‹ Histoire du bouddhisme dans l'IndeChapitre 55 sur 196 · Sutla-Vibanga · texte numérisé non relu

Sutla-Vibanga

3. D'après les Bouddhistes septentrionaux, il passa le 12^ temps de retraite dans le Jardin Oriental, près de Çrâvastt; le 13«dan8le Jetavana; le 14« dans le bois de Çimçapâ. Le nom de Câliyâ (Câlikâ) ne se trouve que chez Bigandet.

4. Mahânâman est en même temps le nom d'un des Cinq, d'un des Bhadravargtyas.

ment des devoirs ? 2. Qu'entend-on par disposition pieuse ? 3. Qu'est-ce que le véritable renoncement ? 4. Quelle est la véritable science ?» — Le Seigneur répondit : « {.L'accomplissement des devoirs consiste dans l'observance des 5 commandements : (( tu ne tueras pas ; « tu ne voleras pas » ; « tu ne mentiras pas » ; « tu ne boiras pas de spiritueux » ; « tu ne forniqueras pas » ; 2. la disposition pieuse est l'attachement plein d'amour à tout ce qui concerne le Buddha et la Loi qu'il a proclamée ; 3. le véritable renoncement consiste dans l'abandon de tout ce qu'on possède pour des fins charitables et dans la distribution d'aumônes aux religieux ; 4. la véritable science consiste dans une connaissance parfaite de tout ce qui peut contribuer à augmenter la somme des bonnes œuvres et les mérites qui en découlent pour cette vie et la vie à venir. »

La conduite de Suprabuddha ' formait un contraste parfait avec la docilité de Mahânâman. Son cœur était plein de rancune contre son gendre, parce que sa fille Yaçodharâ avait été abandonnée par lui, et depuis longtemps il avait cherché une occasion d'insulter le Buddha en public. Une fois qu'il était parvenu à savoir dans quel quartier de la ville le Tathâgata irait mendier sa nourriture, il s'enivra de spiritueux et se dirigea en cet état vers l'endroit où se trouvait son gendre. En faisant grand tapage, il se plaça au milieu de la rue et barra ainsi la route, mais le Tathâgata conserva son calme ordinaire, et, se tournant vers Ananda, il dit : « Suprabuddha commet un péché grave ; c'est pourquoi, au bout d'une semaine, il sera englouti par la terre et descendra aux enfers.» Cette prédiction effrayante ne produisit aucune impression sur Tesprit endurci de Suprabuddha ; au contraire, il se mit à rire et dit : « J'aurai bien soin de ne pas quitter, pendant toute la semaine, les appartements supérieurs de mon châ-

1. Voir plus haut, p. 37. Chez Hardy, 134 (et aussi chez Schiefner, Tib. Leb, 234) il est le père de Mâyâ, donc le grand- père de Gautama ; chez le même, 152 et 339 il est le beau-père de Buddha.

164 teau ; alors la terre ne pourra pas m'engloutir. » * En effet, il prit toutes les précautions possibles, mais en vain. Au jour fixé, par une suite fatale de circonstances, il se trouva dans un appartement du rez-de-chaussée de son château : la terre s'ouvrit et le prince incrédule descendit dans Tabime béant jusqu'au plus profond des enfers. Le Maître prit occasion de ce terrible châtiment pour exciter Mahânâman à chercher son salut dans le Buddha, la Loi et la Congrégation.

Page 1