LE D11AR&U
n*est pas nécessaire. Le lecteur, s'il veut, peut trouver dans les pages qui précèdent des données plus que suffisantes pour arriver à la conclusion que la morale des Bouddhistes, malgré la ressemblance extérieure, en paroles et en pratique, avec celle d'autres religions (païennes et non-païennes), possède des théories qui lui sont particulières.
Mais, quelque particulières que soient ces théories, la valeur relative des règles de conduite généralement reçues n*a pas été niée par TÉglise. Elle les a adoptées et, qui plus est, par sa prédication et son instruction orale, elle a complété l'enseignement incomplet des devoirs moraux que peut donner la famille ; elle s'est môme efforcée de s'emparer de tout l'enseignement. Dans son zèle pour éloigner les créatures du mauvais chemin, elle les a mises en garde avec d'autant plus de force contre le feu de FEnfer, qu'elle a môme chauffé à un degré de chaleur torride inconnu ailleurs. Nous avons vu, il est vrai, que le Buddha nie l'existence des enfers *, mais dans un écrit certainement plus ancien ^ on l'introduit, parlant avec la plus grande onction du supplice infernal que Devadatta, l'abominable fomentcur do schismes, aurait à endurer pendant tout un kalpa \ On est donc involontairement amené à croire que TEglise, en rc qui concerne les enfers, avait deux systèmes, l'un destiné au grand public, l'autre aux initiés ; ou bien que les deux systèmes se sont formés en deux époques différentes *. Pour