En pÂli : Uruvelâ
4. D'après la tradition septentrionale, les Cinq, appelés d'ordinaire les Cinq Bienheureux, suivaient les leçons d'Udraka, fils de Râma. En voyant que Gautama s'était approprié sans peine ce qu'ils avaient cherché si longtemps sans beaucoup de fruit, et convaincus qu'il deviendrait un jour un grand maître, ils résolurent, lorsque Gautama quitta Udraka, peu satisfait de son enseignement, de suivre son exemple et de s'attachera lui. Ils partirent avec lui pour Gay et de là pour Uruvilvâ. Version un peu différente chez Schiefner, 243.
5. En pâli : Assaji, Vappa, Mahânâma et Bhaddiya; Hardy, M, of B., 165. Dans rintroduction aux Jâtakas les noms sont passés sous silence, peut-être exprès, car Mahânâman et Bhadrika jouent un tout autre rôle dans les écrits sacrés des Bouddhistes et n'ont été convertis que beaucoup plus tard, comme on le racontera dans la suite. On a déjà vu plus haut, lors du récit du retour de Cbanda, qu'ils étaient Çâkyas.
lin, il se refusa même cette nourriture insignifiante. Heureusement, les anges lui versèrent de la force â travers les pores de son corps. Par suite de ce jeûne son corps devint si maigre que sa peau, de dorée qu'elle était, devint noirâtre, et que les 32 signes du Grand Homme devinrent invisibles *. Et un jour qu'il réfléchissait profondément, en retenant son haleine, il sentit des douleurs tellement fortes qu'il s'évanouit et tomba par terre à l'extrémité de la promenade. Quelques dieux s'écrièrent alors : « Le moine Gautama est mort; » d'autres : « Telle est l'existence habituelle des Vénérables. » Ceux qui croyaient qu'il était mort, communiquèrent cette douloureuse nouvelle au roi Çuddhodana. « Mon fils est-il mort avant d'avoir atteint la dignité de Buddha ou après? » / demanda le roi. — « Il n'a pas eu le temps d'y arriver »,
répondirent-ils; « il est tombé mort à l'endroit même où il se livrait à la méditation. » Le roi refusa alors de croire à ce qu'ils disaient, alléguant : « Je ne crois pas cela ; mon fils ne mourra pas avant de s'être réveillé dans la sagesse. » Interrogé au sujet de son doute, il déclara qu'il ne pouvait ajouter foi à la nouvelle à cause des miracles qu'il avait vus luimême lors de la rencontre du vieil ermite Dévala avec l'enfant, et, plus tard, sous l'arbre jambii.
Le Bodhisatva se réveilla, après un instant, de son évanouissement et se leva. Les dieux ne manquèrent pas d'en avertir Çuddhodana, qui dit alors : « Je savais bien que mon fils ne pouvait pas mourir. »
59 * D'autres racontent * que le Bodhisatva après s'être livré pendant six ans à des exercices ascétiques * très pénibles,
1. L'histoire de cette pénitence et de ses suites est racontée par le Maître à SCS disciples dans le Majjhima'Nikâya, I, 80. Quant aux 32 signes du Mahûpurusha, autrement dit Purushottama, sur lesquels nous reviendrons plus tard, on peut eu trouver l'explication dans l'excellent ouvrage de M. Senart, Essai sur la légende du Buddha, p. 107 ss.