Manu, VIII
2. Comparer Manu, XII, 118 : « Qu*on aie bien soin de tout considérer attentivement au fond de son dmc, car celui qui agit ainsi ne désirera jamais llnjosticr. Le fond de notre âme — voilà tous les dieux; tout est contenu dans notre duie ; c'est clic qui produit l'activité de tous les mortels. »
LE DHAKMA 481
Si le fait de ne pas faire le mal par sentiment du devoir n'a pas de valeur morale, alors la différence entre le bien et le mal ne peut consister qu'en ceci, que certains actes sont
qualifids « bons » par FEglise et Flnfaillible , et certains autres comme « mauvais ». Comme la présence ou Tabsence du sentiment du devoir est chose indifférente, on doit la considérer, en fin de compte, comme égale à zéro^ ce qui simplifie extrêmement la morale, et la rend très facile à comprendre. Car ce qui reste maintenant est seulement la somme des bonnes actions d'un côté, des mauvaises de l'autre ; le premier las est marqué de l'étiquette « vertu », le second de Tétiquette « vice ». Il y a donc vertu et vice, mais il ne peut ôtre question de la vertu ou du vice d'une personne. Du reste, les personnes n'existent que comme des mots, dos noms.
Le cynisme avec lequel les saints impeccables de la Conjçrégation parlent des femmes est une exagération de la sévérité déjà suHisamment exagérée avec laquelle elles sont jugées dans Manu *. Là on enseigne aux maris qu'ils doivent toujours avoir les femmes sous leur domination, vu que celles-ci, à cause de leur légèreté innée, s'écartent du droit chemin. Très Aprement, mais si vaguement que cela ne veut rien dire, on déclare entre autres : « Elles ne regardent pns II la beauté, ne se soucient pas de l'âge; pourvu que ce soit un homme, elles Tacceptent. » Mais après avoir énuméré nombre de mauvais |)enclianls et de mauvais traits de caraclcr(» d(»s femmes. Manu finit par dire qu'elles sont la lumière «Ir \\\ maison, les déesses du bonheur de la demeure : * 449
Ui'nirs sont-elles, vénérables comme lumières de la maison ; rntrc « femmes » et w déesses du bonheur ' dans la maison » il n'y a pas de distinction à faire ».
Lr niariagtî est toléré par TEglise en tant qu'institution