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'i. Il savait rola avec tant de précision à cause de sa sagesse supra-seniible. De iii'*iiit', radinirable connaissance locale des enfers, qu*on rencontre dans 1rs rri-its «li's bouddhistes, doit s expliquer par la sagesse supra-tensible des Arh.its.
i. \a' sc«'<>nd système ressemble d'une façon surprenante à ce qu'on lit dans III) iM-rit tinihuiani(|ue, le Brdhiua-Punina : « La vertu et le vice, la naissance (>t lit mort, la distinction de la joie et de la douleur, des castes et des degrés il«' vi>- spiritiielh', le flt'jour dans le ciel ou dans l'enfer, n'existent en aucune r.i<;nii pour h' véritable Purusha » (c'est-à-dire « personne, dme •).
484 HISTOIRE DU IIOL'DDHISME DANS L'INDE
le véritable fidMc, cela ne constitue naturellement pas une 431 contradiction, et Ton s'explique fort bien * qu'il n'y a rien à quoi rÉglise attache autant de valeur qu'à la foi; même la vertu excellente de la bienfaisance, surtout à l'égard des moines, ne peut entrer en comparaison. Âfm de mettre ceci en lumière, le Tathâgata ^ déclare que le fidèle qui, pendant des millions d'années a exercé les cinq Perfections de libéralité, moralité, patience, force d'esprit et méditation • a acquis moins de mérite que celui qui, ne fût-ce que par une seule pensée, a montré qu'il croyait au livre sacré Saddharma-Pundarîka. Du roste, ce livre, comme le Tathâgata lui-môme l'a proclamé de sa bouche infaillible ', est le plus excellent de tous les Sûtras ; il les dépasse tous, comme rOcéan dépasse les rivières, le Sumcru, les autres montagnes, et la lune, les étoiles.
On ne saurait faire un reproche à l'Eglise de ce qu'elle attache tant de valeur à la foi. L'homme ne peut vivre sans une foi quelconque, qu'elle soit religieuse, philosophique ou scientiPique. La foi peut transporter des montagnes ; elle est un des plus puissants mobiles de l'activité humaine, et dans le Itouddhisme elle a exercé une influence d'autant plus bienfaisante que la Congrégation avait discrédité d'autres motifs de bien ar/ir^ tels que le sentiment du devoir et la conscience. D'un côté l'Eglise a fait ce qu'elle a pu pour détourner rhomme de l'action; il était donc bon que de l'autre côté la foi, qui pousse à l'activité, servît de contrepoids.
(l'est à l'esprit de douceur qui pénètre sa morale toute indienne que le Ituddhisme doit certainement une bonne part de ses victoires, mais il n'eut pas conquis des peuples d'une autre race et de mœurs entièrement différentes de celles de l'Inde, si l'Eglise n'avait adopté un principe plus