‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 40 sur 196 · Chez Schiefner, passage cité, le nom est Viçâkhâ · texte numérisé non relu

Chez Schiefner, passage cité, le nom est Viçâkhâ

1. Chez Schiefner (passage cité) elle est la fille de Balamitra et la petite fille d'Aranemi (circonférence de la roue, c'est-à-dire orbite solaire). La famille était originaire de Bhaddiya dans le pays des Angas, où était née Viç&khA.

nèrent joyeux à Çrâvasti et communiquèrent à MpgA^a le résultat de leurs efforts .

Sur la demande expresse du père de Viçâkhâ le mariage n'eut lieu qu'après quatre mois révolus, mais alors la cérémonie se passa avec une splendeur extraordinaire. La mariée était ornée avec un luxe particulier, à telles enseignes qu'on ne connaît que deux autres femmes qui aient porté les mêmes bijoux que Viçâkhâ le jour de son mariage *.

Quelque temps après le mariage de Viçâkhâ, il arriva qu'un jour son beau-père Mrgâra, partisan de la secte jainique des Moines Nus, l'invita à l'accompagner au sanctuaire des moines qu'il vénérait. Elle accepta volontiers celle invitation, s'habilla proprement, ainsi qu'il convient, et accompagna son beau-père. Mais en voyant les moines nus, elle fut extrêmement scandalisée et demanda à son beau-père pourquoi il l'avait amenée en un pareil endroit. Les moines nus entendirent sa question et dirent à Mrgâra : (c Votre bru est certainement du parti du moine Gautama. Pourquoi avez-vous choisi pour votre fils une femme de cette sorte? » Ils prononcèrent ces paroles et d'autres encore, afin d'exciter Mrgâra contre sa belle-fille, mais il excusa sa conduite, disant qu'elle était encore très jeune.

En effet, Viçâkhâ était attachée au Buddha, c'est pourquoi elle déclara à son beau-père qu'elle ne continuerait à demeurer chez lui qu'à la condition qu'il lui donnerait la permission d'assister au sermon du Buddha. * Il consentit à ce 112 qu'elle demandait. Bientôt après, elle invita le Maître à venir dîner chez elle avec ses disciples. Lorsque les chefs des secles hérétiques apprirent cette nouvelle, ils furent inquiets, car ils comprenaient bien que si Mrgâra voyait le Seigneur dans toute sa splendeur, ils ne sembleraient, eux.

2. Ce» deux sont : SujàtA que nous connaissons déjà (ce fut elle qui donna, ▼ers la pleine-lune de Vaiçâkha, un plat d*or au Bodhisattva) et la femme de Bandhula.

comparés à lui, que des singes *. Ils firent croire à Mrgâra qu'il ne lui était pas permis de contempler la personne du moine Gautama, et que, s'il voulait absolument Tentendre prêcher, il devait se bander les yeux.

Le Seigneur, qui savait tout ce qui se passait et aussi que Mrgâra était mûr pour Tacceptation du Dharm^, résolut de le prendre -dans ses filets, et quand Mrgâra, les yeux bandés, écouta la prédication de la Loi, il s'arracha le bandeau, et ses yeux virent la splendeur du Maître. C'est ainsi que Viçâkhâ fut la cause que son beau-père se convertit au Buddha, et c'est pourquoi elle fut appelée la mère de Mrgâra.

L'attachement que Viçâkhâ avait pour le Seigneur, se manifesta par toutes sortes de services et de dons. Aussi bien, déjà dans une existence passée, elle s'était montrée également serviable et généreuse. Pour la Congrégation, elle fit établir à grands frais un bâtiment magnifique, connu sous le nom de Pûrvârâma (c'est-à-dire Jardin ancien ou oriental) et qui, comme le couvent de Jetavana, était situé non loin de Çrâvastî.

113 Un jour que le Seigneur se trouvait à Jetavana, * Viçâkhâ alla lui présenter ses respects *. Après que, par un récit édifiant, le Seigneur l'eut instruite, réconfortée, fortifiée et éveillée, elle l'invita à dîner chez elle, avec ses disciples, pour le lendemain, invitation que le Maître accepta tacitement, après quoi Viçâkhâ partit en saluant respectueusement.

