhaka.
. genoux, et je sauterai, ayant toujours Ghanda attaché à la queue du cheval, par dessus le mur de la ville, haut de dixhuit pieds. » Et Ghanda pensa : « si la porte ne s'ouvre pas, je prendrai le jeune prince sur mon dos, j'enlèverai Kanthaka de mon bras droit ^, et, tenant ainsi l'animal suspendu sous mon bras, je sauterai par dessus le mur de la ville. » Le cheval, de son côté, pensa : « si la porte ne s'ouvre pas, je sauterai par dessus le mur, avec mon maître sur mon dos et
48 Ghanda * suspendu à ma queue. )) Sans aucun doute, tous les trois eussent accompli leur projet, si la porte était restée fermée; mais ce ne fut pas nécessaire : un ange, placé à la porte, l'ouvrit.
Ge fut à ce moment que Màra, le Malin, parut, afin de déterminer le Bodhisatva à revenir sur ses pas; debout dans l'espace, il lui cria : « Seigneur! ne quittez donc pas votre demeure pour devenir un moine errant. D'ici huit jours, on vous donnera la souveraineté de la terre entière, de ses quatre parties et de ses 2000 îles. Revenez, Seigneur! » — « Qui êtes vous ? » demanda le prince. — « Je suis le Vaçavarlin » *, fut la réponse. — « Tentateur », répondit le Bodhisatva, « je sais que la souveraineté universelle m'est destinée, mais je ne m'en soucie pas; au milieu des acclamations des créatures, je veux devenir un Buddha ». Le Diable répondit : « Dès ce moment j'éveillerai chez vous, dès que vous penserez à moi, les idées de plaisir sensuel, de haine et de cruauté » ; et depuis ce moment, épiant un moment favorable *, il suivit
2. Nous pouvons en conclure que Chanda devait avoir une stature gigantesque, de 50 pieds au moins.
1. Le mot signifie aussi bien « soumis » que « potentat ». Chez les Bouddhistes, vaçavartirif pâli vasavalti, est devenu un surnom habituel de Satan, et en môme temps le nom habituel d'un séraphin ou archange, que nous rencontrerons plus tard. Comparer la note 3 ci-dessous.
2. Le mot otâro, employé dans le texte, est, à cause de son équivoque mc^me, beaucoup plus clair que notre traduction : il signifie aussi bie occasvs, coucher (du soleil), qu'occasion.
LE BOUDDHA 5â
le Bodhisatva comme son ombre ^ Et le Bodhisatva, méprisant la domination terrestre * et la rejetant loin de lui, comme 19 un crachat, quitta la ville en grande pompe \ Ceci se passa le jour de pleine lune du mois d'Âshàdha (actuellement juinjuillet), au moment où la lune se trouvait dans la constellation Uttara Âshâdbâ.
Après avoir continué sa chevauchée pendant un certain temps, le prince sentit naître en lui le désir de jeter un dernier regard sur la ville qui lui avait donné le jour. A peine cette pensée s'était-elle présentée à son esprit, que la terre prévint son désir, tourna sur elle-même comme la roue d'un potier et lui procura ainsi, sans qu'il eût besoin de se retourner, la vue de la ville. C'est ainsi que le Bodhisatva put jeter son regard sur la ville qui était devant lui. Il désigna l'endroit où il se trouvait comme l'endroit où devait s'élever plus tard le sanctuaire, fondé en commémoration du retour de Kanthaka *, remit son cheval dans la direction qu'il devait pren-
3. Dans le Lalitav., ce n'est pas Mâra, mais le fidèle Chanda, qui essaye de retenir son maître. U lui rappelle que, d'après la prophétie, la souveraineté universelle ne peut lui échapper, dépeint les jouissances d'un prince dans les plus magnifiques couleurs et insinue que le temps du jenoncement au monde ne sera venu que lorsque la vieillesse les aura rendus tous les deux incapables de jouissances. Tout cela est en vain ; le prince est inébranlable et répète l'ordre de préparer le cheval. — Le lecteur attentif aura remarqué que Chanda, suspendu en arrière à la queue du cheval, n'est autre chose que Tombre qui suit le corps. En effet, chanda signifie « apparence », et aussi « plaisir, volonté », cette dernière signification coïncidant justement avec celle de vaça. Donc, Mâra, qui, pour des raisons que nous indiquerons plus tard, s'appelle « le Plaisir », est au fond identique avec Chanda, et la signification primitive de Vaçavnrtin est par conséquent « serviteur soumis, suivant, flatteur ». Si, dans le dialogue donné dans le texte, le Diable, à la question « qui êtes- vous ? » répond « votre humble serviteur », le tout devient beaucoup plus spirituel et l'apostrophe qui suit : « séducteur » ou • tentateur » a beaucoup plus de signification.
i. Ce détail expressément ajouté « en grande pompe » ou « au milieu de grands hommages », complètement déplacé ici, à ce qu'il semble, est une nouvelle preuve de la fidélité avec laquelle les auteurs ont conservé les traits primitifs de la légende, niAme quand ils ne la comprenaient plus.
