‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 48 sur 196 · Qui est en même temps la confession publique · texte numérisé non relu

Qui est en même temps la confession publique

2. Le mot que nous avons traduit par « donner des réponses satisfaisantes » peut se comprendre de différentes manières. En tout cas, Texplication singhalaise, telle qu'elle se trouve chez ilardy {Easlem Mojiachismj 159 : « à la fin de la saison de retraite, elles (les religieuses) doivent clôturer la cérémonie en méuie temps que les prêtres », n'est pas juste; le point principal est omis. Quant à la 5* obligation, la source de Hardy, pass. cité, n'y a rien compris du tout.

1. Culla Vagga, X, 1 ss. — D'après la tradition septentrionale, chez Schiefner, 268, cet événement eut lieu dans la septième année, près de Kapilavas tu.

Bien que le Maître eut cédé aux instances d'Ânanda, il ne se cacha pas les suites de la décision à laquelle il s'était laissé entraîner. « S'il n'y avait pas eu de femmes admises dans rOrdre, Ânanda », dit-il, -^ « la chasteté se serait conservée longtemps et la vraie foi eût pu subsister pendant mille ans ; maintenant que les femmes ont été admises dans TOrdre, la chasteté ne sera pas si longtemps préservée, et la vraie foi ne durera que la moitié de ce temps ». — Bref, il manifesta clairement sa prévision que Tadmission des femmes serait comme un ver rongeant la racine de l'Église, et que c'était par précaution qu'il avait soumis les femmes à ces dures obligations.

On ne vit que trop tôt que toute l'habileté du Maître serait nécessaire pour contenir les religieuses dans le droit chemin. Même la vénérable Gautami avait ses caprices. C'est ainsi qu'elle demanda une fois à Ânanda d'intercéder en sa faveur auprès du Maître, afin d'obtenir que pour les salutations et autres occurrences semblables, les moines et les religieuses seraient considérés comme égaux et que la préférence dépendrait seulement de l'ancienneté. Lorsqu'Ânanda transmit cette requête, le Seigneur refusa absolument de l'accorder : cette règle existait bien chez d'autres sectes, mais il ne pouvait l'admettre. Un peu plus tard, lorsque le Tathàgata avait pris sa demeure près de Çrâvastî, il y eut môme des scènes scandaleuses, causées par six religieuses, qui étaient loin d'être des modèles de chasteté. Les gens en furent scandalisés, et ce fut grâce uniquement à la sagesse et à la modération du Maître, que tout cela n'eut pas de mauvaises conséquences.

De Vaiçâlî le Seigneur se rendit au mont Makula, non loin 143 de Kauçâmbî ^*. Après avoir passé là la sixième saison des pluies, il se rendit au bois de Bambous.

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