Or il arriva que, vers la fin de cette nuit, un grand nuage, qui s'étendait sur les quatre parties du monde, commença à se résoudre en pluie. Alors le Seigneur dit aux moines : « Gomme il pleut maintenant à Jetavana, moines, il pleut de môme dans les quatre parties du monde. Laissez donc

1 . Nous verrons plus tard ce que sont ces six hérésiarques, et pourquoi ils ne sont que des « singes », c'est-à-dire des images affeûblies du Seigneur. 1. Nous suivons ici Mahâvagga, 8, 15.

LE BUDDHA i2l

Teau de pluie mouiller vos corps, car ceci est le dernier grand nuage qui s'étend sur les quatre parties du monde. »

Les moines obéirent à Tordre du Maître, rejetèrent leurs vêtements et laissèrent la pluie ruisseler sur leurs corps.

Pendant ce temps, Yiçâkhâ avait fait préparer des mets exquis, elle envoya une servante au couvent pour dire qu'il était temps et que le repas était préparé. La servante s'en alla au couvent et vit dans le jardin, comment les moines, après avoir rejeté leurs vêtements, se laissaient mouiller par la pluie. Ne croyant pas possible que ces moines nus fussent des Bouddhistes et les prenant pour des Âjivakas % elle retourna vers sa maitresse et dit : « Madame ! il n'y a pas de moines bouddhiques dans le couvent; il y a des moines Âjivakas, qui se laissent mouiller par la pluie. » Mais Yiçâkhâ, qui était intelligente, ingénieuse et fine, pensa en ellemême : « Sans doute les vénérables moines ont ôté leurs habits, afin de se laisser mouiller par la pluie et c'est pourquoi cette sotte servante les a pris pour des Âjivakas. » Elle renvoya donc la servante au couvent, avec la même commission. Dans l'intervalle, * les moines s'étaient rafrai- 114 chis et après s'être rhabillés, ils étaient entrés dans leurs cellules. Quand la servante vint pour la seconde fois et ne vit pas de moines, elle crut que le couvent était abandonné et se hâta de revenir et de faire part à sa maitresse de ses observations. Mais Viçâkhâ, qui était intelligente^ ingénieuse et fine, se dit : « Sans doute les moines, après s'être rafraîchis, seront rentrés dans leurs cellules à Tintérieur du couvent, et c'est pourquoi celte sotte servante a cru que le couvent était vide. » Elle envoya la servante pour la troisième fois avec la même commission, qui fut maintenant faite convenablement.

Le Seigneur donna alors à ses moines l'ordre de prendre

2. Lei Ajivakas sont peut-^tre les « gymnosophistes » des auteurs grecs, bien que le terme grec s'applique peut-être aussi aux Nirgranthas (secte des Jainas .

leurs pots à aumônes et leurs habits, Theure du repas étant venue. Lui-même fit sa toilette du matin, et avec la même rapidité avec laquelle un homme fort étend le bras replié ou plie le bras étendu, il disparut du Jctavana et se montra à rimproviste dans la chambre de Yiçâkhâ.

Dès qu'il eût pris place sur le siège indiqué, entouré de sa suite de moines, Viçâkhâ ne put s'empêcher de s'écrier : « Quel miracle ! Gomme la puissance du Tathâgata est donc grande ! pendant que les cours d'eau sont tellement hauts qu'ils viennent jusqu'aux genoux et même jusqu'aux reins, pas un seul moine n'a les pieds mouillés !»

Ravie de l'honneur qui lui était échu de recevoir un hôte si haut placé, Viçâkhâ servit de sa propre main la Congrégation dont le Buddha est le chef, et le repas terminé, elle s'assit à une distance respectueuse. Ainsi assise, elle dit au Seigneur :

« Je demande au Seigneur huit marques de faveur. »

« Les Tathàgatas sont au-dessus des marques de faveur * Viçâkhâ ! » fut la réponse.

H5 * « Même au-dessus de celles qui sont convenables et décentes? » demanda-t-elle.

« Parle alors, Viçâkhâ », reprit le Maître.

