Quelques manuscrits omettent « Joyaux », et à bon droit
2. Le mot « trinité » {tj'ayî, tri) est un terme habituel pour désigner les troit m('*tiers des Vaiçyas, qui sont commerçants, agriculteurs ou pasteurs, et exercent souvent ces trois métiers à la fois. De là vient que trayt est synonyme de vârllâ.
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excellentes, suivies par les hommes bien pensants et sages, et montrera toutes ses facultés dans la pratique de son métier.
87-92. Les six Perfections ^ : la vertu parfaite de la libéralité, * de la moralité, de la douceur ou de la patience, de 416 la force intellectuelle, de la réflexion ou méditation et de la sagesse. Ce sont les vertus propres au Bodhisatva, dont il a été souvent question. Les fruits que ces vertus produisent sont tantôt exprimés en termes assez clairs, — et alors ils se rapportent sans hésitation possible au Bodhisatva lui-même — tantôt en des expressions d'un équivoque recherché — et dans ce cas, on ne voit pas quel sens l'auteur de l'aperçu leur donne. Le nœud de la dilBculté se trouve dans le terme très ordinaire de satva. Ce mot signifie « le fond essentiel, la nature d'une chose », mais aussi « un être » et au pluriel « des ôtrcs ». Selon qu'on prend la première ou la seconde signification, la vertu parfaite profite au possesseur seul — ou à d'autres êtres. Autant que possible, nous donnerons la double traduction nécessaire.
On commence par proclamer le dogme que la perfection dans la vertu de la libéralité sert à la purification complète du domaine du Duddha, ainsi que des signes distinctifs princi[)aux et secondaires *, et fait que l'essence d'un envieux, c'cst-k-dire l'envie, arrive à la maturité parfaite, en d'autros termc^s : que les êtres envieux deviennent parfaitement murs pour l'acceptation de la vérité *. De la façon la moins équivoque il est dit ailleurs ' que le Bodhisatva Ava-
W. D'aprùs d'autres, il y eu a dix ; chez les Méridionaux, c'est un nombre constant; les Septentrionaux nomment le plus souvent six Pâramitàs, plus raroiiient dix.
1 . Nous soiiimes de nouveau transportés dans un domaine plus élevé, et nous contemplons le Dieu du jour dans toute sa splendeur.
2. Paripticana, (jui se rattache à pardcapiyati et non à paripacyaUy comme s»»nihlr lavoir cru Humour, /^/i/*, 457, car il le traduit par « maturité », si^'uifie : faire ({u'une chose devienne complètement mûre; dans le sens dogmatique : mûre pour recevoir la vérité.
.'{. Par oxrmple Kdraniia-Vyûha, 24, 21 ; paripdka est « la pleine maturité, la pleine a[»titu«Ic A la réception de la sagesse • ; 18, 16; 25, 22.
lokitcçvara rendit différents êtres {satva) parfaitement mûrs pour recevoir la lumière de la sagesse. Ce passage ne prouve pas qu'il faille comprendre absolument de même Texpression dans Taperçu ; mais il prouve, en tout cas, que les Bouddhistes Font, quand c'était nécessaire, comprise ainsi. Gomme les motsi dans l'aperçu, ont été choisis exprès de manière à faire équivoque, nous airiTons au résultat que le caractère véri* 417 table du Bodhisatva a été à dessein entouré de nuages. * Et nous rappelons, à ce propos, le fait que buddhisaiva^ dans le Yoga, signifiant « l'être rationnel, l'intelIigCMB existante, la conscience vivante », montre justement l'un des dauL sens de satva^ tandis que l'autre se retrouve dans la conceptiMl populaire ou mythologique du bodhisatva du dogme bouddhique. Ces deux significations se retrouvent obscurément dans l'expression de l'aperçu que nous venons de discuter, et doivent être fort anciennes. Le mélange de mythologie et de morale édifiante se retrouve plus clairement encore dans ce qui suit.
La perfection dans la morale sert à surmonter tous les obstacles et états d'infortune \ et fait que l'essence d'un individu immoral (c'est-à-dire l'immoralité) arrive k pleine maturité (h un tournant) ; en d'autres termes : que les êtres immoraux deviennent complètement mûrs pour l'acceptation de la vérité.
La vertu parfaite de la douceur conduit à éviter toute malveillance, toute dureté, haine % orgueil, vanité et témérité, et fait que Fessoncc de l'individu malveillant, c'est-à-dire ' la malveillance, arrive à pleine maturité (à un tournant); en d'autres termes que les êtres malveillants deviennent complètement mûrs, etc.
La vertu parfaite de la force intellectuelle est nécessaire
1. Mythologiqiicnient : l'état d'habitant des enfers, etc. ; en fait, la position du soleil et d'autres astres dans le nadir, etc.
'2. Ohù ((ui a traduit rorij^inal en sanscrit a malheureusement pris le pràkrit dosa pour le sanscrit ihsha; c^èiwïi dvesha qu'il fallait mettre.
pour sortir sain et sauf du domaine illimité ' des devoirs (ou : propriétés) qui sont la racine de tout bien *, et fait que l'être essentiel d'un paresseux, c'est-à-dire la paresse, arrive à la pleine maturité (à un tournant), etc.
La perfection dans la méditation produit toute science et connaissance supérieure et fait que l'essence d'un dbtraif, c'est-à-dire la distraction d'esprit, arrive à la pleine maturité (à un tournant), etc.
* La perfection dans la sagesse a pour conséquence qu'on 418 abandonne l'ignorance, l'aveuglement, l'obscurité et les vues erronées *, et fait que" l'essence d'un inintelligent, c'est-àdire l'inintelligence, arrive à pleine maturité (à un tournant), etc.
93. Habileté dans les moyens (ou : bonne direction). Cette qualité sert à observer tous les actes (ou : la conduite) des êtres d'inclination différente ', et à empêcher que les lois de tous les Buddhas ne soient effacées.
94. Les quatre qualités par lesquelles se distingue essentiellement la bienveillance. On entend par là : distribution de dons, paroles amicales, soin pris des intérêts de quelqu'un et communauté d'efforts. Ces qualités préparent au commerce amical avec les êtres (c'est-à-dire avec les hommes) et à l'examen en commun de la religion, avec ceux qui ont atteint à la sagesse parfaite '.
3. Au lieu de âloka, « perspective étendue, domaine qu'on ne peut embrasser du regard »» — âlokamukha dans le texte est une faute de copie — un des manuscrits porte aranga, probablement une faute pour aranya « forêt », connne le suppose Burnouf, Lolus 548. Dharmdranya est « le domaine non aplani, dilFiciie à traverser, du Dharma ».
4. Faute évidente pour « de tout mal »; autrement le mot utlarana ■ sortir sain et sauf d'un endroit » ne convient pas.