Pralyavekshây ailleurs sahjhâ « conscience
LE DHÂRMA 437
au-dessus des tendances sensuelles, éthérées et idéales (et : au-dessus des tendances dirigées vers le monde des instincts sensuels, des formes et de Tinforme). La considération de la misère de ce monde détruit rattachement. En faisant attention à rirréalité (de toutes choses) on en arrive à dépouiller rattachement profond que Thomme a pour soi-mètne, et en faisant attention à la laideur (du monde) on cessera d*en subir Tattrait *. Ce sont là les quatre points de méditation bien connus dans le Yoga, * et dont mention est aussi conti* 409 nuellement faite chez les Méridionaux ^ Le lien qui rattache ce groupe au précédent doit probablement être cherché en ceci, que les deux groupes, bien que divers de nature, sont cependant également indispensables comme préparation à la véritable méditation. Ce n'est pourtant pas ainsi que le compilateur de Taperçu semble avoir compris la chose, car ce qui suit est une série de bonnes qualités et d'habitudes louables qui n*ont que peu ou point de rapport avec la méditation.
22-51 . Tous les membres de cette série, à de rares exceptions près, peuvent être rangés par couples. La plupart de ces couples consistent en deux mots synonymes. De même que, do nos jours encore, les auteurs de dictionnaires de synonvmcs s'efforcent de créer toutes sortes de distinctions imaginaires, de môme les rédacteurs de Taperçu, se plaçant à leur point de vue dogmatique, ont attribué une signification spéciale à chaque membre du couple. La série commence par la honte et la retenue : la première conduit au calme intérieur, la seconde au calme extérieur. Puis viennent le vrai et le désirable ; le premier nous mène à la concorde (ou : la paix) avec les dieux et les hommes ; le second, à la concorde (ou : la paix) avec nous-mêmes. Le couple suivant est la pratique de la vertu et le recours aux Trois Joyaux; la
4.11 faut lire dans le texte : anunayaaamûhananâya. 1. Voir plus haut, p. 371.
première nous fait chercher notre consolation dans la vertu ; le second nous préserve des trois états misérables (en Enfer, etc.) — Puis viennent : reconnaissance et gratitude : elles ont pour effet que la racine du bien fait par quelqu'un ne périt pas et qu'on sait estimer son semblable. Connaissance de soi-même et connaissance du caractère (ou : connaissance 410 de l'être *). Par la première on approfondira* la (véritable) nature (ce qui est essentiel, particulier dans quelqu'un ou quelque chose); par la seconde on gardera Féquanimité en présence du malheur d'un autre ^ Connaissance du droit (du devoir) et du moment (approprié); ces qualités conduisent à la conception des devoirs, grands et petits, et à une intelligence nette (des choses *). La modestie nous fera sentir le besoin de compléter notre savoir ; un esprit qui ne se laisse pas abattre rendra un homme capable de se préserver soi-même et les autres ^ L'absence de sentiments haineux est cause qu'on ne fait pas de mal aux autres ^ Une résolution ferme met fin à toute hésitation. La méditation du profane (de la laideur de toutes choses mondaines) nous fait abandonner toute pensée de jouissances sensuelles ', tandis que l'absence de malveillance est cause que nous abandon-