« Je désire donc pouvoir donner, ma vie durant, à la Congrégation : un manteau pour la pluie ; un repas pour celui qui vient; un repas pour celui qui part; un repas pour le malade; un repas pour celui qui soigne le malade; des remèdes pour le malade ; de la bouillie de riz à date fixe ; une chemise de bain pour les religieuses. »

Après que Viçâkhâ eut récité les huit points de sa requête, le Maître lui demanda quelles étaient les raisons qui l'avaient amenée à faire sa demande. Elle ne manqua pas de les exposer et commença par raconter ce qui était arrivé avec la

1. Le terme dans roriginal signifie aussi : « Au-dessus de tous les obstacles ». C'est une équivoque voulue et intraduisible.

servante et les moines nus. Afin de prévenir pour la suite des scènes pareilles, elle croyait utile que les moines eussent, à Tavenir, un manteau pour la pluie. Puis elle montra qu il serait de tout point convenable qu'elle donnât une nourriture suffisante aux moines arrivants et parlants ainsi qu'aux malades. Il était également désirable que le garde-malade reçût de la bonne nourriture, car autremei\t il pouvait arriver que le moine, chargé de soigner le malade, fût tenté de s'emparer en secret pour lui-même de la nourriture destinée au malade et de n'en rien laisser pour celui-ci . L'utilité des remèdes pour des moines malades n'avait pas besoin d'être démontrée, et quant à la distribution de la bouillie de riz, les dix vertus de cette nourriture avaient déjà été exposées par le Maître lui-même, pendant son séjour à Andhakavinda ^ Enfin, quant aux chemises de bain à distribuer aux religieuses, elle déclara qu'elle avait été amenée à faire sa demande par le fait suivant ^ :

« Il arriva qu'un jour que des religieuses prenaient, nues, un bain dans la rivière Ajiravati ^ ", près de la même berge où 1 16 des filles publiques étaient également occupées à se baigner, ces dernières se moquèrent des religieuses, disant : a Pourquoi donc. Mesdames, menez-vous une vie chaste, quand vous êtes encore si jeunes? Pourquoi ne goûtez-vous pas plutôt les plaisirs de l'amour ? Une fois la vieillesse venue, vous mènerez une vie chaste ; de cette manière vous aurez double profit. » Les religieuses furent très vexées de ces plaisanteries des filles publiques. Il est indéniable que la nudité, chez les femmes, est malpropre, rebutante et choquante pour le sentiment. C'est pourquoi, je voudrais donner, ma vie durant, une chemise de bain à la congrégation des religieuses. »

*i Mais quelles bonnes conséquences espérez-vous obtenir.

i». L'éloge des dix vertus se trouTe dans Mahâvaggay 6, 24 2. Pàli : AciraTatt ; elle coule le long de Çrdvastt.

Viçâkhâ, si Ton vous accorde ces faveurs ? » demanda le Seigneur.

« Eh bien, » répondit-elle, « supposez que les moines, après avoir passé quelque part le temps de retraite, viennent ici à Çrâvastî, afin de voir le Seigneur, et lui disent que le moine tel ou tel est parti vers un monde meilleur, et demandent ensuite dans quel état le défunt se trouve et quel état Tattend. Alors le Seigneur révélera qu'il est mort après avoir obtenu le premier, deuxième, troisième ou suprême degré de sanctification. Alors je demanderai aux moines si leur frère a jamais été à Çrâvastî; s'ils disent oui, j'aurai la conviction que le défunt a profité d'une façon ou d'une autre de mes dons. Cette pensée bienfaisante me donnera un sentiment de joie ; de là découlera le contentement, et de là le calme du corps. Si je suis calme de corps, j'aurai un sentiment de bien-être, et par là mon esprit sera capable de méditation dévote plus intense. »

« C'est bien, c'est bien, Viçâkhâ », s'écria le Tathâgata, « je vous accorde tout ce que vous avez demandé ! » Après avoir loué en vers son action, il adressa la parole aux moines et leur permit de profiter des dons bienfaisants de la riche Viçâkhâ.

117 * 19. — Les principaux d'entre les Çâkyas suivent le Seigneur.

