La traduction n'est pas sûre
"1. On peut aussi comprendre : à indiquer à tous les êtres, selon rinclination de chacun, l'attitude (ou : la conduite nécessaires). Pour expliquer ainsi il faut faire violence aux règles de la grammaire, mais le sanscrit bouddhique est au-dessus de la loi.
3. C'est ainsi ({u'on est bien obligé de traduire, ai Ton ne veut pas laisser
95. Le plein développement de Tessencede quelqu'un (soidisant : des êtres). Cette qualité a pour conséquence qu'on ne recherche pas les plaisirs irréels et conduit au dégoût de toute joie.
96. L'acceptation de la bonne Loi, c'est-à-dire de la religion bouddhique. Par suite, les tourments de tous les êtres (ou : tous les tourments d'un individu donné) disparaîtront. — Cette proposition, jointe à Tarticle qui précède immédiatement, contient le noyau du Bouddhisme, la clef qui donne accès à son Saint des Saints. Le Bouddhisme est la religion et le refuge de ceux qui en ont assez de ce monde.
419 * 97-100. Ce groupe consiste dans les quatre équipements complets, à savoir : actions méritoires, science, calme et clairvoyance. Ces quatre qualités nécessaires sont celles dont un Arhat ou Yogin a besoin dans ses sublimes méditations. Le premier équipement complet ou le capital accumulé de mérites est nécessaire, parce que tous les êtres en sont dépendants (proprement : parce que toute la nature essentielle d'un individu, son caractère, repose là-dessus). Le second est nécessaire pour que les Dix Forces puissent être exercées dans leur plénitude ; le troisième, pour obtenir l'attention continue propre aux Tathâgatas, et le dernier, pour posséder Toeil de la sagesse (la prévoyance).
101-102. Il y a deux occasions (mémorables) : celle de la conviction et celle de la profession *. A la première, on
s'évaporer 1'oücur de sainteté qui se dégage du morceau. Proprement, le texte porte : « pour Texamen en coumiun de la religion, avec d'autres, qui sont venus sur invitation » ; c'est-à-dire, en style moins forcé : ■ une pareille disposition amicale aura facilement pour conséquence qu'on invite {iombudh) de temps en temps un camarade, pour faire un bout de causette ensem* Lie, et discuter alors avec lui sur la religion » — ce que les Indient font aujourd'hui encore volontiers. Au lieu de prâptes, il faut lire prâptais; prdp^ tastjüy dans quelques manuscrits, ne présente aucun sens.
i. 11 est douteux que ce soit là le vrai sens ; les leçons des manuscrits diffèrent. Le son» mythologique est tellement obscurci, que nous n'avons pas réussi à découvrir l'idée qui sert de base à la conception.
obtiendra Tidéc du Dharma; à la seconde, Tidée du Buddha deviendra parfaitement pure.
103 et 104. Il y a deux dons à recevoir : celui de pouvoir (bien) retenir, afin de se rappeler ce qui a été dit par tous les Buddhas ; et le don de parler avec facilité, afin de contenter tous les ôtres par de bonnes et belles paroles.
105 et 106. Ce sont les deux sortes d'acquiescement *, à savoir : à la loi de la consécutivité et à la loi de la non-résurrection '. Par le premier, on se mouvra dans le môme sens que tous les Buddhas, et par le second, on recevra de Téclaircissement (sur la destinée future) *.
* 107. Une autre qualité nécessaire est la résolution im- 420 muable, la marche en avant, sans hésitation, dans le chemin où Ton a commencé à marcher. C'est ainsi que la loi de tous les Buddhas sera entièrement remplie. Nous savons, en effet, que le grand Buddha est immuable : Tannée poursuit sa marche, sans changement, et ne regarde jamais en arrière. Dans sa course journalière, le Roi du jour s'élève continuellement d'un point moins élevé à un point plus élevé, et pendant Tannée il se déplace d'un signe du zodiaque dans l'autre. Ceci s'appelle sankrônti^ « marche d'un endroit à Tautre ». La connaissance du passage d'un endroit à l'autre, qui est exigée comme couronnement de la science du Sage universel ' forme le 108' point de l'aperçu général du Dharma.
La conclusion est formée par un morceau où le Roi du jour,
2. Kshdnli : le vrai sens de ce mot dans ce passage est probablement identique à celui de kshamatà « aptitude ».
3. C'est là. ce semble, le sens spirituel, c'est-à-dire forcé, d'anulpalUka-dharma, expression qui. ^grammaticalement, ne peut guère signifier autre chose que « la loi qui n'a pas d'origine », anddi « éternel *».
4. Ceci admet une double explication, 1 une physique, l'autre métaphysique. D'aprt's lu première, on veut dire que le soleil (ou un astre] bien qu'il se rouch^, sel<'>vera toujours de nouveau d'après une loi fixe. D'après la seconde explication, colle qui est admise par TËglise, un homme qui est mûr pour le Nirvana reçoit une prédiction à ce sujet de la part du Buddha.
1. Selon une autre h'çon : « de celui qui connaît l'ordre étemel «.
450 HISTOIRE DU BOUOOIilSME DANS LUNDE
autrement dit le Buddha, est couronné '; par suite, ou plutôt ensuite, viennent : la descente dans le sein de la mère, la naissance, la vie de pénitence, la marche vers le siège de la science (du réveil), la défaite de Mâra le Malin, Téveil à la lumière, la mise en mouvement de la Roue de Tordre et la contemplation du Nirvana final.
Il peut y avoir deux raisons pourquoi on énumèrc ici neuf actes ou périodes. D'abord, neuf est le nombre des mois qui prennent place entre la conception et le Nirvana final, ce dernier coïncidant avec le renouvellement de l'année. D'autre part, 9 est le nombre traditionnel des mois qui prennent place entre la naissance et le grand Nirvftiia du 21 décembre.
Bien que la dernière partie de l'aperçu nous ramène à la mythologie et laisse par conséquent l'impression que ces 108 articles ne concernent que la vie du Tathâgata, divers points, dans ce qui précède, nous obligent de voir dans la carrière parfaite du Buddha en même temps un idéal de la vie des parfaits sages parmi les hommes et les dieux. En 421 gros, les qualités exigées * sont les mômes que celles qu'on demande aux Yogins, de sorte qu'on peut admettre que les saints bouddhiques vivant sur la terre auront, eux aussi, pris pour modèle de conduite l'exemple donné par le Buddha suprème.
2. D'après la légende, il n'est ni oint, ni couronné . Inutile de remarquer que ce couronnement est un reste d'une forme plus ancienne de la légende» . où le Buddha était à la fois Roi et Sage, comme Krshna.