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civile, et les devoirs mutuels des époux, tels que la société civile les exige, sont reconnus — pro formô^ car tout aspirant à la sainteté peut quitter femme et enfants, pourvu qu'il agisse ainsi pour sauver le monde. L'idée que le mariage pourrait bien ôtre une meilleure école pour s'exercer dans la domination de soi-même, la bienveillance, et la suppression de l'égoïsme, que le vagabondage sur les grands chemins, la mendicité et la vie dans des couvents et des grottes, semble n'avoir jamais surgi dans la tfite de ces gens; ou bien ils ont compris que le mariage exige trop de sacrifice.
Pour décrire la doctrine morale des fils de Buddha et en donner une idée superficielle il suffit de se servir des mots auxquels les Indiens païens, les Grecs, les Romains, aussi bien que les Israélites, les Chrétiens et les Musulmans, attachent la même ou à près la même signification. Pour pénétrer jusqu'à l'essence, il faut rapprocher les règles spéciales des principes fondamentaux du Dharma. Si nous faisons cela, nous nous apercevons que les termes que la morale bouddhique a empruntés à la langue ordinaire ne sont que des sons, dénués de signification. Prenons, par exemple, Tcnfer et les peines infernales. Un lieu où le méchant est supplicié dans l'autre monde est chose possible, mais qu'un individu y soit supplicié après sa mort, est, d'après les principes des Bouddhistes eux-mêmes, une chose impossible; car toute individualité cesse d'exister après la mort, (4 un zéro ne saurait être puni. Pourquoi donc la Congréfjcation fait-elle usage d'une menace qui est absolument contraire à un de ses principes, principe qu'elle n'avoue pas à voix basse, mais qu'elle prêche sur les toits? L'explication la plus favorable est qu'elle voit, dans la menace du supplice, un motif utile. Utile à qui ou à quoi ? A la société en j^énéral, croyons-nous.
450 * Dans riiistoire d'Amarâ nous avons vu que le bien et le mal n'ont rien de commun avec le sentiment du devoir. Nous pourrions pousser cet examen plus loin, mais cela