Quelque temps après la visite du Tathâgata à sa patrie, au moment, où, pendant son voyage de retour, il se trouvait près du hameau Anupya, dans le pays des Mallas, ils se passa à Kapilavastu des événements * que nous allons décrire maintenant.

i. Ceux-ci sont censés se passer avant l'arrivée du Mattre au Parc Froid; voy. Cullavagga^ 1, 1 ; Dhammap.^ pp. 139 ss.; comp. Tib. Leb., pp. 264; 26(i; — ou bien, comme il semble d'après le CuUavagga, 7, 2, à Kauçâmbt. Nous

Il y avait, parmi les princes Çâkyas, deux frères, Mahânâman et Anuruddha \ Ce dernier était très faible de santé et vivait, selon la saison, tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, de ses trois palais. Son frère Mahânâman ne trouvait pas convenable qu'aucun membre de sa famille n'eût encore suivi l'exemple du Seigneur et adopté la vie d'un moine errant. Il communiqua ces sentiments à son frère plus jeune, et lui conseilla de se faire moine, autrement il s'y résoudrait lui-même. Anuruddha aimant mieux rester chez lui, son frère aîné crut utile de renseigner le jeune homme encore inexpérimenté sur les travaux nombreux et réguliers qu'exigent l'administration de grandes terres, le labourage, les semailles, la moisson et de lui rappeler particulièrement que les occupations d'un homme qui veut convenablement administrer ses biens, n'ont jamais de cesse.

Ces instructions bien intentionnées eurent un autre résultat que celui que Mahânâman avait prévu. Anuruddha fut tellement effrayé par i'énumération de ces préoccupations diverses, qu'il revint sur sa première résolution et préféra entrer en religion. Immédiatement, il alla trouver sa mère afin de demander son autorisation *, mais jusqu'à deux fois 118 il obtint une réponse négative. Lors d'un troisième effort, la mère essaya de s'en tirer par un subterfuge. Vers ce tempslà, en effet, régnait sur les Çâkyas Bliadrika, le roi des Çâkyas et camarade d'Anuruddha *. La mère, croyant impossible

ne pouvions pas les raconter plus tôt, à moins d'interrompre la marche dn récit. Comparer ci-dessous la première note du § 31.

2. Chez Schiefner, 236, ils sont dits fils de Dronodana ; chez les Bouddhistes méridionaux, d'Amrtodana. Chez Schiefner Amrtodana est le père de Devadatta et d'Ànanda, sur lesquels nous reviendrons à Tinstant. Chez Bigandet, I, 184, Ânanda est également le fils d'Amrtodana, mais Devadatta est dans ce récit le fils de Suprabuddha. Au lieu d'Anuruddha les Bouddhistes septentrionaux écrivent habituellement, mais pas toujours, Aniruddha. La biographie tibétaine (chez Schiefner, 266) explique ce nom comme s'il signifiait « un homme à qui tout ce qu'il pense réussit >», mais cette explication convient mieux à un autre nom, à savoir Amoghasiddhi, un Buddha mentionné chez Schiefner, 244.

1 . PAU : Bhaddiya. II est, d'après la biographie tibétaine chez Schiefner, 236,

qu'un homme, possédant la dignité royale, voudrait Tabandonner pour entrer en religion, dit : « Mon cher enfant! si Bhadrika quitte sa demeure pour devenir moine et aller courir le monde, tu pourras le faire aussi. Dans ce cas, tu auras mon autorisation. »

Anuruddha alla immédiatement voir son ancien camarade, le roi Bhadrika, et réussit, quoique non sans peine, à décider celui-ci à transmettre après une semaine, le gouvernement à son fils et à son frère et à entrer en religion '.

