Àtma- et satva-jnatd
1. Au lieu de faire ressortir nettement, en présence du vague des significations d'dttnaîi et de salva, quel était le sens qu*on donnait à ces mots, on a imaginé, pour plus de sûreté, des phrases vides dUdées, afin de se mettre à labri de toute critique. L'auteur ne se souciait que des mots, non des choses.
2. Ce couple doit avoir été emprunté à quelque livre de droit ou à quelque traité sur les devoirs des rois : les deux qualités exigées sont celles d*un juge ou d'un roi, considéré comme juge supn'^me ; elles n'ont rien de commun avec le monachisme.
3. D'après une autre leçon : « de préserver sa propre puissance (ou : armée). » Le passage relatif à ce couple a été altéré, de sorte qu'il est difficile de dire ce que portait l'original. Il est seulement clair que le couple indique les qualités requises d'un roi, non celles d'un moine.
4. Krtya se trouve ailleurs avec le sens de « mal causé par la sorcellerie on la magie »; donc dans le sens du mot féminin krlyâ.
5. Cette méditation est la môme que celle sous le n** 21 plus haut, avec un autre nom.
LE DHARBfÀ 439
nons toute pensée de faire du mal aux autres. L'affiranchissement de tout aveuglement aura pour conséquence d'enlever toute ignorance. Les deux termes qui suivent signifient proprement : Teffort vers la justice et le désir d*6tre juste ; deux qualités capitales d'un roi ou d'un juge. Il est difficile de dire quel sens le compilateur de la liste veut donner à ces termes. D'après lui, la première vertu conduit à se baser sur l'utilité % la seconde à s'en tenir à la coutume généralement reçue. Tout ce qu'on peut conclure de ce verbiage, c'est que les termes se rapportaient primitivement à la procédure*. — 411 Nous avons épuisé les matières empruntées à quelque livre sur Tart de gouverner ou sur le droit ; maintenant vient le tour de la science.
La recherche scientifique (ou plutôt : l'efibrt vers la science) et l'emploi convenable (de cette science) forment un couple qui correspond à ce que nous appelons théorie et pratique. La première qualité, est-il dit, conduit à la considération approfondie de la Loi ; l'autre, à la mise en œuvre convenable. Le numéro suivant est isolé; il est : la pénétration de nom-et-forme, par laquelle on surmonte tout attachement (au monde). — Suit de nouveau un couple : Textirpation du scepticisme et l'abandon de nos sympathies et antipathies — en d'autre termes, l'absence de préjugés. Par la première qualité on acquerra la foi dans la science et l'amour pour elle; par la dernière, on évitera de blâmer ce qui n'est pas dans le texte (ou : ce qui n'est pas Tessentiel). Les quatre termes qui suivent sont empruntés à la m^ecine, et ne sont autre chose que les quatre vérités. Ce sont : Thabileté dans les Skandhas \ qui conduit à la connais
C. Arlha ; ce mot peut auiii lignifier : « procèt ; le but visé; intention ».
1. Ceci semble gingulier; un médecin peut être Tené dane lei Skandhas, c'est-à-dire subdivisions, de ion métier ; mais nul ne pent être Tené on avoir de rhabileté (kauçalya) dans les cinq agrégats que lei Buddhiites appellent Skandhas. Skandhakauçalya^ il est vrai, pourrait algnifler c état aain dei Skandhas », mais ce sens est encore moini satiafaiiant.
sance exacte du mal ; rharmonie (ou : l'équilibre) des éléments % qui conduit à la suppression de Torigine (de la souffrance) ; l'annulation ^ de la cause (de la maladie), qui amène la réflexion sur le chemin qu'il faut suivre; Tacquiescement patient dans le non-naitre, qui conduit à une conception claire ^ de la suppression.
52-55. Ce groupe comprend les quatre points auxquels il 412 faut toujours songer sérieusement * et que nous avons déjà appris à connaître comme les quatre Smrtyupasthànas \ Les quatre sortes de circonspection concernent le corps, les sensations, les pensées et la nature des choses, et tendent à nous faire obtenir une connaissance exacte du corps ; à faire cesser toutes les douleurs (ou : à garder le calme en présence de toute douleur ou sentiment) ; à nous faire comprendre que les pensées sont semblables h une illusion; à nous conduire à la connaissance prafaitement limpide. A partir de ces quatre qualités, nous nous avançons dans le chemin de la sagesse supérieure, de la sanctification. Ce qui précède n'était qu'une sorte de propédeutique. Les numéros 52-82 forment un ensemble, puisqu'ils constituent l'énumération des 37 qualités d'un Arhat, dites Bodhipakshika ^
2. Le mot, employé dans le texte, signifie « équilibre des principaux éléments » ou « humeurs » du corps ; dans le passage donné plus haut, on a faussé, ou, si Ton veut, « spiritualisé » le sens médical véritable.