2. Ceci ne s'accorde pas bien aver ce qui suit, mais est conforme au récit
dre pour continuer son chemin, et s'avança de nouveau en grande pompe, entouré d'une splendeur et de magnificences extraordinaires. Devant lui, les dieux et les anges portaient soixante mille flambeaux brillants, autant en arrière, à droite pt à gauche. D'autres soutenaient d'innombrables flambeaux dans toutes les régions de l'horizon, tandis que d'autres encore, pour l'honorer, répandaient des parfums célestes, des couronnes de fleurs, des poudres odoriférantes, et que l'espace entier était rempli de roses célestes, comme si c'étaient des gouttes d'eau dans la saison des pluies ^. Des harmonies célestes se faisaient entendre, et le bruit des milliers et des milliers d'instruments était si fort, qu'on eût cru entendre l'écho du tonnerre dans les ravins des monts Yugandhara, ou le mugissement des vagues au milieu de l'Océan. 50 * Entouré de toute cette splendeur, le Buddha traversa dans une nuit trois royaumes et parcourut une distance de trente heures (yojanas) ; enfin, il arriva au bord du fleuve Anomâ (c'est-à-dire : celui qui n'est pas le plus bas, le plus élevé). On pourrait demander si le cheval n'eût pas été en état de parcourir plus de chemin pendant ce temps donné ; à cela on répond : il en était certainement capable, car il aurait pu marcher d'un bout de l'horizon à l'autre pendant l'intervalle entre le déjeuner et le souper. Mais pendant ce voyage, l'animal était obligé de se frayer un chemin à travers un amoncellement de fleurs et de couronnes, jetées du ciel par les dieux et les anges, amoncellement qui allait jusqu'au genou ; et voilà pourquoi il ne put parcourir qu'une distance de 30 heures.
Au bord du fleuve, le Bodhisatva s'arrêta et demanda à
du Lalitavislara; d'après cette version, en effet, le prince, après une course de six heures, descend de cheval à Taube du jour, remercie les dieux de ce qu'ils ont bien voulu Tescorter, ôte ses bijoux et les donne à Chandaka et lui ordonne de retourner à la ville avec le cheval. A l'endroit où cela eut lieu, on bâtit plus tard un sanctuaire, en couimération duce retour de Chanda». 3. Les pluies comineucent dans l'Inde septentrionale au mois d'Âsbâdha.
Chanda : « Quelle est cette rivière ?» — « L'Anomâ, Altesse ! » répondit l'écuyer. — « Hé bien, ma propre résolution de quitter le monde s'appellera anoma (sublime) », en disant ces paroles, il poussa son cheval en avant, de sorte que celui-ci sauta à travers du fleuve. Le Bodhisatva descendit alors du cheval, et, se tenant debout sur le sable argenté de la rive, il dit à son compagnon : « Ami Chanda ! prends ces bijoux, et aussi Kanthaka, et pars; je vais me faire moine. » Son fidèle suivant ayant exprimé le désir de devenir, lui aussi, un moine, le Buddha le repoussa, disant : « Non, ce n'est pas là ta vocation ; pars ! » — Jusqu'à trois fois il répéta cet ordre ; et, après avoir confié ses bijoux et le cheval à Chanda, il pensa : « Cette riche chevelure ne convient pas à un moine ; il ne serait pas non plus convenable que le Bodhisatva se Ht couper les cheveux par un autre; c'est pourquoi je les couperai moi-même avec mon épée. » Sur quoi, il prit son épée de la main droite, sa chevelure de la main gauche, de cette manière il se coupa les cheveux si courts qu'ils n'eurent qu'une longueur de deux pouces et couvrirent ainsi sa tète, bouclés vers la droite. Pendant toute sa vie, sa chevelure conserva cette longueur ; * la moustache eut une longueur 51 correspondante. Jamais, depuis ce jour là, il n'eut besoin de se tailler les cheveux ou la barbe.
Le Bodhisatva prit la chevelure avec le bijou du sommet de la tête et la jeta dans l'air, en se disant : « Si je suis destiné à devenir un Buddha, qu'alors ma chevelure reste suspendue dans le vide ; sinon, qu'elle retombe par terre ! » La chevelure s'éleva dans l'air, à la hauteur d'un yojana^ et resta ainsi suspendue. Indra, le roi du ciel, voyant cela, l'intercepta dans une boite en or, et fonda, dans son paradis, le sanctuaire du Bijou du sommet de la tête. C'est ce qui est exprimé dans les vers :
La chevelure, parfumée d'un baume odoriférant,
Le plus sublime des êtres la coupa et la lança en Tair,
Où Indra à mille yeux la saisit respectueusement Dans une boîte à bijoux, toute en or '.