Après le délai fixé, les deux amis Anuruddha et Bhadrika, 119 accompagnés d'Ânanda, Bhpgu, Kimbila, Devadatta ' * et du barbier Upâli, se mirent en route pour Anupya, où le Buddha se trouvait alors. Arrivés à une certaine distance de la ville, ils renvoyèrent leur suite, ôtèrent leurs bijoux et les donnèrent, après en avoir fait un paquet, à Upâli ; en disant : « Voilà, Upftii, c'est pour vous ; cela sera suffisant pour subvenir à vos besoins ; retournez maintenant. » Maid le barbier pensa : « Si je rentre avec cela dans la ville, les Çâkyas, qui sont méchants, m'assassineront. Si ceux-ci, étant princes, ont pu quitter leurs demeures pour se faire moines, il me serait encore plus facile, à moi, de faire la même chose. » Sur quoi, il suspendit le paquet contenant les bijoux à un arbre^ et suivit les princes, qui ne purent faire autrement qu^approuver ses raisons et remmenèrent à Anupya*.

le fils de Çuklodana, et s'appelait aussi Tishya, parce qu'il était né sous Fétoile Tishya.

2. Chez Schiefner, passage cité, Çuddhodana est toujours roi. Lors de la sortie de Bhadrika et des autres il croit assister pour la dernière fois à la réunion des Çâkyas.

3. Devadatta est mentionné, chez les Bouddhistes méridionaux, comme le fils de Suppabuddha et de Godhi, chez les Septentrionaux comme celui d'Amrtodana et de Devadatta. En même temps, le Buddha est dit frère atné de Devadatta.

1 . La biographie tibétaine a le joli détail que voici : a A Bhadrika et aux autres les devins prédirent un heureux voyage. Mais un faucon enleva le bijou que Devadatta portait au sommet de la tête, présage que ce personnage irait en enfer, à cause de son opposition envers le Seigneur. A ce moment, on enten-

Admis en présence du Maître, les princes demandèrent à être admis dans l'Ordre, et comme ils avaient une conscience très nette de leur profond oi^ueil — trait de caractère propre à tous les Çâkyas, — ils demandèrent qu'Upâli, le barbier, fût admis le premier dans TOrdre, car, dans ce cas, ils seraient bien obligés de lui céder la préséance, et leur orgueil serait ainsi humilié. On acquiesça à leur désir.

Les nouveaux venus firent rapidement des progrès surprenants : Bhadrika, en un seul cours d'études pendant le temps de retraite, arriva à la maîtrise dans la triple connaissance * ; Anuruddha obtint le don infaillible et surnaturel de voir tout ce qui se passe dans le monde; Devadatta le savoir le plus étendu qu'un laïque non parvenu à la sainteté puisse posséder; * Ânanda fut élevé au premier degré de 120 sanctification et devint plus tard le disciple bien-aimé du Seigneur et son serviteur personnel.

D'Anupya le Buddba alla à Kauçàmbi *, où il s'établit pendant quelque temps avant de continuer le voyage vers Râjagrha. Dans le voisinage de cette dernière localité, il passa la seconde saison de retraite, dans le Bois des Bambous près du Kalandaka-nivâpa \

dit un Àne braire, et il fut prédit à Tishya (Bhadrika) et aux quatre autres des Cinq qu'ils subiraient le même supplice, pour avoir calomnié les principaux disciples. » Ce trait forme, pour ainsi dire, la transition au caractère hostile qui sera attribué aux mêmes individus quand ils figureront comme les six hérésiarques.

1 . D'après la théorie ecclésiastique, la connaissance des trois vérités : de Tinconstance, de la misère et à la vanité de toutes choses.

1. Û après le Cullavagga, 7, 2, où il est dit aussi que c'est dans cet endroit que Devadatta s'éloigna de plus en plus du Seigneur. Nous ne reviendrons que beaucoup plus tard sur cet éloignement croissant de Devadatta. jusqu'au moment où il est complètement en opposition à Tégard du Seigneur et disparaît.

2. L explication de ce nom est incertaine. En pâli on explique kalandaka par « écureuil » ; nivdpa pourrait signifier « endroit où Ton répand de la nourriture ». Les Bouddhistes septentrionaux lisent Karandaka-nivÀpa, ce qui est encore moins clair, et Kalandaka-nivAsa « demeure d'écureuil », bien qu'ils croient que kalandaka signifie une sorte d'oiseau. — Le Buddha avait passé ses premières grandes vacances, comme on se le rappellera, à Bénarès.

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