‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 41 sur 196 · La tentation d'Ânanda · texte numérisé non relu

La tentation d'Ânanda

Pendant le temps de retraite, Ânanda fut tenté de rompre son vœu et de revenir au monde, de sorte qu'il prit la résolution de retourner vers sa fiancée, Janapadakalyâni *. Son projet ne resta pas secret et arriva bientôt à la connaissance du Maître, qui, pour prévenir ce malheur, eut recours à un miracle. Il enleva Ânanda avec lui dans les airs, pour le conduire au Paradis. En route, il fit un prodige : il fit paraître devant le jeune homme une forêt en flammes, et sur un tronc carbonisé Timage d'une guenon horriblement mutilée. Ânanda détourna la tête de dégoût. Puis le Buddha fit paraître, grâce à son pouvoir magique, un autre tableau devant les yeux de son disciple : 500 nymphes célestes d'une beauté incomparable, vinrent rendre hommage au Seigneur. Pendant qu'Ânanda regardait ce spectacle avec ravissement, le Maître lui demanda : « Trouves-tu que ces belles égalent 121 ta fiancée? » * Ânanda répondit : « Elle est aussi peu comparable à ces êtres célestes que la guenon que nous avons vue tantôt. » — « Eh bien, reprit le Seigneur, je te livrerai ces nymphes célestes, pourvu que tu promettes de rester au couvent. » A cette condition, Ânanda accepta volontiers la proposition, sur quoi tous les deux retournèrent au monastère. Les moines ne tardèrent pas à apprendre ce qui était arrivé et s'amusèrent par la suite h reprocher en taquinant à Ânanda, son penchant pour les nymphes célestes, ce qui le rendit tellement honteux qu'il chercha à vaincre dans la solitude ses concupiscences charnelles. Le Buddha, heureux

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