Puis, le Bodhisatva pensa : « Ces vêtements de fine mousseline de Bénarès ne conviennent pas à un moine. » Il n'avait cependant pas d'autres habits pour se vêtir. C'est ce que comprit un de ses anciens compagnons, du temps du Buddha Kaçyapa. Il s'appelait IWrchange Ghatikâra, et il ressentait pour son ancien camarade ^ une amitié qui n'avait pu s'affaiblir pendant les milliers d'années qui s'étaient écoulés entre l'apparition des deux Buddhas. Voyant que son camarade avait quitté sa maison et ses biens pour se faire moine, il résolut d'aller le trouver et de lui apporter tout ce dont un moine a besoin :
Trois vêtements et un pot à aumAnes, Un couteau, une aiguille, une ceinture, De plus, un filtre, ce sont là les huit Objets nécessaires à un moine mendiant.
Ces huit objets, formant tout l'équipement d'un moine furent apportés par TArchangc au Bodhisatva ^. Le Bodhi- 52 salva * revêtit l'habit religieux et ordonna à Chanda de partir,
1. Le récit du Lalilav. est plus court et un peu différent : « Le Bodhisatva, comprenant qu'une riche chevelure ne s'accorde pas avec Tétat monastique, coupa sa chevelure avec son épée et la jeta en Tair. En signe de respect, elle fut saisie par les dieux, et jusqu'à ce jour, ils célèbrent une fête en souvenir de cet événement. A cet endroit on fonda également un sanctuaire, connu sous le nom de la Saisie de la Chevelure. »
2. Dans sa préexistence sous le nom de Jyotipâla. L'histoire des deux amis est racontée, entre autres, dans Mahâvastu, I, 319.
3. Le récit du Lalitav, diffère de nouveau quelque peu : « Puis le Bodhisatva comprit que Tétat monastique et les vêtements de fine mousseline de Bénarès ne s'accordent pas entre eux, et qu'il serait bon qu'il se procurât des vètemcnls grossiers de couleur brune [kàshâya). Les dieux, comprenant ce qu'il lui fallait, envoyèrent un ange, sous la figure d'un chasseur, habillé de serge grossière. Immédiatement, le prince lui offrit ses propres vêtements en échange. L'échange se fit, à l'endroit où se trouve encore le sanctuaire de la Réception des habits grossiers. » — Récit idenliquo pour les détails principaux dans Mahâvastu f 11, 195, ei DuihUiacaritay V, 60.
en lui disant : « Ghanda ! salue, en mon nom, mon père et ma mère. » Ghanda, s'inclina humblement devant le Bodhisatva et partit. Le cheval Kanthaka, qui avait entendu les paroles que son maître échangeait avec Ghanda, s'éloigna à pas lents, car il avait la conviction qu'il ne reverrait jamais son maître. L'animal ne put maîtriser sa douleur; son cœur se brisa et il mourut. Admis, après sa mort, dans le paradis, il y prit la forme d'un ange, nommé Kanthaka. Par la mort du cheval, le chagrin que Ghanda avait ressenti lors de la séparation de son maître, redoubla, et, accablé de douleur, il retourna à la ville en versant <ic chaudes larmes.
Il y a une autre tradition *, d'après laquelle Ghanda revint avec Kanthaka et les bijoux du prince à Kapilavastu. Là, il y avait grande afiQiction au sujet de la disparition du prince. On demanda à Ghanda s'il ne serait pas possible de ramener le Bodhisatva, mais Ghanda répondit, d'un ton décidé : « Non, aucun effort ne réussira; le prince montre trop de constance. )> Les bijoux que Ghanda avait rapportés furent donnés à la fin à Bhadrika, Mahânâman et Aniruddha % princes de la race des Çâkyas et parents do Siddhârtha. Mais ces bijoux n'étaient destinés qu'à celui dont le corps pouvait porter l'équipement complet de Nârâyana, et ni Bhadrika, ni les doux autres, ne pouvaient porter à eux seuls l'équipement complet de Nârâyana. Gomme nul ne pouvait, porter ces bijoux, la matrone Gautamî se dit : « Tant que je verrai ces bijoux, je sentirai dans mon cœur la douleur de la séparation ; c'est pourquoi je les jetterai dans l'étang. » Elle mit son projet à exécution, et encore de nos jours on appelle
1. Lalitav., 282, et Mahâvaslu^ H, 189 ss. Après son arrivée à Kapilavastu, le cheval meurt de chagrin et renaît comme une divinité dans le ciel, nous le nom de Kanthaka, où il est vu par un disciple du Buddha, MaudgalyAyana le Grand, lors d'une des nombreuses visites que celui-ci fit à la demeure des dieux. Comp. aussi Vimâna-Vatthu, p. 81.
2. Appelé ailleurs Anuruddha, ce qui est du reste son nom constant chez les Bouddhistes méridionaux. . ..
cet endroit « l'étang des bijoux ». Au nom du Bodhisatva, Ghanda adresse des paroles de consolation aux femmes affli- 53 gées, et particulièrement à Gopâ. * Il encourage également le cheval Kanthaka et lui assure, que, par suite de ses bonnes œuvres, il mènera un jour une vie délicieuse au paradis, parmi les nymphes célestes *.
D'après la tradition, le Bodhisatva était âgé de vingt-neuf ans lorsqu'il sortit de Kapilavastu.